<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-356049447857407134</id><updated>2011-07-08T08:09:51.641+02:00</updated><title type='text'>Roman : Final Fantasy - Renaissance</title><subtitle type='html'>Inspiré de l'univers Final Fantasy, ce roman vous fera partager les aventures d'un jeune garçon et de ses compagnons dépassés par l'apparition de phénomènes inexplicables dans leur monde, Ivalice. Leur périple les mènera à découvrir les mystères de leur planète et à lutter contre des forces redoutables. Mais ils pourront compter sur les pouvoirs du myste, une énergie sur laquelle reposent les fondements de la magie...</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://cladmaster.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Cladmaster</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16944006302305433119</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_PkoilNmk5OE/SXCFPJpfohI/AAAAAAAAACc/IP0M3NjzWTI/S220/DSC08767.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>29</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-356049447857407134.post-2532502467585969154</id><published>2009-07-04T06:21:00.006+02:00</published><updated>2009-07-04T06:34:43.456+02:00</updated><title type='text'>Dernier post, mais l'aventure continue !!!</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Bonjour à tous !&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ceci n'est pas une nouvelle partie de mon roman, malheureusement. Vous avez pu remarquer que je n'ai pas publié depuis un bout de temps. Ceci s'explique facilement. Je n'ai pas arrêté l'écriture, mais je vais cependant arrêter de publier sur ce blog, ceci pour diverses raisons qui me sont propres. Le blog servira désormais d'avant-goût aux lecteurs qui, tout comme vous, pourraient tomber dessus et ainsi découvrir l'univers et le début de l'intrigue. Si cela vous plait, il y a un moyen de lire la suite. Contactez-moi par e-mail à l'adresse que vous trouverez dans mon profil accessible par la colonne de gauche. De cette façon, je pourrais vous faire parvenir la suite de façon plus personnelle. J'espère que ce changement ne vous dérangera pas trop.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Avec toutes mes amitiés et en espérant que vous avez apprécié le début des aventures de Serge et Cie au moins autant que moi,&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Julien&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/356049447857407134-2532502467585969154?l=cladmaster.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cladmaster.blogspot.com/feeds/2532502467585969154/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2009/07/dernier-post-mais-laventure-continue.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/2532502467585969154'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/2532502467585969154'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2009/07/dernier-post-mais-laventure-continue.html' title='Dernier post, mais l&apos;aventure continue !!!'/><author><name>Cladmaster</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16944006302305433119</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_PkoilNmk5OE/SXCFPJpfohI/AAAAAAAAACc/IP0M3NjzWTI/S220/DSC08767.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-356049447857407134.post-7384440747524847202</id><published>2009-04-04T14:12:00.004+02:00</published><updated>2009-04-13T15:21:19.214+02:00</updated><title type='text'>Chapitre 5 - Partie 6</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Chapitre 5&lt;/strong&gt; : Kwoaaa !!!&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Partie 6&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Christy ressentit la désormais familière sensation de fraîcheur et de bien être lorsque l’influx pénétra son abdomen, s’immisçant à travers les fibres de sa chemise de coton comme si elles ne constituaient qu’un filet aux mailles bien trop larges pour lui opposer une quelconque résistance. Elle eut l’impression d’être à nouveau en pleine forme, peut-être même plus qu’elle ne l’avait jamais été. Les quelques instants durant lesquels le myste s’installa en elle semblaient déconnectés de toute réalité, hors du temps. Pourtant, lorsque Serge cessa de la supporter, elle comprit qu’elle n’était toujours pas capable de se maintenir debout par elle-même. Bien que la douleur ait totalement disparu, ses jambes fléchirent et elle ne put rien faire d’autre que de se laisser tomber à terre lorsque le jeune homme s’effondra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fraîcheur bienfaisante qui inondait les moindres recoins de son organisme se dissipa rapidement et la première sensation réelle qu’elle éprouva fut le retour de la douleur qui saisissait sa cheville. N’ayant pas oublié un seul instant l’urgence de la situation, elle se ressaisit et se retourna pour faire face à l’énorme créature qui se ruait vers eux. Assise dans l’herbe, elle sentait le terrain trembler sous elle, conséquence du martellement impitoyable des puissantes pattes du glouton contre le sol de la clairière. Sans réfléchir plus longtemps, elle attrapa les bras du garçon qui gisait à ses côtés, le ramena contre elle et s’efforça de le tirer le plus loin possible du monstre. L’entreprise était difficile, la jeune fille n’ayant qu’une seule jambe valide pour traîner le poids cumulé de leurs deux corps. Un sillon formé de verdure arrachée se dessinait sous leur passage, preuve de leur pénible reptation. Fesses contre terre, elle ramenait son pied gauche contre sa cuisse pour l’enfoncer dans le sol et pousser de toutes ses forces avant de recommencer. Chaque mouvement les faisait progresser de quelques dizaines de centimètres seulement, bien trop peu pour espérer échapper au géant qui se rapprochait à vive allure. Tenter de s’enfuir dans de telles conditions défiait toute logique rationnelle, mais la logique n’avait plus rien à voir là-dedans. Une seule chose comptait. Le sauver. Elle ne le laisserait pas mourir sans avoir tout tenté pour le sortir de là. Après ce qu’il avait fait pour elle, elle ne pouvait se résoudre à l’abandonner. Pourtant, elle ne voyait aucune issue et elle comprit finalement qu’elle ne pouvait pas espérer sortir de cette impasse de cette manière. Désespérée, ne voyant plus qu’une chose à faire, elle cessa sa vaine retraite et relâcha les aisselles du jeune homme. Le regardant avec toute la reconnaissance qu’elle lui devait, elle était plus déterminée que jamais. D’une voix forte, proche du cri, elle exprima sa volonté de le sauver, ne sachant pas s’il pouvait l’entendre ou non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je ne te laisserai pas, Serge ! Je ne t’abandonnerai pas, quoi qu’il en coûte ! On s’en sortira, je te le promets !&lt;br /&gt;Libérer ces quelques mots lui fit l’effet d’un coup de fouet et elle se sentit gagnée par un courage sans précédent. Relevant la tête et gardant un genou à terre, elle se redressa, fixa la créature en signe de défi et se prépara à l’inévitable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les fibres de lumière blanche tournoyèrent et s’emmêlèrent lorsqu’elle fit apparaître son arme argentée entre ses doigts. Une flèche y était déjà encochée, mais avant de lâcher la corde, Christy laissa exploser sa colère.&lt;br /&gt;- Crève !&lt;br /&gt;Le trait s’envola dans les airs, se recouvrant d’une fine couche d’obscurité au moment même où l’arc lui rendait sa liberté. Recouvert de son voile noir, il traça une ligne droite entre l’archère et sa cible, se déplaçant à une telle vitesse qu’il ne laissa aucune chance au glouton de lui échapper. Il percuta le monstre en plein milieu du front et y resta planté, libérant le halo aveuglant qui se dirigea vers les yeux du géant. Cependant, au lieu de se fixer devant les deux minuscules points jaunes, le voile obscur perdit de sa consistance jusqu’à se dissiper complètement avant d’avoir pu atteindre son objectif. La cécité que Christy espérait tant ne frappa pas la créature qui n’avait rien senti. A aucun instant elle ne freina sa course frénétique et elle n’était plus qu’à quelques enjambées de ses proies impuissantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jeune fille eut à peine le temps de comprendre que son attaque avait échoué que le glouton était déjà sur eux. Baissant le regard vers Serge, elle le vit reprendre connaissance et se retourner péniblement. C’est à ce moment qu’un énorme rocher s’abattit sur lui avec une violence époustouflante. Elle n’eut pas l’occasion d’esquisser un seul mouvement, figée sur place à quelques centimètres du poing gigantesque qui venait d’écraser celui qu’elle avait juré de protéger. Puis elle vit les doigts aux griffes acérées se déplier et saisir le garçon, enveloppant son corps inanimé dans une main à la chair brune et dure comme de la pierre. L’élevant dans les airs, seule la tête du garçon restait visible. Christy contempla la scène sans pouvoir faire le moindre geste. Ses yeux se plongèrent dans ceux de Serge, mais elle n’y décela aucune trace de vie. Une terreur inconsidérée s’empara d’elle, les pires craintes dévorant son esprit. C’est à cet instant, alors qu’elle allait sombrer dans un profond désespoir, qu’elle prit conscience de l’indicible rage qui l’habitait. Une colère immense l’avait envahie tandis qu’elle contemplait la scène la plus tragique de son existence. Au fin fond de son être, elle ressentait une aversion sans pareil contre cet être pitoyable qui venait de broyer celui qui avait donné sa vie pour sauver la sienne. Agissant sans même se rendre compte de ses mouvements, elle se releva entièrement, sans aucune considération pour sa cheville blessée, ignorant tout ce qui pourrait l’empêcher de déferler sa rancœur envers son ennemi. D’un geste simple, rapide et sans défaut, elle s’empara d’une nouvelle flèche dans son carquois et l’encocha sur son arc. Alors qu’elle procédait à ce geste machinal, un crépitement se fit entendre tout autour d’elle. Lentement, elle ramena son bras en arrière, tirant sur la corde alors qu’une énergie rayonnante d’un noir de jais s’engouffrait dans le profil rectiligne qui s’apprêtait à être décoché. La tension qui résidait dans la corde était considérable et une puissance hors du commun attendait d’être libérée. Le visage de l’archère était quasiment sans expression, ses émotions étant trop intenses pour prendre une quelconque forme physique. Désormais, plus rien d’autre n’existait qu’elle, son arme et le géant qui se tenait devant elle. Relevant la pointe de son arme vers son adversaire, elle ajusta son tir et lâcha la corde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le projectile fusa droit vers l’épaule gauche du glouton, laissant derrière lui une trainée obscure qui persistait telle une brume noire impénétrable. La flèche rencontra la peau de la créature et s’insinua dans cette armure avec une facilité époustouflante, n’étant en aucune façon ralentie par cet obstacle. Traversant le monstre de part en part, le trait continua sa course sur quelques mètres avant de se figer dans l’air comme planté dans une surface invisible flottant en plein milieu du ciel. Le géant ne poussa aucun cri mais la surprise stoppa littéralement tous ses mouvements. Une ligne ténébreuse, brouillard insaisissable, reliait la flèche à l’arc qui l’avait propulsée et passait à travers la base du bras qui tenait le corps inerte du jeune homme. Le temps semblait être entré en état de stase lorsqu’un sifflement aigu commença à résonner dans l’atmosphère. Indéniablement issu de la brume mystérieuse, il s’amplifiait peu à peu et pouvait être comparé au son émis par un verre de cristal dont on effleurerait la surface avec le doigt. C’est alors que, en un instant, l’obscure matière vaporeuse changea brusquement d’état et se condensa en un pilier dur comme le diamant. Le phénomène fut accompagné d’un bruit cristallin et la sombre colonne déchira la chair du glouton en lui brisant l’omoplate et la clavicule aussi facilement que des allumettes. L’épaule transpercée par ce javelot incroyable, le monstre poussa un cri de douleur effroyable et lâcha sa prise, incapable de maintenir son étreinte. Serge, semblable à un pantin sans âme, fit une chute de plusieurs mètres et s’abattit sur le sol comme si les ficelles qui lui donnaient la vie avaient été coupées, laissant son corps inanimé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant Christy, un pilier de ténèbres à la surface mate et irrégulière venait de prendre forme, transperçant la carapace du glouton. Tout autour de la blessure, des filets de sang commencèrent à s’écouler. Brusquement, dans un bruit de bris de glace, la colonne vola en éclat et chaque petit morceau se volatilisèrent, ne laissant aucune trace de leur précédente existence. A cet instant précis, la jeune fille, comme à bout de force, s’effondra et se retrouva à genoux. La plaie béante qui trônait sous l’épaule du monstre saignait abondamment et la créature avait perdu l’usage de son bras gauche. Pourtant, elle ne capitula pas et tourna son regard vers Christy en poussant un hurlement de rage. La gueule grande ouverte, il ne lui fallut faire que quelques pas pour rejoindre sa victime. L’archère, épuisée, ne put faire un geste lorsqu’elle vit le poing valide de son impitoyable ennemi se lever dans les airs, prêt à s’abattre sur elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Kwoaaa !!!&lt;br /&gt;Alors que la masse gigantesque commençait sa chute destructrice, la jeune fille entendit ce long cri et n’eut pas l’occasion de se poser plus de questions. Les yeux fermés, attendant la fin, elle se sentit agrippée par le bras et quitter la terre ferme. Un bruit retentissant agressa ses tympans tandis qu’elle se sentait portée par le vent. Lorsqu’elle ouvrit les paupières, tout défilait très vite sous ses yeux. Au loin, le glouton venait d’écraser tout ce qui se trouvait sous ses doigts, mais Christy n’en faisait pas partie. Au lieu de ça, elle contemplait la scène qui s’éloignait à une vitesse inouïe, toujours suspendue au dessus du sol, avec l’étrange sensation de voler. Puis, elle se sentit tirer vers le haut ce qui la fit regarder dans cette direction. Une main aux doigts longs et fins agrippait son poignet avant d’être rejoint par une seconde. Derrière ces mains, un mur jaune constitué d’une multitude de plumes se dressait. A peine comprenait-elle ce qu’il lui arrivait qu’elle vit deux grandes oreilles blanches qui dépassaient du mur de plume. L’instant suivant, c’était la tête entière d’Elian qui se penchait vers elle.&lt;br /&gt;- Monte !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La rescapée joignit ses efforts à ceux de la Viera pour se hisser à ses côtés. Cela ne fut pas si aisé, mais elle se retrouva finalement assise derrière Elian, sur le dos rondouillard d’un chocobo. Ne s’étonnant pas plus longtemps de la situation, elle se rappela du danger qui n’était toujours pas écarté.&lt;br /&gt;- Serge ! Il faut retourner le chercher !&lt;br /&gt;- Je sais, on y est presque !&lt;br /&gt;Les bras ceinturant le ventre de la Viera, elle se pencha légèrement sur le côté pour voir où ils se trouvaient. Face à elle, elle vit le glouton se rapprocher incroyablement vite, mais cette fois-ci, ce n’était plus lui qui courait, mais l’animal qu’elle chevauchait. Pendant qu’elle s’était efforcée de grimper sur le volatile, celui-ci avait amorcé un demi-tour et fonçait sur le monstre qui voulait l’aplatir quelques fractances plus tôt. Le géant avait à peine compris que sa proie lui avait échappé, regardant le dessous de son poing exempt de toute trace de chair bouillie. Il n’avait visiblement pas saisi ce qu’il s’était passé et ne voyait pas le chocobo qui cavalait vers lui. Christy sentait le vent s’engouffrer sous ses vêtements et gonfler ses cheveux pourtant retenus par son bandeau. Si les circonstances n’étaient pas si critiques, elle aurait certainement apprécié cette incroyable impression de liberté que constituait une telle chevauchée. Mais pour le moment, elle cherchait des yeux le corps de Serge et finit par le découvrir, à moitié caché par une des jambes du glouton. Celui-ci était toujours déconcerté, mais il finit par voir l’animal qui lui fonçait dessus ainsi que ses deux cavalières. Avec son horrible cri bestial, il se tourna face à eux et attendit qu’ils se rapprochent, décidé à les faucher s’ils s’approchaient trop près. Mais la monture au plumage doré savait qu’elle avait l’avantage et que ce mastodonte désormais handicapé ne pouvait rien contre lui tant qu’il restait en mouvement. Courant sur ses hautes pattes de poulet d’un brun orangé, il s’approcha sans hésitation du géant qui tenta de le percuter d’un geste circulaire du bras, mais l’oiseau fit un bon impressionnant et esquiva l’attaque sans difficulté. Au sommet de ce saut qui le porta à plus de trois mètres de haut, il produisit quelques battements d’ailes qui le maintinrent en l’air sur quelques distances supplémentaires. Il dépassa le monstre qui ne put réagir et atterrit derrière lui, à quelques enjambées de Serge qui gisait toujours inanimé sur l’herbe verte. Voyant à quelle vitesse ils se rapprochaient du jeune homme, Christy s’écria.&lt;br /&gt;- Il faut ralentir, on ne pourra jamais le récupérer si on ne ralentit pas !&lt;br /&gt;- Laisse-le faire ! se contenta de répondre Elian.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne comprenant pas ce qu’elle voulait dire par là elle ne put qu’observer la scène, n’ayant pas le temps d’effectuer une quelconque manœuvre qui lui aurait permis d’attraper son compagnon d’arme au passage. Cependant, elle put voir le cou de l’animal s’abaisser et sa tête disparaître. Lorsqu’il se redressa, le chocobo tenait dans son large bec un sac de cuir et de métal que Christy reconnut très vite comme étant l’uniforme de Serge. A l’intérieur de ses vêtements, le garçon était immobile. Tout en continuant sa course que rien ne semblait capable d’arrêter, l’oiseau tourna son visage serti de deux grands yeux noirs vers les deux passagères et leur confia le paquet qu’il venait de saisir. Elian l’empoigna et, au prix de très grands efforts, réussit à le déposer derrière elle, juste devant la jeune fille qui ne put exprimer sa joie de le retrouver. Ne pouvant détacher son regard du corps inerte qui était allongé en travers de l’animal, elle ne cessa de s’assurer qu’il ne risquait pas de basculer d’un côté ou de l’autre. Le ventre du garçon reposant sur l’échine de l’animal, sa tête ballotant sur un flanc et ses jambes sur l’autre, les incroyables foulées du chocobo les menèrent loin de cette ignoble créature qui hurlait sa rage. En l’espace de quelques nuances, elle avait perdu l’usage d’un de ses bras et laissé s’échapper son déjeuner. Cependant, les pertes étaient lourdes dans les deux camps et aucun d’eux ne sortait victorieux de ce combat sur lequel l’ombre de la mort planait toujours. Malgré les inlassables tentatives de Christy pour le réveiller, Serge ne donnait aucun signe de vie.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/356049447857407134-7384440747524847202?l=cladmaster.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cladmaster.blogspot.com/feeds/7384440747524847202/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2009/04/chapitre-5-partie-6.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/7384440747524847202'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/7384440747524847202'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2009/04/chapitre-5-partie-6.html' title='Chapitre 5 - Partie 6'/><author><name>Cladmaster</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16944006302305433119</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_PkoilNmk5OE/SXCFPJpfohI/AAAAAAAAACc/IP0M3NjzWTI/S220/DSC08767.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-356049447857407134.post-5509299460769042090</id><published>2009-03-27T07:55:00.002+01:00</published><updated>2009-03-27T08:01:41.440+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 5 - Partie 5</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Chapitre 5&lt;/strong&gt; : Kwoaaa !!!&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Partie 5&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serge se réveilla un court instant, sentant son corps meurtri balloté dans un sens puis dans l’autre sans aucune logique apparente. Il n’avait aucune notion de l’espace qui l’entourait ni même de la position relative de ses membres. Ses yeux s’ouvrirent sur un paysage qui n’en était pas un. Seul un flou jaune vif s’imprima sur sa rétine. Sa conscience ne pouvant plus supporter la douleur cuisante qui le parcourait tout entier, il s’évanouit à nouveau.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/356049447857407134-5509299460769042090?l=cladmaster.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cladmaster.blogspot.com/feeds/5509299460769042090/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2009/03/chapitre-5-partie-5.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/5509299460769042090'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/5509299460769042090'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2009/03/chapitre-5-partie-5.html' title='Chapitre 5 - Partie 5'/><author><name>Cladmaster</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16944006302305433119</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_PkoilNmk5OE/SXCFPJpfohI/AAAAAAAAACc/IP0M3NjzWTI/S220/DSC08767.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-356049447857407134.post-8592307243587834407</id><published>2009-03-25T15:24:00.010+01:00</published><updated>2009-06-21T13:53:05.152+02:00</updated><title type='text'>Chapitre 5 - Partie 4</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Chapitre 5&lt;/strong&gt; : Kwoaaa !!!&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Partie 4&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il grimpait les marches taillées dans la roche brute une à une, l’esprit égaré, cherchant une solution qui pourrait les sortir de cette situation. Il aurait pu aisément se téléporter au sommet de la tour pour effectuer sa tâche, mais il aimait prendre son temps quand il le pouvait. Il devait si souvent partir en mission à l’autre bout d’Ivalice qu’il en oubliait les choses simples de la vie. Et puis les moments où il pouvait réfléchir sérieusement à la situation étaient plutôt rares.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les escaliers en colimaçon s’élevaient à plus de trois cents mètres au dessus du sol et les murs de grés témoignaient de l’ancienneté du monument. Mais cela rendait le bâtiment vraiment authentique et unique, rien à voir avec la multitude de structures modernes qui abondaient désormais dans tout Rabanastre. A son goût, ces édifices d’acier et de verre, semblables à de gigantesques cristaux, manquaient de personnalité malgré leur indéniable beauté. Mais il fallait bien avouer que les technologies mystiques simplifiaient largement la vie des Ivaliens. Tout du moins, ceux qui n’avaient pas passé leur existence à s’entraîner à contrôler le myste comme lui l’avait fait. Heureusement, le Grand Conseil avait décrété que le rempart extérieur ainsi que les quatre tours de guet devaient être conservés au nom de la préservation du patrimoine historique. D’après les registres officiels, ces fortifications avaient été érigées par les Espers en 37 254 après la Création, lors de la première guerre de race contre les Varunas. Un véritable chef-d’œuvre du passé qui avait résisté aux milliers de centycles qui s’étaient écoulés depuis ce temps révolu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces vestiges étaient si vieux comparés à ses trente-quatre centycles. Pourtant, il avait l’impression d’avoir vécu tellement de choses depuis sa naissance. Trente-quatre centycles. Quiconque le rencontrerait sans le connaître ne lui donnerait que vingt-cinq centycles, vingt-huit tout au plus. Cette apparente jeunesse était sans doute due à tout ce temps consacré à l’entrainement qui fortifiait son corps. Et aussi, même s’il l’acceptait plus difficilement, grâce aux privilèges accordés aux personnes de son rang. Les vêtements richement décorés qu’il portait étaient la preuve qu’il faisait partie de la haute société. La coupe de ses habits était simple mais réalisée sur mesure et de fait permettait une exceptionnelle liberté de mouvement. Des liserés de fils d’or couraient tout au long des coutures et un éclat rouge ambré émanait des tissus. Mais plus que tout ceci, c’était l’emblème qu’il arborait à la poitrine qui trahissait ses origines. Une épée, témoignage du courage des braves, une hache, synonyme de force brute, une flèche, illustrant la perspicacité par la perfection de sa trajectoire, et un bâton de mage, porteur de la sagesse et de la connaissance du monde. Tous les quatre s’entrecroisaient et formaient ainsi une étoile à huit branches. En son centre, un ruban bleu liait chacune des armes et était disposé de façon à représenter le symbole de l’infinité. Ce blason qui était cousu sur son cœur se retrouvait également à sa ceinture en tant que boucle d’argent mais aussi sur ses bottes de cuir sous la forme d’une gravure noire. Les manches courtes de sa chemise laissaient apparaître des muscles bien formés garantissant une force indéniable, même si la constitution physique n’avait pas grand-chose à voir avec les véritables performances d’un guerrier. La stature de cet homme n’était pas impressionnante, mais du haut de son mètre soixante-quinze, il inspirait un respect indéniable. Ses cheveux, mélange de mèches rousses et châtains, tombaient sur son front et s’arrêtaient juste au dessus de ses yeux bleus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il avait beau se creuser la tête, toutes ses réflexions ne le menaient nulle part. Cela faisait plus de quarante cycles que cette calamité était arrivée et personne ne savait comment s’en débarrasser. Si seulement Thanas était là. Malgré toute la répulsion que lui inspirait ce sombre individu, il était probablement le mieux placé pour les aider dans un moment pareil. Mais cette vermine n’avait pas donné signe de vie depuis que la menace était apparue. Où s’était-il donc caché ? Peut-être était-il mort en cette nuance. Cependant, une telle hypothèse était difficile à envisager. Thanas, mort ! Il avait beau être haï de tous, il restait un membre du Grand Conseil et par conséquent, ses talents n’étaient plus à prouver. Pourtant, ils devaient compter sans son aide. Les aurait-il aidés de toute façon ? Rien n’était moins sûr. Il était réputé pour sa perfidie et son dégoût des autres races. Sans doute se serait-il réjoui de les voir tous paniquer et le supplier de leur venir en aide. Cependant, dans l’état actuel des choses, sa propre espèce était menacée au même titre que les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela faisait près d’un quart de luxance qu’il montait les marches de pierre et il en avait bientôt atteint le sommet. Une fois là-haut, il aurait une vue imprenable sur les alentours et sur la ville elle-même. Sa tâche était simple. Il devait rejoindre la vigie et demander au soldat en service de lui faire part de toute anomalie qu’il aurait pu détecter. En vérité, cela n’avait pas de réelle utilité puisque, si tel était le cas, la sentinelle avait pour consigne de tirer immédiatement la corde d’alarme. Le véritable but de sa visite était de montrer sa reconnaissance à cet homme ainsi qu’à tous ceux qui attendaient de prendre le relais dans la pièce commune. Ils se partageaient ce poste d’observation tout au long de la fluance et avaient besoin de ses encouragements pour garder leur motivation intacte. Il ne s’agissait peut-être que d’une poignée d’hommes, mais leur travail, aussi ingrat fût-il, était l’un des plus importants dans les conditions actuelles. Les mots d’un personnage de son rang avaient toujours été d’un extrême réconfort pour les troupes du Grand Conseil. Et c’était bien l’une des seules satisfactions qu’il retirait de son statut. Aider son prochain et lui redonner de l’espoir, voilà ce pourquoi il était fait. Et si son nom pouvait contribuer à cela, tant mieux. Malheureusement, cela n’était valable que dans le cadre de l’armée qui était habituée à le côtoyer. En dehors, depuis l’arrivée de cette calamité, l’influence du Grand Conseil était devenue telle sur Ivalice que les membres de l’assise ainsi que les haut-gradés comme lui souffraient d’une popularité sans pareille. Le peuple plaçait tellement d’illusions en eux qu’ils étaient presque considérés comme des dieux. A peine se montraient-ils en public qu’une foule d’adorateurs se prosternait à leurs pieds, attendant une réponse de leur part, la promesse qu’ils mettraient fin à ce calvaire avant que la mort ne les attrape. Mais la solution, il ne l’avait pas. Ni lui, ni personne d’autre. Il ne pouvait rien faire pour eux, ni pour les rassurer, ni pour les sauver. Et si tous ces gens l’idolâtraient tant, c’était uniquement dû au sang de sa mère qui coulait dans ses veines et au statut privilégié que sa naissance lui avait conféré. Rien de rationnel, rien qui ne justifie qu’on l’admire à ce point. C’est pourquoi il avait décidé d’agir dans l’anonymat. Faire tout son possible pour aider son prochain sans qu’on ne le vénère à chaque instant. Sous le casque obscur qui voilait ses traits, seuls ses actes importaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa longue ascension tirait à sa fin et il pouvait maintenant voir le ciel au dessus de sa tête. A la teinte vert foncé qu’il arborait, il estima qu’il lui avait fallu quatorze nuances pour monter jusqu’ici et qu’il était bientôt dix lux. Une fois les dernières marches franchies, il aperçut le soldat qu’il était venu voir. Il était debout, accoudé contre le rempart et surveillait l’horizon. Au milieu de la tour se trouvait la scruteuse, normalement sensée s’occuper du travail de vigie, envoyant les images et les sons captés à l’unité d’analyse autonome, plus communément appelée l’U2A. Cette unité était située au sous-sol du bâtiment principal du Grand Conseil, au centre de Rabanastre. Malheureusement, depuis le dernier passage de cette terrifiante entité, tous les systèmes de la ville fonctionnant à l’énergie mystique – autant dire la quasi-totalité des technologies existantes – étaient hors-service et l’U2A ne faisait pas exception. Ils avaient donc dû se résoudre à envoyer des jeunes recrues faire le travail des machines défaillantes. Cela paraissait vraiment archaïque, mais ils n’avaient pas le choix. Toutefois, la barrière de protection magique mise en place avant l’attaque avait permis de limiter les dégâts et très peu d’habitations avaient été détruites par la catastrophe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Soldat, au rapport.&lt;br /&gt;L’homme, qui ne l’avait pas encore vu, se redressa instantanément et se tourna, la main gauche sur le cœur et la droite sur la garde de son épée. La posture était plutôt réussie, même s’il s’était pris à deux fois pour placer sa main sur son torse, ce qui trahissait son manque d’expérience. De toute façon, son jeune âge – il devait avoir dans les seize centycles – suffisait à comprendre qu’il n’avait rejoint l’armée que depuis peu. Sûrement s’était-il engagé suite aux récents évènements, comme c’était le cas pour beaucoup d’adolescents ces derniers cycles.&lt;br /&gt;- Oui, général ! fit la recrue d’une voix forte et assurée.&lt;br /&gt;Il n’aimait pas toutes ces formules officielles, mais il devait les employer au risque de déstabiliser le jeune homme qui lui faisait face. Il avait d’ailleurs beaucoup de respect pour lui. S’engager de sa propre initiative, cela montrait un réel courage. Lui n’avait jamais vraiment eu le choix, sa vie était toute tracée. Où était le mérite dans tout cela ?&lt;br /&gt;- Jenova n’a montré aucune preuve de sa présence sur le territoire. Aucun mouvement du côté du mont Nibel, rien à signaler non plus du côté de l’océan. Les cockatrices ne montrent aucun signe d’agitation particulier. Le vent souffle nord-nord-ouest depuis ce matin, aucune odeur ni aucun son suspect n’ont été détectés. Le compte-rendu complet des observations de la fluance est dans la réserve et mon rapport y sera consigné dès la fin de mon service, à onze lux précisément. Le matricule G.1267 prendra le relais.&lt;br /&gt;- Merci soldat, repos.&lt;br /&gt;Le jeune homme relâcha alors ses muscles et retira sa main de son torse.&lt;br /&gt;- Comment t’appelles-tu ?&lt;br /&gt;- Dinard, Général.&lt;br /&gt;- Très bien Dinard, ton rapport était parfait, merci pour ton travail exemplaire.&lt;br /&gt;- Merci, Général.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Général... Le gradé eut un petit sourire en répétant ce mot dans sa tête. C’est bien ce qu’il était, mais si seulement on pouvait l’appeler par son vrai nom. Il avait peu d’espoir que cela arrive avec ce jeune homme, mais il tenta tout de même de rendre les choses moins formelles.&lt;br /&gt;- Tu peux m’appeler par mon prénom tu sais, ton rapport est terminé.&lt;br /&gt;Le soldat cilla à peine, mais il était évident qu’il contenait sa surprise.&lt;br /&gt;- Non, Général, je ne peux pas, Général.&lt;br /&gt;Cette fois-ci, la jeune recrue ne put cacher son étonnement. Devant lui, son supérieur venait d’éclater de rire. Un rire qu’il n’avait pas pu retenir, mais qu’il contrôla rapidement. Conservant un large sourire sur le visage, il reprit la parole.&lt;br /&gt;- Excuse-moi Dinard, je n’ai rien contre toi. C’est juste que... non, laisse tomber. Général, ça me convient.&lt;br /&gt;- Oui, Général.&lt;br /&gt;Toujours amusé par cette tentative de fraternisation qui avait avorté plus rapidement qu’il aurait pu l’imaginer, il rejoignit le rempart et s’appuya sur la pierre blanche d’un créneau. A quelques pas de lui, le soldat reprit son poste, visiblement toujours déstabilisé par ce qu’il venait de lui arriver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une légère brise soufflait effectivement vers les montagnes, là où la roche rejoignait la côte pour se précipiter dans les profondeurs de l’océan. "Ce garçon est perspicace" se dit-il, "il a noté tous les points importants sans se perdre dans des détails inutiles. Il est encore jeune, mais il fera un bon second dans quelques centycles. A moins qu’ils ne l’envoient en mission d’ici là. J’espère qu’il ne regrettera pas son choix. Que sa famille ne regrettera pas son choix...". Mais ces derniers temps, la vie était ainsi. Remplie de sacrifice. De nombreux soldats, qu’ils soient expérimentés ou novices, étaient désignés pour rejoindre quelques territoires dévastés et éradiquer les créatures laissées par Jenova après son passage. Et il était de plus en plus courant que les troupes ne reviennent pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme signalé, les cockatrices étaient calmes tout comme à leur habitude. D’ici, elles n’étaient que de petits points marrons mais il les connaissait bien et il pouvait imaginer leur corps rond comme un ballon se déplacer sur leur larges pattes de poulet. Elles ne possédaient pas vraiment de tête mais un bec et des yeux étaient plantés en plein milieu de leur buste dont la partie inférieure était couvert d’un duvet blanc. Deux petits appendices, étranges pattes de rats parcourues d’épines, agrémentaient les côtés de cette boule presque parfaite recouverte de plumes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se retourna, ne s’attardant pas plus longtemps sur ce troupeau dont la principale occupation était de picorer les quelques malheureux vers qui s’aventuraient trop près de la surface. Face à lui s’étendait la cité, resplendissante sous les éclats mutuels des flux qui emplissaient l’atmosphère. Ces constructions n’avaient pas le charme des anciens monuments de pierre, mais il devait bien reconnaître que les toitures de verres multicolores étaient splendides et reflétaient la puissance qu’Ivalice avait accumulée tout au long de l’histoire. Au centre, le bâtiment principal du Grand Conseil était un joyau inestimable parmi la multitude de pierres précieuses que les autres édifices de la ville constituaient. Construit à partir d’un vieux château fort, rien de l’ancienne bâtisse n’avait été détruit. Au contraire, l’architecture originale avait été conservée et sublimée par une couche de verre mystique qui recouvrait chaque mur. Le myste contenu dans cette parure étincelante semblait glisser sur les façades rustiques comme un voile d’eau aux milles couleurs ignorant les lois de la gravité, contournant les obstacles dans le sens qui lui plaisait. Bien plus qu’un magnifique habit de lumière, cela constituait une armure impénétrable qui rendait le bâtiment imprenable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce spectacle saisissant pour quiconque le découvrait pour la première fois ne retint pas son attention très longtemps et il se concentra un court instant avant de penser au prénom de sa sœur.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Ata ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Il n’attendit pas plus de deux fractances avant que la réponse n’atteigne son esprit.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Oui Lyen. Tout va bien de ton côté ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Depuis leur plus tendre enfance, elle ne l’avait jamais appelé par son vrai prénom. Elle avait sorti ce nom d’un de ses livres chimériques qu’elle lisait depuis qu’elle avait cinq centycles mais n’avait jamais voulu lui dire lequel. Il ne le savait d’ailleurs toujours pas en cette fluance. A l’époque, il n’avait aucune idée de s’il s’agissait d’un compliment ou d’une raillerie, mais désormais, il ne s’en préoccupait plus. Ce surnom était devenu très affectif et en aucun cas il ne voulait qu’elle change son habitude.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Oui, tout va bien, aucun signe de Jenova dans la zone nord.&lt;br /&gt;- Pareil pour moi. Rien à signaler dans le secteur sud.&lt;br /&gt;- Très bien. J’espère que la résistance que nous avons opposée lors de la dernière attaque dissuadera Jenova de revenir pendant quelques temps.&lt;br /&gt;- J’espère aussi Lyen. Dis-moi, j’ai entendu dire qu’un chevalier noir a soigné un groupe de mercenaires à la guilde ouest la prima dernière. Tu ne saurais pas qui c’est par hasard ?&lt;/em&gt; questionna-t-elle avec une pointe d’ironie dans sa pensée.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Moi ? Non, aucune idée. Comment veux-tu que je le sache ?&lt;/em&gt; répondit-il avec aplomb.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Hum. Je ne sais pas, je me disais que tu y étais peut-être pour quelque chose. Mais c’est vrai que tu es comme moi, tu ne supportes pas d’apparaître en public en ce moment.&lt;br /&gt;- N’est-ce pas. En tout cas, quel qu’il soit, il mérite d’être récompensé à la mesure de son talent ! Un chevalier noir guérisseur, on ne voit pas ça toutes les fluances. Ce doit être un grand guerrier !&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Ca va les chevilles ou tu veux que j’en rajoute ?&lt;br /&gt;- Non, ça va, merci,&lt;/em&gt; fit-il en riant ouvertement, ce qui lui valu un regard furtif de la vigie. &lt;em&gt;Je me débrouille pas mal tout seul !&lt;br /&gt;- En tout cas, bravo. Tu as apporté un sacré coup de main aux mages blancs. Ils racontent tout autour d’eux que sans ton intervention, ils n’auraient jamais réussi à guérir tous les blessés à temps. Tout le monde parle du mystérieux sauveur noir en ville !&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Merci Ata, mais tu sais très bien ce que je pense&lt;/em&gt;, fit-il, visiblement refroidi par ce qu’il venait d’entendre. Il avait plaisanté sur le fait de glorifier ce personnage, mais c’était bien la dernière chose qu’il souhaitait.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Oui, je sais, tu ne fais pas ça pour la gloire, patati patata. Mais tu devrais être content, ton nom n’est pas associé à tout ça. Ils t’apprécient pour ce que tu fais, pas pour le reste. C’est bien ce que tu n’arrêtes pas de me dire, non ? Que tu veux être reconnu pour autre chose que pour ton nom.&lt;br /&gt;- Je ne veux pas être reconnu, je veux juste aider. La popularité, je connais, alors merci bien.&lt;br /&gt;- Ecoute, tu ne peux pas reprocher aux gens de t’admirer pour ce que tu fais. Ils ont besoin de ça, de quelqu’un qui leur redonne de l’espoir en l’avenir.&lt;br /&gt;- Oh arrête, on dirait un de tes bouquins sur les héros chimériques ou je ne sais quelle autre bêtise. Je ne suis pas un héros et la réalité n’a rien à voir avec tes histoires invraisemblables.&lt;br /&gt;- Pourtant, ces derniers temps, ça y ressemble de plus en plus. Jenova n’a rien de réel, tu ne trouves pas ?&lt;br /&gt;- Oui, c’est vrai. Il n’empêche que je ne veux pas créer un nouveau personnage idolâtré par tout le monde.&lt;br /&gt;- Peut-être que tu n’as pas le choix. Si tu veux vraiment aider les gens, c’est peut-être la seule solution.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un court silence s’instaura dans leur conversation télépathique.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Ecoute Lyen, si tu veux, je viendrai avec toi la prochaine fois.&lt;br /&gt;- Où ça ?&lt;br /&gt;- Ne fais pas l’innocent, je sais que tu vas y retourner.&lt;br /&gt;- C’est vrai, j’y songeais. On ne peut rien te cacher !&lt;br /&gt;- Faux, "tu" ne peux rien me cacher !&lt;br /&gt;- Oui, si tu veux. Mais tu veux vraiment venir ? Tu détestes sortir en ville !&lt;br /&gt;- C’est vrai, tous ces gens qui s’agglutinent pour nous voir, j’ai du mal à le supporter. Mais c’est pareil pour toi, non ? Alors je vais te piquer ta technique. Il faut juste que je trouve quelque chose à me mettre pour qu’on ne me reconnaisse pas et le tour est joué ! Bon, je n’ai pas d’armure comme la tienne dans mon inventaire, mais je devrai quand même pouvoir trouver quelque chose qui fasse l’affaire. Ca fait tellement longtemps que nous n’avons rien fait ensemble, juste tous les deux, en dehors des missions !&lt;br /&gt;- C’est vrai, tu as raison&lt;/em&gt;, concéda-t-il&lt;em&gt;, son moral réconforté par l’entrain de sa sœur. Marché conclu, rendez-vous à douze lux dans ma chambre.&lt;br /&gt;- Cette fluance ?&lt;br /&gt;- Oui, pourquoi attendre !&lt;br /&gt;- Génial ! J’ai hâte d’y être ! J’ai tellement envie de...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A cet instant, une troisième voix se mêla à leur discussion, une voix qu’ils connaissaient très bien mais qui ne les rassura pas tant la panique recouvrait chacun de ses mots.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Hynn, Atalette ! Alerte dans la zone ouest ! Une présence se rapproche, elle progresse sous l’océan !&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Alors que leur frère leur annonçait la nouvelle, ils entendirent une cloche d’alarme retentir, cette fois-ci non à travers leur pensée mais par leurs propres oreilles.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Galdos, tu es sûr de toi ?&lt;br /&gt;- Oui, quelque chose d’énorme approche. Aucun doute, ce ne peut être que Jenova.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Hynn rompit alors le lien télépathique et fit apparaître une sphère de téléportation dans laquelle il s’engouffra en songeant à sa destination. L’instant d’après, il apparaissait au sommet d’une autre tour, le regard tourné vers l’infinité de l’océan qui s’étendait au-delà des terres de l’ouest. Au loin, une tâche minuscule obscurcissait l’étendue bleue turquoise habituellement si limpide. Mais il savait bien que la créature était encore à des centaines de kilomètres et que très vite, elle grossirait, dépassant de loin la superficie de Rabanastre.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/356049447857407134-8592307243587834407?l=cladmaster.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cladmaster.blogspot.com/feeds/8592307243587834407/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2009/03/chapitre-5-partie-4.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/8592307243587834407'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/8592307243587834407'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2009/03/chapitre-5-partie-4.html' title='Chapitre 5 - Partie 4'/><author><name>Cladmaster</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16944006302305433119</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_PkoilNmk5OE/SXCFPJpfohI/AAAAAAAAACc/IP0M3NjzWTI/S220/DSC08767.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-356049447857407134.post-8250379458393214479</id><published>2009-02-28T15:33:00.026+01:00</published><updated>2009-06-18T06:34:42.881+02:00</updated><title type='text'>Chapitre 5 - Partie 3</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Chapitre 5&lt;/strong&gt; : Kwoaaa !!!&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Partie 3&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A peine eut-il pénétré dans la clairière qu’un éclat de lumière blanche prenant naissance dans le creux de sa main laissa place à son épée argentée. Ses pas le portaient à une vitesse incroyable, semblable à celle qu’il avait atteinte lorsqu’il avait poursuivi Diguel dans Altéa. Plus déterminé que jamais dans son habit de soldat, le garçon avait laissé sa peur derrière lui et se ruait vers le danger sans avoir conscience un seul instant des risques qu’il encourait. Si ce n’était pour son frère, Serge n’avait encore jamais ressenti une telle envie de protéger quelqu’un à tout prix. Ce genre de sentiments étaient nouveau pour lui, lui qui avait toujours vécu avec la solitude comme meilleure amie. Pourtant, cette fougue et ce rapport à l’autre lui semblait presque familier. Comme si ce caractère si différent de ce qu’il était habituellement dormait au fond de lui et n’attendait que ces évènements pour se réveiller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le glouton qui tenait toujours le chocobo captif était désormais à quatre-vingts mètres et la vitalierra à seulement quelques enjambées. Le géant n’avait toujours rien remarqué, toujours occupé avec son jouet qui était destiné à lui servir de repas. La plante, elle, continuait à avancer à une allure modérée, ses tentacules végétaux ondulant dans l’air, chahutant le corps de Christy dans tous les sens. Cette créature non plus ne semblait pas se rendre compte qu’un jeune homme empli de haine à son égard se rapprochait dangereusement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors qu’il se laissait porter par ses jambes, Serge commença à préparer son attaque. Son objectif était de libérer la jeune fille de l’emprise étouffante de ces lierres maléfiques. Un coup du tranchant de sa lame devrait suffire à sectionner les lianes entre le bourgeon et sa prisonnière. Pour l’instant, son plan s’arrêtait là et il était maintenant trop près de sa cible pour pouvoir réfléchir davantage. La créature ne devait d’ailleurs pas être très intelligente puisqu’elle n’avait toujours pas montré un seul signe d’attention envers son poursuivant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y était. Serge avait rejoint l’extrémité de la plante qui détenait Christy et il pouvait voir ses vêtements d’archère à travers l’enchevêtrement de lierre. Au moment où il dépassa la captive, il éleva son arme et l’abattit violemment vers les tentacules qui ne cessaient de gesticuler. Mais le monstre n’était probablement pas si bête que cela puisqu’il réagit instantanément en ondulant ses appendices qui esquivèrent sans difficulté le coup qui aurait dû les trancher net. Dans le même mouvement, la vitalierra éloigna sa proie de son assaillant et, avant même que celui-ci n’ait eu le temps de se rétablir, elle la propulsa sur lui à une vitesse inouïe. Toujours emprisonnée dans ce méandre de verdure, Christy percuta le jeune homme de plein fouet et il fut propulsé dans les airs avant de retomber au sol quelques mètres plus loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Complètement sonné par la violence du coup, Serge resta allongé quelques secondes. Il avait été frappé en plein visage et sa mâchoire lui faisait atrocement mal. Il avait l’impression qu’elle avait été arrachée mais une rapide vérification lui prouva le contraire. Elle était toujours présente et fonctionnait apparemment très bien. Mais alors qu’il passait sa main sur sa joue meurtrie, ses doigts effleurèrent la blessure verdâtre que lui avait laissée son précédent adversaire. La douleur combinée à la rancœur qu’il éprouvait fit monter en lui un sentiment de haine indescriptible qu’il n’avait alors jusque-là jamais ressenti. Comme si quelque chose brûlait en lui, un désir de vengeance irrépressible qui le consumait. Sa colère était tellement forte qu’il entendit à peine la voix d’Elian derrière lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Serge ! Ca va ? Peux-tu te relever ?&lt;br /&gt;Accompagnant ses paroles, elle se pencha pour l’aider à se redresser mais il lui fit barrage de son bras gauche pour l’empêcher d’approcher. Dans son geste, son biceps effleura la peau bronzée de la Viera et à son contact, il ne put retenir un cri tandis que la femme fit trois pas en arrière, une grimace de dégoût déformant son visage. "Jenova" pensa-t-il. Cela n’était pas pour le calmer. Cette chose était toujours en lui et cette pensée renforça tout son ressentiment. Il se releva, ignorant les appels d’Elian qui répétait son prénom sans cesse, espérant une réponse de sa part. Son regard se posa sur la créature qui avait enlevé son amie et qui l’avait si brusquement assommé. Il n’avait désormais qu’une seule idée à l’esprit. "Brûle, brûle, brûle". Ce mot résonnait en boucle dans son crâne alors que la vitalierra s’éloignait de sa même démarche ondulante, exhibant sa proie comme un trophée. Tandis que Serge fixait la plante sans relâche, ne pouvant extirper son envie de la voir brûler de sa tête, le géant détourna son attention de son jouet-chocobo pour observer l’arrivée de son prochain déjeuner, servi sur un plateau par son monstrueux majordome. C’est à cet instant précis que le miracle se produisit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme si les yeux du jeune homme projetaient des flammes invisibles, le bourgeon prit feu, sujet à une improbable combustion spontanée. Des flammèches rougeoyantes commencèrent à valser tout autour de la créature, consumant son corps végétal qui se mit à pousser des cris abominables, produisant un son atrocement aigu et chevrotant, proche du cochon que l’on égorge. Les flammes léchèrent le bulbe jusqu’à le recouvrir tout entier et commencèrent à s’attaquer aux lianes qui s’agitaient, comme prises de folie. L’unes après l’autres, elles relâchèrent l’étreinte qu’elles exerçaient sur Christy, la libérant de leur emprise mortelle. La jeune fille que plus rien ne retenait fit une chute de plus d’un étage et atterrit sans ménagement sur l’herbe verte. Les tentacules, quant à elles, se livraient à une danse frénétique qui traduisait la terreur qui les submergeait. Puis, les gesticulations ralentirent pour finalement s’arrêter complètement. Les lianes qui se trouvaient encore en l’air s’affaissèrent et s’éparpillèrent sur le sol. Les flammes disparurent aussi soudainement qu’elles étaient apparues, laissant place à un amas calciné entouré de lierre qui n’avait maintenant plus rien d’effrayant. Tel un nuage de fumée formé par l'extinction de braises ardentes, du myste s’extirpa des cendres et resta suspendu à quelques mètres au dessus du sol, laissant s’épanouir de radieuses couleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il avait réussi. Tout du moins pour le moment. Cet incendie improvisé avait mis fin à l’existence improbable de cette plante. Etait-ce vraiment lui qui avait déclenché ce phénomène ? Serge avait du mal à le croire et pourtant, ça ne pouvait pas être une coïncidence. Il avait tellement souhaité voir cette créature s’enflammer et l’instant d’après, son désir était devenu réalité. Cependant, le temps de se poser plus de questions n’était pas venu et Elian le ramena à la réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il faut sortir Christy de là ! Serge, il faut faire quelque chose !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, la jeune fille était toujours sur le sol, là où les lianes l’avaient abandonnée. Le garçon se sentit soulagé lorsqu’il la vit se redresser pour se mettre à genoux. Mais le danger n’était pas écarté et se présentait sous la forme d’un monstre bien plus imposant que la vitalierra. Le glouton qui n’avait jusqu’à présent pas réagi, observant son domestique se consumer sous ses petits yeux jaunes, sembla soudain se réveiller et émit un grognement rauque qui fit frémir le jeune homme sous son armure de cuir. Le géant tenait le chocobo d’une main, mais il ne s’en préoccupait plus du tout. Christy s’était effondrée à soixante-dix mètres devant lui et reposait au milieu des restes calcinés de la plante. Serge profita de cette absence d’initiative de la part du monstre pour se précipiter au secours de son amie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le glouton se décida alors à agir. Fou de rage, il se débarrassa du volatile qu'il n'avait toujours pas avalé et l’envoya rouler sur l’herbe, le laissant inanimé au milieu de la clairière. Se faisant, il poussa un hurlement caverneux, ouvrant grand sa gueule et laissant apparaître une longue langue violette dégoulinante de bave. Ecartant ses bras semblables à deux citernes, il forma deux barrières de chaque côté de son corps et se mit à courir en direction de la jeune fille qui ne put retenir un cri en le voyant. Un mur vivant qui faisait trembler le sol sous ses pas se précipitait sur elle, prêt à tout écraser sur son passage. Ses jambes dépourvues de genoux n’étaient pas propices à la marche mais il en était tout autre pour la course. Se propulsant d’une patte sur l’autre, faisant des bonds impressionnants, il se rapprochait dangereusement. Christy essaya de se lever, mais lorsqu’elle essaya de s’appuyer sur sa jambe droite, une douleur fulgurante l’élança à la cheville et elle se retrouva à nouveau à terre. Décidée à ne pas se laisser faire, elle fit apparaître son arc et, s’appuyant sur sa jambe valide, décocha une flèche en un instant. Mais elle ne vit jamais où celle-ci avait touché son adversaire ni si elle lui avait fait un quelconque effet. Au moment même où elle lâcha la corde, elle se sentit tirée vers le haut et se retrouva debout à côté de Serge, s’appuyant contre lui, un bras autour de son cou. Pendant une fractance, elle fut soulagée, mais très vite, elle reprit conscience de la situation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qu’est-ce que tu fais, lâche-moi !&lt;br /&gt;Le jeune homme ne lui répondit pas, tentant de s’éloigner le plus rapidement possible du géant en clopinant car, à eux deux, ils formaient une créature qui n’avait que trois jambes valides sur quatre.&lt;br /&gt;- Lâche-moi, on n’arrivera jamais à le semer avec ma cheville. Sauve-toi ! hurla Christy.&lt;br /&gt;Et elle avait raison. Le glouton se rapprochait d’eux à une vitesse fulgurante et ils allaient bientôt être tous les deux à sa merci. Ils sentaient le sol vibrer sous leurs pieds et les secousses se faisaient de plus en plus inquiétantes. Fuyant la créature, ils ne pouvaient voir à quelle distance elle se trouvait bien qu'ils étaient sûrs qu’elle allait bientôt les rattraper et qu'ils n'auraient jamais le temps de rejoindre la forêt. Si seulement Elian pouvait soigner la blessure de Christy. Mais Serge ne la voyait nulle part et de toute façon, ils n’auraient pas eu le temps pour ça. Mais il refusait de laisser la jeune fille se faire tuer, cela était inconcevable.&lt;br /&gt;- Je ne te laisserai pas ! cria-t-il avec plus de détermination qu’il n’en avait jamais eue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ces mots, il s’arrêta net et se tourna face au monstre, forçant son amie à faire la même chose. Le colosse était à peine à cinq mètres d’eux et Serge eut tout juste le temps de voir ses bras puissants se rapprocher comme deux massues, bien décidés à faire d’eux une bouillie innommable lorsque les poings se seraient rejoints, écrasant leurs proies comme de vulgaires moucherons. Plongeant en avant, serrant Christy contre lui pour être certain qu’elle ne le lâcherait pas, il précipita leurs deux corps contre le sol et sentit les muscles gonflés des avant-bras du glouton lui passer à quelques millimètres au dessus du dos. Les mains rocailleuses du colosse s’entrechoquèrent dans un fracas qui fit résonner tout l’air environnant. Ne perdant pas une fractance, il se redressa, supportant toujours le poids de sa partenaire, et courut aussi vite qu’il le pût entre les pattes du géant, se penchant pour pouvoir passer sous la tête monstrueuse qui ne les avait pas vu s’échapper.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque le glouton écarta ses poings pour contempler le massacre qu’il avait accompli, il ne vit pas les deux pantins sans vie qu’il s’attendait à découvrir. Tandis que les deux rescapés s’échappaient en boitant aussi peu que possible, un rugissement d’une puissance effrayante retentit derrière eux. Mais ils ne se retournèrent pas et continuèrent leur course désespérée pour s’en éloigner le plus rapidement possible. Face à eux, ils reconnurent le corps recouvert de plumes jaunes du chocobo et les oreilles d’Elian qui dépassaient derrière l’animal. De cet endroit surgit un flash blanc et l’oiseau rayonna d’une douce lumière apaisante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fou de rage, le colosse bleu s’évertuait à se retourner. Cela n’était pas aisé pour lui, ses articulations ne lui facilitant pas la tâche, mais il réussit finalement à avoir les deux miraculés dans son champ de vision. Refusant de les laisser s’échapper, il se remit à leur poursuite, martelant le sol de ses pattes griffues, aplatissant l’herbe et laissant sur son chemin de gigantesques empreintes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les tremblements de terre répétés indiquaient aux fuyards que le glouton avait repris sa charge frénétique et ils savaient qu’il les aurait très vite rejoints. Leur seule chance de survie était de s’enfoncer dans la forêt, là où le géant ne pourrait pas les suivre. Mais que faisait Elian ? Serge avait bien compris son intention, mais avait-elle le temps pour ça ? Qu’avait-elle derrière la tête ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au dessus du cadavre calciné de la vitalierra, le nuage de myste s’excitait. Les deux jeunes Humes, dans leur fuite vers les arbres protecteurs de Mirkwood, allaient bientôt le rejoindre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'épiderme du jeune homme, qui n’avait pas cessé d’émettre un léger rayonnement doré, synonyme de la protection prodiguée par la mage blanche, reprit sa couleur habituelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serge et Christy venait d’atteindre l’endroit où la plante s’était consumée. Aucun d’eux ne vit le myste se mettre en mouvement et se diviser en trois filaments distincts. L’un s’éloigna pour rejoindre la Viera tandis que les deux autres se dirigèrent vers le duo de survivants. Derrière eux, le glouton se rapprochait inexorablement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le contact fut surprenant. Quand l’influx eut lieu, Serge n’avait aucune idée de ce qu’il lui arrivait. Il n’avait pas vu le myste s’insinuer dans son corps. A peine eut-il compris ce qu’il se produisait que la douleur prit le dessus. Ne pouvant plus soutenir le poids de son amie blessée, il s’effondra, entraînant Christy dans sa chute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au tréfonds de ses entrailles, la lutte contre ces deux puissances étrangères commença. Malgré cela, il put sentir le sol vibrer contre son torse. Le monstre était très proche. Maintenant, il se sentait traîné sur l’herbe. Quelqu’un tentait de le tirer, de l’éloigner du colosse. Christy. Au fond de lui, le tourbillon qui lui brûlait l’estomac continuait de faire des ravages. Tous ses muscles étaient crispés et il ne pouvait plus faire un seul geste. Quelqu’un criait à côté de lui mais il ne put reconnaître aucun mot. Son corps avait cessé de glisser, on ne s’occupait plus de l’écarter du danger. Peu à peu, la douleur se faisait moins prenante. Bientôt, il allait pouvoir rouvrir les yeux. Mais à quoi bon ? Son destin était scellé. Le glouton n’était plus qu’à quelques pas, il pouvait le sentir. Au fond de lui, le combat se terminait. Le myste avait réussi à se faire une place, comme d’habitude. Reprenant le contrôle de son corps, il entrouvrit les paupières et eut juste le temps de se retourner pour voir une masse marron s’abattre sur lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le choc fut violent mais pas mortel. Avec le peu de conscience qu’il lui restait, Serge comprit qu’il était prisonnier du poing de la créature et qu’elle n’avait plus qu’à le serrer pour lui briser les os. Complètement sonné par le coup qu’il venait de subir, son esprit s’embruma et sa vue se brouilla. Face à lui, sur la terre ferme, il crut distinguer Christy, ses cheveux blonds brillants sous le rayonnement du flux. Souhaitant de toutes ses forces qu’elle puisse s’en sortir et accordant une dernière pensée à son frère disparu, il s’évanouit tandis qu’un éclair noir traversait son champ de vision.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/356049447857407134-8250379458393214479?l=cladmaster.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cladmaster.blogspot.com/feeds/8250379458393214479/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2009/02/chapitre-5-partie-3.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/8250379458393214479'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/8250379458393214479'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2009/02/chapitre-5-partie-3.html' title='Chapitre 5 - Partie 3'/><author><name>Cladmaster</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16944006302305433119</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_PkoilNmk5OE/SXCFPJpfohI/AAAAAAAAACc/IP0M3NjzWTI/S220/DSC08767.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-356049447857407134.post-8184861575175279251</id><published>2009-02-10T23:58:00.011+01:00</published><updated>2009-03-05T10:37:55.847+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 5 - Partie 2</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Chapitre 5&lt;/strong&gt; : Kwoaaa !!!&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Partie 2&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Saisis sur place à la vue de ce spectacle atroce, Serge et Christy ne purent esquisser un mouvement. Toute leur attention était dirigée sur cette scène irréelle. Le monstre devait faire dans les cinq mètres de haut, mais ce n’était pas ce qui était le plus impressionnant. Son allure générale était pour le moins déconcertante. En effet, il ne semblait pas posséder de torse à proprement parler. Son corps, dont la peau rugueuse était teintée d’un bleu clair étonnant, n’était constitué que d’une gigantesque gueule dont les dents sales et usées témoignaient de la cruauté dont elles avaient déjà dû faire preuve. Un large nez aplati surplombait la mâchoire supérieure et deux petits points jaunes révélaient l’emplacement des yeux de la créature. A l’arrière de cette tête qui défiait toutes les lois de la proportion, deux long bras puissants s’étendaient, prenant naissance là où des oreilles auraient dû se trouver. Chacun des avant-bras se terminaient par une main dont les trois doigts étaient dotés de griffes redoutables. A partir du poignet jusqu’aux extrémités acérées, la peau prenait une couleur brune et avait l’aspect d’une carapace dont les anneaux paraissaient durs comme de la pierre. Chacun de ces bras devaient faire dans les six mètres, ce qui donnait à ce spécimen incroyable une envergure avoisinant les seize mètres. Les épaules quant à elles étaient recouvertes d’une ossature dont la forme et la coloration rappelaient les plaques d’une armure de bronze. Deux larges cuisses soutenaient la créature, directement rattachées à l’arrière de la tête, juste sous les bras. Contrairement à ceux-ci, ces jambes dénuées de mollets étaient très courtes et maintenaient la gueule à seulement un mètre du sol, ce qui étaient peu en comparaison de la taille du prédateur. Les pattes qui supportaient tout le poids du monstre étaient semblables en tout point aux mains à ceci prêt que les orteils étaient plus espacés pour assurer une meilleure stabilité mais également moins articulés. Serré dans son poing droit, le chocobo avait cessé de se débattre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serge qui s’attendait à découvrir l’oiseau jaune à la merci d’une de ces abeilles démesurées ne sut comment réagir face à ce nouvel adversaire. Christy aussi était sous le choc et ce ne fut que grâce à la vivacité d’Elian qui les tira en arrière qu’ils se retrouvèrent à nouveau à couvert.&lt;br /&gt;- Vous êtes fous ! Pourquoi êtes vous partis à leur poursuite ? murmura la Viera, leur faisant comprendre son mécontentement.&lt;br /&gt;- Tu as vu ce truc ? questionna le jeune fille, trop abasourdie par ce qu’elle venait de voir pour pouvoir écouter les reproches qui lui étaient faits. C’est énorme !&lt;br /&gt;- Oui, c’est un glouton. Un carnassier violent qui dévore toutes les créatures qui sont assez petites pour rentrer dans son gosier. Vous auriez pu vous faire tuer, vous êtes totalement inconscients !&lt;br /&gt;- Oui, pardon… s’excusa finalement l’étudiante. Mais on pensait qu’il n’y aurait qu’une abeille. Je croyais que ça ne poserait pas de problème. On sait comment faire maintenant.&lt;br /&gt;- Détrompe-toi, on ne sait jamais ce qu’il peut arriver et chaque affrontement est différent. Ta technique aveuglante ne fonctionnera pas à tous les coups, alors ne soit pas trop sûre de toi. Et toi Serge, je t’avais dit de ne pas te lancer dans la bataille sans réfléchir ! Tu as oublié l’infection que tu as contractée ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elian s’était tournée vers le garçon, souhaitant lui faire les remontrances qu’elle jugeait utiles, mais celui-ci ne l’écoutait pas. Il était tourné vers la clairière et observait, horrifié, le monstre à travers les branchages. Il jouait avec le chocobo, le prenant par une patte et le balançant comme un vulgaire bout de viande dont il comptait bien faire son futur repas. Le volatile, vidé de toutes ses forces, tentait désespérément de se libérer en étendant ses ailes, mais cela se résumait à quelques faibles battements tant son bourreau l’avait torturé. La Viera supportait elle aussi très mal le spectacle, mais elle savait pertinemment qu’ils ne pouvaient rien y faire et elle interpella à nouveau le jeune homme afin de le détourner de cette atrocité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Serge ! Ecoute-moi.&lt;br /&gt;Pas de réponse.&lt;br /&gt;- Serge !&lt;br /&gt;- On ne peut pas laisser faire ça ! finit-il par annoncer.&lt;br /&gt;- Nous n’avons pourtant pas le choix. Ce glouton est bien trop fort pour nous.&lt;br /&gt;- Mais regarde ce qu’il est en train de faire !&lt;br /&gt;- Je sais, c’est horrible, mais c’est la nature. Crois bien que je souhaite de tout mon cœur que ce chocobo s’en sorte, mais nous n’y pouvons rien. Surtout que mes sorts de guérison sont toujours inefficaces sur toi. Qui ira sauver ton frère si tu te fais tuer ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En entendant ces dernières paroles, Serge détourna la tête et ferma les paupières en serrant les poings de toutes ses forces. Il se sentait impuissant et ressentait toute l’injustice dont ce monde pouvait être fait. L’image de son frère lui traversa l’esprit et il comprit qu’il ne pouvait pas le trahir, qu’il ne pouvait pas l’abandonner en risquant sa propre vie dans un combat perdu d’avance. Pourtant, quelque chose en lui se refusait à prendre la décision d’abandonner l’animal à son triste sort. Il ressentait le besoin de se lancer dans la bataille Une réaction absurde quand on sait que deux fluances plus tôt, il n’avait encore jamais tenu une arme entre ses mains. Sachant pertinemment que son argument n’aurait aucune valeur, il essaya une dernière fois de convaincre la Viera, cherchant ainsi à se prouver qu’il avait tout tenté avant de reprendre leur chemin.&lt;br /&gt;- Xav’ adorait les animaux. Il voudrait que j’intervienne.&lt;br /&gt;- Tu as sans doute raison, acquiesça-t-elle, tu le connais mieux que moi. Mais les gens cherchent trop souvent à être héroïques dans de telles situations. Combien de personne ont risqué leur vie sans raison juste pour prouver qu’ils étaient vertueux. La vie de ton frère est plus importante à tes yeux que celle de ce chocobo. Alors ne suis pas ces pulsions qui te poussent à prendre des risques inconsidérés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elian avait dit tout cela avec une douceur inouïe et apaisante qui aida sans aucun doute à le raisonner, même si au fond de lui, il était déjà convaincu. Il jeta un dernier coup d’œil vers la clairière où il aperçut le géant s’amuser en tenant l’oiseau par chacune de ses ailes, prêt à l’écarteler. Avec tous les remords du monde, il s’en détourna et dit d’une voix qu’il voulait déterminée.&lt;br /&gt;- Allons-y.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il commença à faire demi-tour à l’instant même où il entendit Christy pousser un hurlement. Elle qui s’était faite si discrète pendant qu’Elian s’occupait de Serge n’avait pu retenir un cri lorsqu’elle vit ce qui était en train de lui arriver. Des tiges ramifiées de centaines de feuilles étoilées étaient en train d’entraver ses mouvements en s’enroulant autour de ses jambes et de ses bras. Les longues lianes semblaient se mouvoir par leur propre volonté et ni Serge ni la Viera n’eurent le temps de réagir. En une fractance, la jeune fille était totalement ligotée et incapable de se débattre. L’instant d’après, elle fut tirée vers le haut, disparaissant dans les feuillages à quelques mètres au dessus d’eux sans qu’ils ne puissent venir à son secours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Christy ! hurla Serge, incapable de réprimer sa terreur malgré le glouton qui se trouvait de l'autre côté de la clairière. Mais son appel ne fut pas vain puisqu’il obtint une réponse dont le timbre de la voix traduisait un affolement extrême.&lt;br /&gt;- Serge ! Au secours ! Aide-moi !&lt;br /&gt;Et les cris continuèrent, emplis d’une peur plus poignante que jamais. Le jeune homme, totalement démuni, resta sur place sans trouver d’autres solutions que de répéter le prénom de l’étudiante, comme si cela pouvait la ramener. Mais Christy avait disparu et il ne l’entendait même plus crier. La cherchant désespérément des yeux dans les hauteurs de la forêt, le garçon ne découvrit ce qu’elle était devenue que lorsqu’Elian attira son attention en un tout autre endroit.&lt;br /&gt;- Regarde. Elle est là. Une vitalierra l’a capturée !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serge suivit la trajectoire de son doigt qui désignait la direction de la clairière. Il ne comprit pas tout de suite ce qu’il devait voir, puis découvrit à sa grande stupeur une masse verte qui ondulait sur l’herbe. Prise au piège dans un enchevêtrement de lierre, il reconnut la silhouette de la jeune fille. Son corps était totalement recouvert par une couche végétale et il n’y avait guère plus que ses cheveux dorés qui demeuraient visibles. Les extrémités des lianes meurtrières se rejoignaient au sommet d’une petite boule verdâtre semblable à un bourgeon éclot à ceci près qu’il se déplaçait sur quatre paires de petites pattes d’insecte. Tout en avançant, elle trainait sa prise derrière elle, l’agitant dans tous les sens. Son déplacement était précis et sa destination ne faisait aucun doute. La plante livrait sa prisonnière au géant qui s’amusait toujours avec sa précédente proie. En voyant ce serviteur apporter son repas au glouton, Serge comprit comment une créature aussi grosse avait pu se saisir d’un animal aussi rapide que ce chocobo. Mais il ne s’attarda pas sur ces considérations. Il avait été capable de se contenir lorsque ce n’était que le volatile qui était menacé. Cette fois-ci, la situation était différente et rien ne pouvait le faire changer d’avis. Elian en était parfaitement consciente et elle était de toute façon incapable de laisser cette enfant se faire dévorer. Sachant qu’elle ne pourrait pas arrêter le garçon une fois celui-ci parti à l’assaut, elle fit apparaître son bâton et ne perdit pas une fractance. Instantanément, l’éclat blanc habituel fit son office et deux sphères taillées de multiples facettes apparurent autour d’eux avant de se disperser dans une explosion qui provoqua un son clair et presque inaudible. Sur le coup, Serge fut surpris puis comprit très vite ce qui s’était passé. Sa peau luisait désormais d’un faible éclat doré. Il se tourna vers celle qui venait de lui attribuer cette protection, lui exprima sa reconnaissance par un regard et s’élança sur ce qui devait bientôt devenir un nouveau champ de bataille.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/356049447857407134-8184861575175279251?l=cladmaster.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cladmaster.blogspot.com/feeds/8184861575175279251/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2009/02/chapitre-5-partie-2.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/8184861575175279251'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/8184861575175279251'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2009/02/chapitre-5-partie-2.html' title='Chapitre 5 - Partie 2'/><author><name>Cladmaster</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16944006302305433119</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_PkoilNmk5OE/SXCFPJpfohI/AAAAAAAAACc/IP0M3NjzWTI/S220/DSC08767.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-356049447857407134.post-3469582669205975196</id><published>2009-01-26T18:33:00.009+01:00</published><updated>2009-06-11T06:28:47.551+02:00</updated><title type='text'>Chapitre 5 - Partie 1</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Chapitre 5&lt;/strong&gt; : Kwoaaa !!!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Partie 1&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serge n’avait pas souvent quitté Altéa. C’était là qu’il était né et il n’avait jamais ressenti le besoin de s’extraire de cette ville qui hébergeait tous ses souvenirs. Peut-être aussi parce qu’il sentait que ses parents ne voulaient pas le voir partir. Il voyageait, certes, mais seulement par l’intermédiaire de ses livres et de ses magazines. Il avait déjà pris le monorail pour se rendre à Ozarie une fois, avec ses parents, alors qu’il n’avait que neuf centycles. Ils devaient assister à une conférence pour leur travail et lui avaient proposé de les accompagner. A l’époque, il avait sauté de joie, non pas parce qu’il allait voir un nouvel endroit, mais parce qu’il n’était jamais monté à bord de ce long tube de métal et de bois. Il était déjà allé l’admirer sur le quai, mais n’avait jamais vu l’intérieur si ce n’était sur les quelques photos qu’il avait découvertes dans un ancien numéro de "Science et Progrès". Il y avait lu qu’il avait fallu près d’un centycle pour le mettre en service et qu’il avait été inauguré en 1157. Cela faisait désormais plus de 80 centycles qu’il glissait silencieusement le long de son unique rail d’acier qui serpentait à travers la forêt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se rappelait encore du voyage. Son frère était venu lui aussi, et du haut de ses six centycles, il était resté cloué à la vitre tout le long du trajet, dévorant le paysage des yeux. Même si les arbres ne présentaient que peu d’intérêt, Xavier essayait de repérer les animaux et tirait sur la manche de Clara, sa mère, dès qu’il croyait avoir vu une biche ou un lapin. Serge, quant à lui, tannait son père, Evan, pour qu’il l’emmène voir la salle des machines. Au bout d’un moment, celui-ci avait cédé et était allé chercher une hôtesse pour qu’elle les y accompagne. Elle n’avait pas tout de suite accepté, mais en voyant les yeux brillants d’espoirs de l’enfant, elle avait demandé l’autorisation aux techniciens qui n’y virent aucune objection. Son père l’avait alors laissé aux mains de la jeune femme qui l’avait conduit dans la salle en question. A l’instant où la porte fut poussée, le jeune garçon n’avait pu retenir un petit cri d’émerveillement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant lui se trouvaient les grands tubes en verre qu’il avait vus dans l’article de son magazine. Il y en avait huit, regroupés deux-à-deux à chaque coin de la pièce. Serge reconnu très vite le mécanisme, composé d’une hélice située entre chaque couple de cylindre. A l’intérieur de ces tours de verre, du flux circulait, s’échappant de l’une, appelée l’émettrice, pour rejoindre sa jumelle, la réceptrice, exerçant au passage une pression incroyable sur les pales qui tournaient à vive allure en entraînant d’imposantes roues dentées. Un ingénieux système de poids et de balancier permettait de déplacer deux masses circulaires qui bouchaient le sommet de chacun des compartiments. Tandis que l’une des masses descendait, comprimant et poussant le flux pour l’obliger à sortir, l’autre remontait afin de créer une dépression et d’aspirer ce flux dans la réceptrice. Puis, lorsque le processus était terminé et que l’émettrice était vide, les poids étaient inversés permettant au système de fonctionner dans l’autre sens. De cette façon, la machinerie était toujours en service.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reste était plus simple, juste un assemblage de roues de différentes tailles qui rejoignaient le rail et qui prenaient appui dessus pour propulser le véhicule. Les freins agissaient directement sur les balanciers, ce qui retenait les poids, empêchant le flux de circuler. Le petit garçon qu’était Serge à l’époque était ébahi par tout ce qu’il voyait et même maintenant qu’il avait 18 centycles, il se rappelait encore de cette fluance là. C’était l’azura et dans son esprit, les tours de verre de la salle des machines brillaient toujours de leur bel habit bleu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors qu’il marchait aux côtés d’Elian et de Christy, Serge se surprit à penser qu’il aurait bien aimé reprendre le monorail pour aller à Ozarie. Des souvenirs d’enfance qui le rattachaient à son frère, mais aussi à ses parents. La nostalgie le prit aux tripes. Au fur et à mesure qu’il s’éloignait d’Altéa, il avait l’impression qu’il avait raté quelque chose. Ces derniers temps, il en avait voulu à ses parents de se réfugier dans leur travail, prétextant qu’ils cherchaient un remède pour Xavier. Depuis que son frère était tombé malade, il ne les avait pas vus souvent et dès qu’ils se croisaient, ils ne se parlaient guère. La tension était palpable. Serge disait qu’il ne les croyait pas, qu’ils ne cherchaient rien du tout et qu’ils avaient juste peur d’affronter la réalité. Mais au fond de lui, il ne le pensait pas. C’était lui qui avait peur. Il ne savait pas pourquoi, mais il était incapable de se confier à ses parents. Il n’avait pas pris l’habitude de leur faire confiance. Son seul ami était Xavier et il n’avait jamais compté sur quelqu’un d’autre que lui pour l’aider. Mais il n’était plus là. Maintenant, il regrettait de ne pas avoir plus parlé avec son père et sa mère et se demandait comment il avait pu en arriver là. Ils lui manquaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le monorail. Non. Ils n’auraient pas pu le prendre. Pourtant, ils seraient arrivés en à peine cinq luxances. Mais il se rappela de la discussion qu’il avait eue avec Christy après qu’ils soient entrés dans la forêt. Il fallait qu’ils restent cachés. Cela était d’autant plus vrai qu’ils savaient désormais qu’ils étaient recherchés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis qu’ils étaient partis le matin même, ils n’avaient rencontré personne d’autre. Ils se permettaient même de discuter, Elian gardant les oreilles dressées, attentive au moindre bruit. Mais mis à part leurs propres pas et le piaillement occasionnel des oiseaux, il n’y avait rien à signaler. Etait-ce normal ? Serge se demanda s’ils n’auraient pas déjà dû croiser un sanglier ou un quelconque gibier. En effet, cette forêt était un terrain de chasse reconnu et était censée abriter les futures victuailles exposées sur les étals du marché d’Altéa. Faisaient-ils trop de bruit ? S’enfuyaient-ils tous sur leur passage ? Si la veille il pouvait se dire qu’ils étaient encore trop près de la lisière, ils étaient maintenant en plein cœur du bois et cette absence de faune devenait étrange. Après tout, neuf centycles plus tôt, son frère avait bien vu des animaux s’approcher du monorail. Ils n’étaient donc pas si effrayés par la civilisation. Après tout, cela devait être le dernier de ses soucis. A quoi bon s’inquiéter pour ça ? Il n’était pas là pour voir des bêtes sauvages mais pour retrouver son frère, toujours aux mains de cet ignoble individu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En y réfléchissant, il comprenait mieux l’intérêt que M. Diguel lui avait porté depuis leur rencontre. C’était un nouveau professeur que Serge n’avait jamais vu auparavant. Il avait appris que cet homme travaillait chez MétaFlux et qu’il avait demandé à venir enseigner son savoir aux étudiants de la fac. Le laboratoire ayant de nombreux accords d’échanges avec l’université, ce genre de procédure était très courante et l’homme fut muté aisément. Tout cela, c’était M. Diguel lui-même qui lui avait raconté. L’enseignant s’était rapproché de son étudiant dès le premier cours, flatté par l’intérêt que le garçon portait à son enseignement. Cela faisait presque 10 fluances que son frère était dans un état proche de la mort et la rentrée scolaire s’annonçait bien morne. Il se forçait à aller en amphi mais n’écoutait rien des leçons qui lui étaient prodiguées. Et puis le cours de flux avait commencé, semblable aux autres conférences. Serge s’était réfugié au milieu de la salle, là où il était le plus à l’abri du regard de ce professeur qu’il ne connaissait pas. Il n’avait pas l’intention d’écouter. Pas lui plus qu’un autre intervenant, même s’il s’agissait de sa matière préférée. Mais quelque chose dans les paroles de ce nouvel enseignant lui avait fait quitter sa torpeur. L’homme qui se tenait devant lui avait les cheveux bruns, peut-être roux. Ils étaient coupés assez courts, dégageant bien son visage oblong, mais restaient suffisamment longs pour laisser s’exprimer les innombrables boucles de son épaisse chevelure. Il portait un complet marron et faisait face, dans une posture assurée, à l’ensemble de la classe. Le garçon se mit à l’écouter et fut très vite sous le charme. Il était vrai que de toute sa vie, Serge n’avait rencontré aucune personne aussi impliquée dans son travail, si passionnée. Il possédait des connaissances incroyables et il semblait impossible de trouver une seule question à laquelle il ne pouvait répondre. Ses compétences dans le domaine du flux n’étaient plus à prouver et dès la fin du premier cours, le jeune homme avait pris son professeur pour modèle. Il voulait, tout comme lui, devenir incollable sur cette énergie irremplaçable qui régissait tant de choses dans l’univers. Il restait tellement de mystères à résoudre à son sujet, tellement d’inconnues sur son fonctionnement que rien ne pouvait être plus motivant que de chercher des réponses à toutes les interrogations que l’on pouvait encore se poser. Mais très vite, la tristesse reprit le dessus et au bout du troisième cours, Serge recommença à sombrer dans sa torpeur. M. Diguel lui avait demandé ce qu’il lui arrivait et pour une raison étrange l’étudiant s’était confié. Jusqu’à présent, son seul confident était Xavier, mais désormais, ils ne pouvaient plus discuter tous les deux. Peut-être était-ce pour cela qu’il avait si facilement accordé sa confiance à cet homme. Il avait besoin d’un soutien qui puisse le comprendre et la passion commune qui les animait rendait la chose évidente. Il était le seul à pouvoir l’aider dans cette épreuve. Pourtant, seulement deux cycles après leur rencontre, l’homme avait révélé son vrai visage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il l’avait trahi. Serge comprenait à présent qu’il ne s’était jamais vraiment intéressé à lui. Son seul but était de trouver un moyen de s’approcher de son frère. Pourquoi ? Est-ce que sa maladie avait un lien avec tout cela ? Le garçon s’évertuait à chercher des réponses mais n’en trouvait aucune. La seule façon de comprendre était de le retrouver et de le faire parler. Tout comme ils attendaient des explications de la part de Lucrécia.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pensées de Serge étaient régulièrement entrecoupées des multiples interventions de Christy. Si la plupart n’étaient pas dignes d’intérêt et ne maintenaient pas la discussion plus de quelques nuances, l’une d’elle obligea le jeune homme à participer puisqu’elle lui demanda de quoi son frère souffrait exactement. Il était vrai qu’il ne leur avait pas dit grand-chose sur lui et les risques qu’elles prenaient pour l’aider à le retrouver méritaient qu’il leur raconte tout. Son état, les médecins qui étaient venus l’observer, les trois cycles qui s’étaient écoulés depuis la tétanisation de son corps. Il leur dit tout ce qu’il savait et au fur et à mesure de son récit, il se mit à espérer qu’Elian aurait des réponses. Malheureusement, elle fut incapable de l’aider. Rien de ce qu’il décrivait ne ressemblait aux maléfices qu’elle connaissait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En écoutant Christy parler, Serge apprit, bien qu’elle lui ait déjà dit, qu’elle était originaire du continent d’Oriares et qu’elle était arrivée à Altéa quatre cycles plus tôt. Elle avait toujours vécu dans sa ville natale, Arates, et avait eu beaucoup de mal à convaincre ses parents qu’elle était capable de survivre loin d’eux sur un autre continent. Son père était façonneur et son atelier comptait parmi les plus réputés de sa ville. Il savait travailler tous les matériaux et leur donnait la forme qu’il voulait. Au moins un habitant sur dix possédait l’un de ses objets, que ce soit un meuble, des couverts ou des décorations diverses. Sa mère, quant à elle, aidait son mari dans l’organisation des tâches dans le magasin, prenait les commandes et gérait les comptes. La fougue avec laquelle la jeune fille parlait de l’activité de sa famille laissait peu de doute sur la véracité de ses propos, même si le garçon se demandait si elle n’enjolivait pas un peu les faits. En tout cas, elle insistait sur une chose, qui le fit sourire. C’était qu’elle tenait son physique incomparable de sa mère qui était d’une beauté éblouissante. En regardant Christy, Serge ne put s’empêcher de penser qu’elle disait vrai. Mais ce qui était sûr, c’est qu’elle n’avait pas hérité de la modestie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus tard, ils se demandèrent s’il n’y avait qu’Altéa et ses environs qui avaient changé ou si Ivalice tout entier était victime de ces transformations. Mais ils n’insistèrent pas longtemps sur le sujet car cela n’avait rien de rassurant, plus particulièrement pour l’étudiante, ses parents vivant toujours de l’autre côté de l’océan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mi-flux approchait et le ciel se parait d’une teinte rappelant la pelure d’une orange bien mûre. Ils marchaient toujours dans cet environnement étrangement vide de faunes mais envahi par la flore lorsqu’ils entendirent des craquements au loin, accompagnés d’un cri surprenant. Serge n’avait jamais entendu ça et il tendit l’oreille pour tenter de reconnaître ce dont il pouvait s’agir. Mais il n’eut pas le temps d’écouter plus en détail, Elian s’étant déjà jetée sur lui et Christy.&lt;br /&gt;- Cachez-vous !&lt;br /&gt;Prenant chacun de ses deux compagnons par les épaules, elle les fit s’accroupir derrière un arbre et alla se cacher à l’abri d’un autre.&lt;br /&gt;- Qu’est-ce qui se passe ? chuchota Christy en direction de la Viera.&lt;br /&gt;- Taisez-vous pour le moment, vous verrez bien.&lt;br /&gt;Les deux jeunes gens étaient dans une posture peu confortable, cherchant à se camoufler au mieux derrière le tronc, tenant à peine en équilibre sur leurs pieds, s’agrippant à l’écorce et aux habits de leur partenaire d’infortune.&lt;br /&gt;- Ah, lâche-moi, marmonna la jeune fille. Aïe, tu me tires les cheveux !&lt;br /&gt;- Oh, pardon, je n’ai pas fait exp…&lt;br /&gt;- Et enlève tes mains de là tu veux, n’en profite pas !&lt;br /&gt;- Euh, je… bredouilla-t-il.&lt;br /&gt;- Va te chercher un autre arbre, ok.&lt;br /&gt;Gêné, il allait se lever lorsque le cri se fit entendre à nouveau, beaucoup plus clair.&lt;br /&gt;- Kwoaaa !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serge s’immobilisa. Le bruit se fit plus évident. Des branches se brisaient sous le martellement de pas précipités. Les pas d’un animal, probablement. Ce ne pouvait pas être un homme qui poussait de tels hurlements. Puis, un autre son, plus familier celui-ci, s’ajouta aux autres. Un bourdonnement effréné se faisait de plus en plus présent. Il se rapprochait. Il n’y avait pas qu’un animal. Il y en avait au moins deux. Et l’un d’eux était l’une de ces monstrueuses abeilles qui lui avait injecté ce venin dans la joue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Kwoaaa !!!&lt;br /&gt;Même si le garçon n’avait aucune idée de ce à quoi ressemblait la créature qui poussait ce cri, il était certain qu’il s’agissait d’un appel au secours. C’était une course poursuite qu’il entendait et qui se rapprochait de sa cachette improvisée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Kwoaaa !!!&lt;br /&gt;L’animal n’était plus qu’à quelques mètres mais il ne le voyait toujours pas. Cependant, en écoutant le craquement des brindilles, il pouvait estimer la vitesse à laquelle il fuyait face à son agresseur et la constatation était affolante. Finalement, il n’aurait sans doute aucun mal à semer son poursuivant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une masse jaune déboula devant ses yeux et disparut presque aussitôt. Quatre fractances plus tard, le monstre ailé prit la même direction sans se douter de la présence des trois compagnons.&lt;br /&gt;Le danger s’étant éloigné, Elian se releva et fit signe aux deux autres de la rejoindre.&lt;br /&gt;- Qu’est-ce que c’était ? demanda Serge, vraiment intrigué.&lt;br /&gt;- Un chocobo, lui répondit-elle simplement.&lt;br /&gt;- Un chocobo ? répéta-t-il.&lt;br /&gt;- Oui, un gros oiseau jaune pour faire simple. C’est l’un des plus grands sprinteurs sur Ivalice et on l’utilise couramment comme monture.&lt;br /&gt;- Tu veux dire, comme un cheval ? fit Christy.&lt;br /&gt;- Comment ça comme un cheval ? s’étonna la Viera.&lt;br /&gt;- Ben oui, tu dis qu’ils servent de monture !&lt;br /&gt;- Parce que vous utilisez les chevaux pour vous déplacer vous ?&lt;br /&gt;- Oui, confirma Serge. Enfin, certaines personnes le font. Pas toi ?&lt;br /&gt;- Non. Mais alors oui, c’est la même chose. Sauf que les chocobos vont bien plus vite. Il doit falloir être patient pour faire un voyage à dos de cheval.&lt;br /&gt;- C’est vrai que cet animal à l’air de courir très vite ! s’emporta Christy. C’est fou, t’as vu à quelle vitesse il est passé ? C’est à peine si on l’a vu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l’enthousiasme de la jeune fille fut stoppé par un nouveau cri du chocobo, celui-ci étant bien plus inquiétant. De la douleur semblait s’échapper de ce long appel de détresse.&lt;br /&gt;- C’est pas vrai, il n’a pas pu se faire avoir, il allait trop vite pour se faire rattraper par cette bestiole ! lança Serge, en réponse à ce cri déchirant.&lt;br /&gt;- On ne peut pas le laisser comme ça ! s’écria Christy, il faut faire quelque chose !&lt;br /&gt;Après s’être échangé un regard sans équivoque, ils s’élancèrent tous les deux dans la direction qu’avaient pris les deux créatures.&lt;br /&gt;- Attendez ! C’est trop risqué ! s’écria Elian, qui n’eut pas le temps de faire le moindre geste pour les arrêter.&lt;br /&gt;Voyant qu’ils ne l’écoutaient pas, elle se précipita à leur suite, n’imaginant pas une seconde de les laisser seuls.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le parcours ne fut pas long. Le chemin qu’ils empruntaient se déboisait rapidement et ils débouchèrent finalement dans une vaste clairière. Le flux emplissait ce lieu d’une clarté bienveillante comparée à l’ambiance plus tamisée qui régnait sous le couvert de la forêt. Mais ils n’eurent pas le temps de s’attarder sur ces détails. De l’autre côté, à plus d'une centaine de mètres du petit groupe, une créature plus imposante qu’ils n’en avaient jamais vu étreignait le pauvre chocobo dans une main démesurée et s’apprêtait à le dévorer.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/356049447857407134-3469582669205975196?l=cladmaster.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cladmaster.blogspot.com/feeds/3469582669205975196/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2009/01/chapitre-5-partie-1.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/3469582669205975196'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/3469582669205975196'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2009/01/chapitre-5-partie-1.html' title='Chapitre 5 - Partie 1'/><author><name>Cladmaster</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16944006302305433119</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_PkoilNmk5OE/SXCFPJpfohI/AAAAAAAAACc/IP0M3NjzWTI/S220/DSC08767.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-356049447857407134.post-7461970148618254344</id><published>2009-01-12T23:55:00.009+01:00</published><updated>2009-03-11T09:08:07.191+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 4 - Partie 5</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;---------------&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Chapitre 4&lt;/strong&gt; : En entrant dans Mirkwood&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Partie 5&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;em&gt;- Hynn ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- Encore ce nom…&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Hynn ! Tu m’entends ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- C’est à moi que l’on parle ? Qui est là ?&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- C’est moi, Néphraïm.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- Néphraïm ? Je ne connais pas de Néphraïm.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- C’est sans doute normal. Ta présence est faible.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- Quoi ?&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- J’ai eu beaucoup de mal à te trouver. Atalette aussi d’ailleurs.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- Je ne comprends rien à ce que vous dites.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Peu importe. Je ne sais combien de temps je vais pouvoir rester, je dois me dépêcher ! Je vais la chercher et je reviens tout de suite.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- Qui êtes-vous ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La voix ne répondit pas à sa question. Avait-elle seulement existé ? Serge n’en était pas si sûr. Il se rendit alors compte qu’il n’avait pas ouvert les yeux durant toute cette étrange conversation. D’ailleurs, avait-il parlé ? Il ne se rappelait pas non plus avoir ouvert la bouche. Pourtant, il lui semblait bien avoir échangé quelques mots avec cet étranger. D’où venait-il ? Et surtout, où était-il maintenant et à quoi ressemblait-il ? Il écarta les paupières pour voir où il se trouvait.&lt;br /&gt;Rien ne changea. Tout resta noir, intensément noir. Avait-il vraiment ouvert les yeux ? Il ne voyait même pas son propre corps, comme s’il était en plein milieu d’un vide chromatique obscur. Impossible. Cela ne pouvait exister. Il se rappela d’un article publié il y a quelques centycles par la revue scientifique de MétaFlux. Ils y expliquaient qu’il était possible d’obtenir un noir absolu en privant une zone de toute présence de flux. Mais pour réaliser une telle prouesse, aberration du monde naturel, ils avaient dû mettre en place un complexe sophistiqué dont ils ne voulaient rien dévoiler. Mais là, il se trouvait en pleine forêt. Comment une telle chose pouvait être possible ? Ses réflexions furent interrompues par une voix familière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qu’est-ce que vous me voulez ? Qu’est ce qui se passe ici ? Laissez-moi tranquille !&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Calme-toi Atalette. Je ne te veux pas de mal.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- Mais vous vous trompez, je ne m’appelle pas comme ça. Mon nom est…&lt;br /&gt;- Christy ? C’est toi ?&lt;br /&gt;- Serge ? Où es-tu ? On n’y voit rien là dedans !&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Calmez-vous ! Il faut absolument que vous m’écoutiez !&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- Qu’on se calme ! On ne sait même pas qui t’es et tu voudrais qu’on se calme ! s’emporta la voix de Christy.&lt;br /&gt;- Vous… Vous connaissez Lucrécia ? demanda Serge, soudain convaincu de ce qu’il disait.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Ah, enfin, je croyais que je ne réussirai jamais à vous faire entendre raison. Oui, bien sûr que je la connais. C’est…&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- Quoi ! Comment peux-tu la connaître ? Qui es-tu à la fin ?&lt;br /&gt;- Christy, si tu le laissais parler, on le saurait depuis longtemps.&lt;br /&gt;- Hein ? Hey, tu vas pas te retourner contre moi pyja-gars !&lt;br /&gt;- Laisse-le parler, c’est tout ce que je te demande. On ne peut rien faire d’autre dans cette situation de toute façon.&lt;br /&gt;- Ok, ok, j’ai compris, tu ne viendras pas te plaindre si…&lt;br /&gt;- Promis, je ne me plaindrai pas.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Euh… c’est bon, je peux parler là ou vous continuez à vous chamailler ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- C’est bon, désolé pour ça.&lt;br /&gt;- Oui, allez, vas-y la voix, on t’écoute !&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Bien. Donc, comme vous n’avez pas l’air de me reconnaître, je me présente. Je suis Néphraïm, fils de Lucrécia. Et votre frère.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- Quoi ! ne put retenir Christy.&lt;br /&gt;- Encore cette histoire ? Ça n’a aucun sens !&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Peut-être que cela n’a aucun sens pour vous, mais c’est pourtant la vérité.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- Expliquez-nous alors !&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Oui, je le ferai si j’arrive à tenir assez longtemps. Mais il y a plus urgent. Je dois vous mettre en garde.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- Contre quoi ?&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Contre notre mère…&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- Quoi ! s’interloquèrent les deux jeunes gens d’une même voix.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Oui. Ses intentions sont louables, mais ses méthodes discutables. Faites attention.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- Que voulez-vous dire par là ? Expliquez-vous ?&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Je veux parler de…&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;La voix se tut soudainement.&lt;br /&gt;- Quoi ? De quoi voulez-vous parler ?&lt;br /&gt;Il n’y eut aucune réponse.&lt;br /&gt;- Christy ?&lt;br /&gt;Elle ne répondit pas non plus. Perdu au milieu de l’intense obscurité, le garçon se retrouva seul. Peu à peu, son esprit s’embrouilla et il sombra dans l’inconscience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serge se réveilla en sursaut. Assis sur le sol de verdure, il aperçut presque aussitôt Christy qui le regardait avec de grands yeux ronds. Sous les premières lueurs d’orana, Elian les observait tour à tour, inquiète. A la vue du ciel orangé, le garçon estima que la cinquième luxance avait commencé. Pour plus de précision, il saisit sa pierrelle qu’il portait en pendentif. Au contact de sa paume, elle lui indiqua que la treizième nuance était entamée d’une dizaine de fractances. N’intégrant qu’à moitié ces informations qu’il avait consultées plus par réflexe que par nécessité, il se concentra sur les faits qu’il venait de vivre. Etaient-ils bien réels ? Il ne se posa pas la question plus longtemps puisque Christy prit la parole pour l’interroger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu comprends quelque chose à tout ça toi ?&lt;br /&gt;- Je ne sais pas. Tout ceci s’est réellement passé ? Tu étais vraiment là toi aussi ?&lt;br /&gt;- Bien sûr que j’étais là ! On a même discuté tous les deux !&lt;br /&gt;- Je veux dire. Ce n’était pas un rêve ?&lt;br /&gt;- Vu ta tête, j’ai bien l’impression qu’il t’est arrivé la même chose qu’à moi. Et je n’ai encore jamais entendu parler de rêves partagés !&lt;br /&gt;- Ça signifie que toi aussi tu as entendu ce Néphraïm ?&lt;br /&gt;- Oui, évidemment que…&lt;br /&gt;Mais la jeune fille fut interrompue par Elian qui écoutait la conversation, essayant de comprendre ce dont il pouvait parler.&lt;br /&gt;- Vous avez bien dit Néphraïm ?&lt;br /&gt;- Oui, il me semble que c’est son nom, répondit le garçon.&lt;br /&gt;- C’est bien ça, confirma Christy. Il nous l’a suffisamment rabâché pour qu’on s’en souvienne ! Tu connais ce nom ?&lt;br /&gt;- Oui, confirma la Viera. Et ça ne peut pas être une simple coïncidence.&lt;br /&gt;- Que veux-tu dire par là ? insista Serge.&lt;br /&gt;- C’est le nom d’un des fils de Lucrécia. Celle que je connais dans mon monde.&lt;br /&gt;- Oui, c’est ce qu’il nous a dit.&lt;br /&gt;- Cela confirme donc que la Lucrécia que vous avez rencontrée et celle que je connais est bien la même personne !&lt;br /&gt;- Mais tout ça n’a aucun sens !&lt;br /&gt;- Oui, je ne comprends pas non plus. On avait pourtant conclu que ce n’était pas possible. Mais d’abord, que vous est-il arrivé à tous les deux ? Je n’ai rien compris à ce que vous avez raconté. Néphraïm est venu vous parler ? Je ne l’ai pas senti venir, c’est impossible !&lt;br /&gt;- Je ne suis pas sûr. Mais je crois qu’il est venu nous parler dans notre sommeil. Enfin, je ne pense pas qu’il soit vraiment venu. Ça me rappelle un peu la façon dont Lucrécia m’a parlé la première fois. Il n’y avait que sa voix. Et ce nom. Il m’a appelé de la même façon. C’est comme ça que j’ai compris qu’ils étaient liés.&lt;br /&gt;- Oui, c’est vrai, t’as raison ! Je comprends mieux comment t’as fait pour deviner ! s’exclama Christy.&lt;br /&gt;- Et quels sont ces noms ? demanda Elian.&lt;br /&gt;- Il m’a appelé Hynn.&lt;br /&gt;- Et moi Atalette.&lt;br /&gt;- Hynn, Atalette, Néphraïm… Les enfants de Lucrécia. C’est bien ça, mais pourtant…&lt;br /&gt;- Que veux-tu dire ? fit le garçon, surpris.&lt;br /&gt;- Que ces trois noms sont bien les noms des enfants de Lucrécia. Ils sont très connus dans mon monde. Comme leur mère, ils sont très puissants. Mais pourquoi est-ce qu’ils vous appellent ainsi ? Hynn et Atalette. Ça ne peut pas être vous. Ils ne vous ressemblent même pas. Et de toute façon, ça n’aurait aucun sens.&lt;br /&gt;- Je me demande, intervint Christy, timidement. Peut-être… Peut-être qu’on nous mène en bateau. On cherche absolument à trouver une explication. Mais peut-être qu’il n’y en a pas et que tout ceci est fait pour nous embrouiller ! Peut-être même que ce sont des imposteurs !&lt;br /&gt;- Je ne sais pas, médita Serge. C’est possible mais… pourquoi ?&lt;br /&gt;- Je n’en sais rien, mais souviens-toi de ce qu’il a dit. Il faut nous méfier de Lucrécia.&lt;br /&gt;- C’est vrai, tu as raison.&lt;br /&gt;- Attendez ! Il vous a dit ça ? s’étonna la Viera.&lt;br /&gt;- Oui, expliqua le jeune homme. En fait, il nous a dit de rester sur nos gardes. Apparemment, leurs objectifs sont les mêmes, mais il n’est pas d’accord avec sa façon de faire. Le problème c’est qu’on ne connaît même pas leurs objectifs.&lt;br /&gt;- Et il ne vous a rien dit d’autre.&lt;br /&gt;- Non, il a disparu juste après.&lt;br /&gt;- Mince, tout ça devient de plus en plus compliqué. On ne sait même plus à qui se fier.&lt;br /&gt;- Mais c’est pas vrai, qu’est-ce qu’on fait dans ce merdier ! s’enflamma Serge. Est-ce que quelqu’un va enfin nous expliquer ?&lt;br /&gt;- Calme-toi, modéra Elian.&lt;br /&gt;- Que je me calme ! Vous avez tous ce mot là à la bouche ! Mais comment veux-tu ? Mon frère a été kidnappé par un malade, on est en plein milieu d’une forêt, poursuivis par des types et attaqués par des bestioles monstrueuses. Et maintenant, on reçoit un avertissement contre la seule personne qui semblait être de notre côté. Vraiment, j’vois pas comment rester calme !&lt;br /&gt;- Je sais bien, compatit la Viera, mais pour le moment, la seule chose qu’on peut faire, c’est continuer et essayer de comprendre. Ta colère est normale, mais essaie de la contrôler, elle n’apportera rien de bon à la situation.&lt;br /&gt;- Mouais, t’as raison, s’adoucit-il, toujours sur les nerfs mais se laissant convaincre par ces arguments. Bon, qu’est-ce qu’on fait alors ?&lt;br /&gt;- On continue de suivre la seule piste qu’on a, déclara Christy. C’est ça Elian ?&lt;br /&gt;- Oui, je crois que nous n’avons pas le choix. On va à Rosaria et on rencontre cette femme, qui que ce soit. C’est la seule façon d’obtenir de nouvelles informations.&lt;br /&gt;- D’accord, fit Serge. J’espère qu’elle pourra nous expliquer ce qu’il se passe. Et qu’elle nous aidera à retrouver mon frère !&lt;br /&gt;Elian hocha la tête en signe d’approbation, contente de voir que le jeune homme avait réussi à se calmer si rapidement.&lt;br /&gt;- Oui, on le retrouvera ton p’tit frère, assura Christy.&lt;br /&gt;- Merci, répondit-il, reconnaissant.&lt;br /&gt;- Oh, moi, j’dis ça, c’est juste parce que j’espère que ça te rendra moins grincheux, ajouta-t-elle avec un petit sourire malicieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Acceptant la raillerie qu’il trouva même plutôt sympathique, Serge se redressa, imité par ses deux compagnes de route. Rien n’était vraiment éclairci, mais une chose était plus évidente que jamais. Ils devaient absolument rencontrer cette Lucrécia pour apprendre tout ce qu’elle pouvait leur révéler, qui qu’elle soit en réalité. C’est ainsi que débuta orana, la deuxième fluance de leur périple. Bien décidés à atteindre leur objectif, ils reprirent le chemin de Rosaria, une légère bise s’insinuant entre les feuilles de l’ancienne forêt de Mirkwood.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/356049447857407134-7461970148618254344?l=cladmaster.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cladmaster.blogspot.com/feeds/7461970148618254344/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2009/01/chapitre-4-partie-5.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/7461970148618254344'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/7461970148618254344'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2009/01/chapitre-4-partie-5.html' title='Chapitre 4 - Partie 5'/><author><name>Cladmaster</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16944006302305433119</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_PkoilNmk5OE/SXCFPJpfohI/AAAAAAAAACc/IP0M3NjzWTI/S220/DSC08767.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-356049447857407134.post-7373040856107061023</id><published>2008-12-26T18:48:00.007+01:00</published><updated>2009-01-14T18:54:02.439+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 4 - Partie 4</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;---------------&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Chapitre 4&lt;/strong&gt; : En entrant dans Mirkwood&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Partie 4&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Incapable de se régénérer ? Tu veux dire que mon corps ne peut pas être soigné ?&lt;br /&gt;- C’est ça, malheureusement. Ni la médecine classique, ni la magie ne seront capables de panser tes blessures. En tout cas, tant que le poison ne sera pas purifié.&lt;br /&gt;- Et alors, qu’est-ce que l’on peut faire ?&lt;br /&gt;- Je sais qu’il existe des plantes qui ont la faculté de guérir cet empoisonnement. Malheureusement, je n’en sais pas plus et je serais bien incapable de te dire de quelles plantes il s’agit. Il nous faut trouver un purifieur ou qui que ce soit qui pourrait nous aider.&lt;br /&gt;- Mais on ne va jamais pouvoir trouver ça ici !&lt;br /&gt;- Tu as probablement raison. C’est pour cela que je vais te demander de rester le plus prudent possible. Si on nous attaque à nouveau, laisse nous faire, d’accord ?&lt;br /&gt;- Mais je ne peux pas faire ça ! Je ne vais pas rester en retrait à vous regarder combattre sans rien faire ! Et puis vous avez besoin de moi, non ? Tu ne peux que nous protéger et nous soigner, il faut bien que je sois là pour affronter nos ennemis !&lt;br /&gt;- Eh oh, ca va les chevilles, lança Christy. T’es pas tout seul, figure-toi. Moi aussi je suis capable de me battre. Il faut que je te rappelle qui t’a sauvé quand tu étais entouré par les loups ? Et il y a quelques nuances, c’est moi qui ai neutralisé l’abeille en l’aveuglant. Sans moi, tu n’aurais jamais pu l’achever.&lt;br /&gt;- Oui, c’est vrai mais…&lt;br /&gt;- Il n’y a pas de "mais", Serge. Si tu te fais blesser, je ne pourrai rien pour toi, fit la Viera d’un ton sans réplique. Alors s’il y a un quelconque danger, tu restes en arrière, compris ? Je ne veux pas avoir à te transporter sur le dos si tu tombes inconscient au combat. Et je n’ai pas voulu te le dire après que nous ayons achevé cette créature, mais ta manière d’aborder le combat est totalement irréfléchie. Ce n’est pas en fonçant dans le tas que tu réussiras quoi que ce soit. Tu as eu de la chance, mais si tu avais été tout seul, tu ne serais plus là pour entendre mes sermons. Oui je te suis reconnaissante pour t’être interposé entre cette bestiole et moi, mais il faut que tu saches que tu as encore beaucoup à apprendre et que te jeter sur l’ennemi sans réfléchir ne te permettra pas de finir victorieux à chaque fois. Si tu n’apprends pas à te contrôler et à identifier les faiblesses de ton adversaire, tu ne progresseras jamais. Et il faut aussi que tu apprennes le travail d’équipe. Alors la prochaine fois, tu restes en arrière, tu observes et tu n’interviens que si on te le demande. Tu m’as bien comprise ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serge avait bien du mal à répondre, assommé par toutes ces réprimandes. Il ne comprenait pas pourquoi elle lui disait tout cela maintenant et il devait bien admettre qu’il n’imaginait pas qu’Elian puisse penser ainsi à son égard. Avait-il été si décevant dans ses combats ? Jusqu’à présent, même si son expérience dans le domaine était toute récente, il trouvait qu’il se débrouillait plutôt bien. Il avait affronté des monstres-loups à Altéa et protégé Elian à deux reprises. La première fois contre cet homme parmi la foule Altéanne et la seconde face à cette abeille tueuse. C’était lui qui avait donné le coup de grâce, alors qu’Elian n’avait pas vraiment brillé par sa présence. Au contraire, elle avait été la victime de cette créature et ne lui avait porté aucun coup. Il ne pouvait nier que Christy l’avait beaucoup aidé, mais cela ne justifiait pas le discours de la Viera. Cependant, il réussit à se contenir. Même s’il ne comprenait pas tout, il savait qu’elle disait ça pour son bien. Il s’était déjà emporté sans raison contre elle une luxance plus tôt, alors ce n’était pas le moment pour se fâcher à nouveau. Et en y réfléchissant un peu plus, elle connaissait bien mieux ces créatures mystérieuses que lui. Ces mises en garde n’étaient sans doute pas futiles. Dorénavant, il ferait plus attention.&lt;br /&gt;- D’accord, j’ai bien compris. Je ferai de mon mieux.&lt;br /&gt;- Très bien. Alors allons-y. Soyez attentifs et ne parlez que si cela est nécessaire. Je vous rappelle que nous sommes recherchés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils reprirent leur route, avançant sans perdre de temps mais soucieux de faire le moins de bruit possible. Jusqu’à présent, Elian avait été comme une louve avec eux, très douce et très protectrice. Mais sa dernière intervention avait révélé aux deux jeunes gens un autre aspect de sa personnalité. Elle avait su se montrer plus autoritaire qu’elle ne l’avait jamais été avec eux et plus franche aussi. Même si Christy n’avait pas été visée, elle prit conscience de la justesse des propos de cette femme aux longues oreilles duveteuses. Peut-être que ses sens aiguisés lui permettaient aussi de ressentir les émotions des gens et d’agir en conséquence. Ou peut-être comprenait-elle mieux la nature humaine que la plupart des humains de son monde. Le fait est que la jeune fille vit en elle une seconde mère qui avait su remettre Serge sur le droit chemin avant qu’il ne s’en écarte trop. Sentant la trop grande assurance qui commençait à envahir le jeune homme, elle avait pris les devants en le mettant en garde contre lui-même. Malgré la rudesse de ses mots, son discours était resté protecteur. Et surtout, elle avait réussi à empêcher que Serge ne s’emporte comme la dernière fois et pour cela, Christy lui en était très reconnaissante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La progression fut silencieuse mais bien moins pesante qu’ils n’auraient pu le croire. Même s’ils savaient à présent qu’ils étaient recherchés, ils se sentaient beaucoup plus libres dans leur tête maintenant que toute tension dans le groupe était dissipée. Serge se questionnait toujours sur le sens des paroles d’Elian, mais il ne lui en voulait plus. Il avait compris qu’elle faisait tout son possible pour l’aider et qu’il ne pouvait pas lui demander plus que ce dont elle était capable. Restait toujours le problème du poison. Pour l’instant, il n’avait aucune idée de la façon dont il allait s’en débarrasser. Fort heureusement, il ne ressentait aucune douleur et il savait désormais que tant qu’il ne prendrait pas de risques inconsidérés, sa vie n’était pas en danger. Mais il fallait tout de même trouver un antidote le plus vite possible car il avait le pressentiment qu’il aurait besoin de se battre très bientôt et que sans les soins d’Elian, il faiblirait rapidement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fil de leur avancée, la végétation se diversifiait et la faune se laissait plus facilement apercevoir. Le groupe progressait en longeant à bonne distance le sentier qui semblait suivre la bonne direction pour se rendre à Ozarie. En procédant ainsi, ils restaient à couvert tout en évitant de s’enfoncer trop profondément dans la forêt, minimisant ainsi les risques de mauvaises rencontres. Les environs du sentier étaient également moins épais, ce qui n’était pas négligeable pour accélérer la marche. Plusieurs luxances se succédèrent sans encombre. Seule Elian crut entendre des voix au loin, mais elles s’évanouirent presque aussitôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux environs de 17 lux, Serge commença à ressentir les premiers signes de faim, mais aussi de fatigue. En y repensant, il n’avait rien avalé depuis la mi-flux dernière et cela faisait presque 8 lux qu’ils avaient pénétré dans Mirkwood. Sa vigueur était surprenante et apparemment, il en était de même pour ses deux compagnes. Mais ses ressources n’étaient pas inépuisables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pâleur du ciel s’intensifiait, la verdure prenait des teintes pastel et tout le paysage s’affadissait, signe que prima touchait à sa fin. Dans 3 lux, le flux ne rougeoierait plus et toute chose sur Ivalice perdrait ses couleurs durant quelques nuances, laissant le monde baigner dans une blancheur délavée. Puis, timidement, les premières lueurs orangées embraseraient Ivalice, marquant ainsi l’éveil d’orana, seconde fluance du cycle. Ce phénomène avait lieu entre chaque fluance et s’appelait le vide chromatique. Supportant difficilement de vivre dans cette absence totale de couleur, les Ivaliens profitaient généralement de cette période de transition pour dormir. En effet, plus l’on s’approchait de ces quelques instants, plus il était difficile de discerner les formes et les objets qui finissaient par disparaître totalement au cœur du vide chromatique avant de reprendre progressivement leurs couleurs d’origines. Ce laps de temps pendant lequel la vue des êtres vivants défaillait était désigné sous le nom d’achroma et durait environ 4 lux en s’étendant de la dix-huitième à la seconde luxance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme si elle avait lu dans les pensées de Serge, Elian proposa.&lt;br /&gt;- Peut-être pourrions-nous nous arrêter pour manger un petit peu, qu’est-ce que vous en pensez ? Les hommes à notre recherche ne montrent pas signe de vie, on pourrait faire ça dans le coin.&lt;br /&gt;- Oui, pourquoi pas, répondit Christy. C’est pas que j’ai très faim, mais je n’suis pas contre m’arrêter un peu. Ca fait un bout de temps qu’on marche. Tu me diras, j’suis pas vraiment fatiguée non plus, mais ça devient un peu monotone. Et puis j’ai surpris notre cher pyja-gars en train de choper quelques baies sur le chemin, son estomac doit le tirailler horriblement !&lt;br /&gt;Se faisant, elle sortit une framboise d’une de ses poches et la lui lança avec un sourire narquois.&lt;br /&gt;- Attrape, ventre sur pattes !&lt;br /&gt;Bien décidé à ne pas se laisser faire et à ne pas se braquer comme il le faisait souvent, il se prêta au jeu.&lt;br /&gt;- Ventre sur pattes ? Je te reconnais bien là. Faire croire que c’est moi qui faiblis alors que tu traînes les pieds depuis plus d’une luxance ! fit-il sur un ton exagérément agacé. Et je te signale que c’est toi qui a des fruits dans les poches ! Franchement, tu me fais pitié. Je m’arrêterai bien pour te permettre de te reposer, mais ça va me retomber dessus. Alors tant pis pour toi, on continue. Sauf si tu me supplies.&lt;br /&gt;- Ca te plairait bien, hein ? Que je me prosterne à tes pieds, enchérit-elle. Mais ne compte pas là-dessus, tu te trompes sur la personne. Allez, fais pas l’imbécile et arrête-toi un instant pour manger, sinon tu vas nous faire un malaise.&lt;br /&gt;- Ok, de toute façon, t’es têtue comme une mule, j’abandonne. Et puis c’est vrai que je suis fatigué. Fatigué de t’entendre traîner des pieds. Mais Mademoiselle est trop fière pour nous dire qu’elle veut faire un break. Enfin bon, on sait tous les deux ce qu’il en est et tu ne tromperas pas Elian comme ça. N’est-ce pas Elian ?&lt;br /&gt;- Hein, euh, non, je ne sais pas, bégaya-t-elle, n’ayant aucune envie de se prononcer sur le sujet. On va dire que c’est moi qui suis fatiguée, ça vous va ?&lt;br /&gt;La Viera avait suivi l’échange mais n’avait visiblement pas compris le petit jeu qui s’était instauré entre ses deux jeunes acolytes. Redoutant une nouvelle dispute, elle espérait ainsi les raisonner.&lt;br /&gt;- D’ac, on va faire comme ça, approuva Serge. Ca te va Christy ? Si j’étais toi, j’accepterais, c’est à ton avantage.&lt;br /&gt;- Ouais, on va dire ça, mais tu t’en tires bien cette fois-ci. La prochaine fois, tu ne feras pas illusion. On sait tous que tu es une petite nature et que tu es bon à rien sans ta petite collation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux étudiants se regardèrent et échangèrent un regard complice. Ils savaient tous les deux que cet affrontement n’avait aucun sens et qu’il importait peu de savoir lequel des deux avait le plus besoin de cette pause. Mais ils avaient réussi à être sur la même longueur d’onde et Serge s’était amusé à la taquiner comme elle le faisait avec lui. Il se dit qu’en fin de compte, ils pourraient peut-être s’entendre. Tout en cherchant un endroit où se poser, ils continuèrent à se chamailler, ce qui donna à leur périple un petit goût d’innocence bienvenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si la fatigue physique était encore largement supportable, il fut bon de s’arrêter pour se reposer l’esprit et avaler quelques fruits. Ils s’étaient éloignés du sentier et avaient trouvé un petit coin agréable où le sol était plat et recouvert de mousse. Ils cueillirent chacun quelques baies et Elian rapporta des champignons qui, même crus, se révélèrent délicieux. Ils n’eurent pas à manger beaucoup pour se sentir rassasiés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La conversation s’orienta sur Elian, qui leur expliqua ce qu’elle faisait avant de se retrouver parachutée à leur côté. Son occupation principale était la couture. Elle en avait d’ailleurs fait son métier en confectionnant des vêtements pour les habitants de Rabanastre, sa cité. L’habit qu’elle portait était de sa conception et un de ses amis avait enchanté le tissu pour qu’il se déplace de lui-même, évitant ainsi les obstacles. Cela expliquait ce qu’avait vu Serge auparavant et pourquoi Elian progressait si facilement en robe dans cette forêt. Mais depuis quelques temps, avec l’apparition de Jénova, ses pouvoirs de guérisseuse avaient été mis à contribution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jénova semait la terreur dans le monde entier et les blessés n’étaient pas rares. Même si ses sorts de soins étaient mineurs, tout le monde était réquisitionné car la situation était critique. L’existence d’une telle créature était inexplicable et personne n’avait trouvé le moyen d’en venir à bout depuis son apparition. Selon Elian, l’arrivée de cette calamité remontait à une cinquantaine de cycles. Les plus puissants combattants s’étaient mesurés à Jénova, mais ceux qui en revenaient vivants tenaient tous le même discours. Rien ne pouvait atteindre cette gigantesque masse immatérielle qui détruisait tout sur son passage. Même le grand conseil, qui rassemblait les êtres les plus sages de chaque race, ne trouvait aucune solution pour mettre fin à ce fléau venu d’on ne sait où.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une guilde de guérisseurs ou de mages blancs, comme on disait dans son monde, avait été constituée à Rabanastre et Elian l’avait rejointe. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle avait confectionné cette robe blanche à liserés rouges. Il s’agissait du signe de reconnaissance de ces mages. Elle venait de rentrer chez elle, après avoir secouru un soldat blessé qui s’était téléporté dans la guilde de guérisseurs, lorsqu’elle se retrouva propulsée dans les rues d’Altéa, au milieu de cette foule agressive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En écoutant la Viera, Serge comprit qu’il devenait de plus en plus difficile pour elle de parler de ces événements. Son ton habituellement calme et posé commençait à faiblir. Lorsqu’elle l’évoquait, la terreur de Jénova semblait lointaine. Pour les deux étudiants, cela ressemblait à une leçon d’histoire, relatant des faits biens réels mais dans lesquels il était difficile de se projeter. Cependant, le garçon devina que la réalité était bien plus cruelle que tout ce qu’il pouvait imaginer et quelque chose lui disait qu’Elian ne leur disait pas tout. Tout du moins, il était sûr qu’elle leur épargnait les détails les plus tragiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel lien reliait cette femme à son monde ? Quelle était cette chose qui vivait en lui et qui dégageait la même aura que cette Jénova ? D’où lui venaient ces pouvoirs et qui était vraiment Lucrécia ? Et pourquoi Diguel l’avait-il trahi en kidnappant son frère ? Toutes ces questions tournaient en boucle au fond de son crâne et en amenaient de nouvelles. Mais il avait beau chercher, aucune réponse ne lui venait. Il en oubliait presque le poison qui avait pénétré son corps mais qui ne se manifestait pas, attendant que son hôte se blesse pour empêcher toute guérison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que Serge était à nouveau perdu dans ses pensées, il entendit la voix de Christy s’élever.&lt;br /&gt;- Allez, il est temps de repartir. Faut pas traîner si on veut arriver à Ozarie avant la fin d’Azura.&lt;br /&gt;- Non, répondit Elian. Je crois qu’on a le temps. Nous devrions plutôt rester là et nous reposer quelques luxances. Même si vous n’êtes pas très fatigués, mieux vaut être au maximum de notre forme pour continuer.&lt;br /&gt;- T’es sûre qu’on a le temps pour ça ? questionna Christy.&lt;br /&gt;- Oui, nous avons bien avancé. Je pense qu’à ce rythme, nous devrions même arriver avec une fluance d’avance.&lt;br /&gt;- Peut-être, intervint Serge, mais plus tôt nous arriverons, mieux ce sera. Je te rappelle qu’il faut aussi que nous retrouvions mon frère. C’est même une priorité ! Dès que nous serons à Ozarie, il faudra nous renseigner pour retrouver leurs traces.&lt;br /&gt;- Tu as raison, mais j’insiste. Il est préférable de prendre quelques luxances de sommeil avant de repartir. Nous avancerons d’autant plus vite si nos corps sont bien reposés. De plus, l’achroma approche et il va devenir de plus en plus difficile d’avancer si on ne voit pas bien où l’on met les pieds. Et il en est de même en cas d’attaque. Mieux vaut rester dans un endroit que l’on a clairement identifié, ce sera beaucoup plus aisé pour nous défendre.&lt;br /&gt;- Ok, c’est compris, fit Serge, résigné. Mais on repart le plus tôt possible demain matin. Il ne faut pas perdre de temps.&lt;br /&gt;- J’suis d’accord moi aussi, dit Christy. Si vous voulez, j’peux rester éveillée pour surveiller le camp. Il ne faudrait pas qu’on nous trouve pendant qu’on pique un roupillon ! Et puis je suis en forme, y’a vraiment pas de souci là-dessus.&lt;br /&gt;- Non, ce n’est pas la peine Christy, objecta Elian. Nous pouvons tous les trois dormir. Mes sens me permettent de rester sur mes gardes même pendant que je dors. Je pense même sentir le danger avant toi, que tu sois éveillée ou non.&lt;br /&gt;- Ok, je disais ça pour aider moi. Mais ça à l’air vraiment cool d’être une Viera ! Merci Elian, j’sais pas ce qu’on ferait sans toi !&lt;br /&gt;- Oui, merci Elian, ajouta Serge, véritablement reconnaissant pour toute la protection qu’elle leur apportait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que l’achroma tombait sur leur petit camp, chacun se mit à l’aise du mieux qu’il put pour profiter autant que possible de ces instants de repos. Une fois allongé, le garçon s’aperçut qu’il était bien plus fatigué qu’il ne le croyait. La tête remplit de questions, il réussit à trouver le calme, songeant aux bons moments partagés avec son frère disparu. Puis il pensa à ses parents. S’étaient-ils aperçus de sa disparition ? C’est sur ces dernières interrogations qu’il sombra définitivement dans le sommeil. Il ne se doutait pas qu’un nouveau mystère viendrait troubler ses rêves agités.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/356049447857407134-7373040856107061023?l=cladmaster.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cladmaster.blogspot.com/feeds/7373040856107061023/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/12/chapitre-4-partie-4.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/7373040856107061023'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/7373040856107061023'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/12/chapitre-4-partie-4.html' title='Chapitre 4 - Partie 4'/><author><name>Cladmaster</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16944006302305433119</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_PkoilNmk5OE/SXCFPJpfohI/AAAAAAAAACc/IP0M3NjzWTI/S220/DSC08767.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-356049447857407134.post-758994119088684876</id><published>2008-11-30T17:53:00.008+01:00</published><updated>2009-01-14T18:54:14.621+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 4 - Partie 3</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;---------------&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Chapitre 4&lt;/strong&gt; : En entrant dans Mirkwood&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Partie 3&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Qu’est-ce que… qu’est-ce que c’est ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bout de ses doigts parcourant toujours la blessure, il cherchait une réponse dans les yeux de la Viera. Seuls les reliefs irréguliers qu’il pouvait sentir et le dégoût qu’il percevait dans l’attitude de ses partenaires pouvaient lui donner une idée de la gravité de son état. Des lignes verdâtres sillonnaient sa joue, s’entrecroisant dans d’infinis méandres, invisibles à son propre regard. La panique le gagnant peu à peu, il saisit sa peau meurtrie et la tira pour tenter de la faire rentrer dans son champ de vision, mais sans résultat. Elle avait perdu de son élasticité et lorsqu’il relâcha la chair, il commença à ressentir les premières sensations véritablement désagréables. Sa joue avait gonflée et il la sentait s’appuyer contre sa mâchoire, protubérance inconfortable qui s’installait à l’intérieur de sa bouche. Mais il ne ressentait aucune douleur, comme s’il avait été anesthésié, et son sang ne coulait pas. Cependant, en promenant ses doigts plus longuement sur les veines proéminentes, il put le sentir tressaillir, comme pris de soubresauts. Vu de l’extérieur, cela pouvait ressembler à des spasmes, bien que ce ne fût pas ses muscles qui se contractaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se demandait encore comment une telle chose était possible lorsqu’Elian, restée tout ce temps immobile à le regarder, confia.&lt;br /&gt;- Je ne suis pas sûre de savoir ce que c’est…&lt;br /&gt;- C’est encore Jénova qui me fait ça ?&lt;br /&gt;- Ne dis pas de bêtises, intervint Christy, comment est-ce qu’elle pourrait te faire ça ?&lt;br /&gt;- Je n’en sais rien, comment veux-tu que je le sache ? Ce truc est bien dans mon corps et je ne sais même pas comment il y est entré, alors pourquoi pas, hein ? C’est peut-être une conséquence de cette douleur que je ressens quand ce flux bizarre, ce myste, entre en moi.&lt;br /&gt;- Je ne crois pas que ce soit ça, trancha Elian.&lt;br /&gt;- Tu vois ! lança Christy qui avait troqué sa grimace contre un sourire triomphant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un court silence s’instaura au cours duquel la jeune fille comprit que son intervention était malvenue. Gênée, son visage retrouva rapidement son air inquiet.&lt;br /&gt;- Bon, qu’est-ce que c’est alors ? reprit Serge, agacé.&lt;br /&gt;- Je pense que c’est cette abeille. Elle t’a touché, n’est-ce pas ?&lt;br /&gt;- Euh… oui, tout à l’heure, elle m’a heurté en plein ventre. J’ai cru que j’allais mourir asphyxié ! Tu as dû voir, non ?&lt;br /&gt;- Oui, j’ai vu, mais ton armure t’as protégé à ce moment. Non, je veux dire au niveau de ta blessure. Ca ne serait pas elle qui t’aurait griffé le visage avec son dard ?&lt;br /&gt;- Je ne crois… attends, si, juste après, elle m’a attaqué et j’ai plongé pour l’esquiver. Mais je crois qu’elle m’a eu. Oui, c’est ça, c’est bien là qu’elle m’a touché !&lt;br /&gt;- Oui, c’est ce que je pensais. Et elle t’a probablement inoculé un poison en même temps.&lt;br /&gt;- Du poison ?&lt;br /&gt;- Oui.&lt;br /&gt;- Et qu’est-ce qu’on peut faire ? demanda Christy, qui semblait véritablement anxieuse désormais.&lt;br /&gt;- Je ne sais pas… Je n’ai pas les compétences pour soigner ce genre de poison. D’autant que je ne sais même pas de quel poison il s’agit. Tu ne ressens rien de désagréable ?&lt;br /&gt;- Non, ça va. C’est juste enflé et un peu gênant, mais rien de plus.&lt;br /&gt;- Oui, enfin, c’est quand même vachement vert ce truc ! ajouta Christy.&lt;br /&gt;- Vert ?!&lt;br /&gt;- Euh… oui, enfin, c’est pas si terrible que ça… le rassura-t-elle, regrettant son manque de tact.&lt;br /&gt;- Comment ça vert ? insista Serge.&lt;br /&gt;- Ben euh… ton sang. Il est vert. Enfin, juste un peu, autour de la plaie.&lt;br /&gt;- C’est pas vrai, tu te fiches de moi ! Elian ?&lt;br /&gt;- Elle a raison, c’est vrai. Désolé.&lt;br /&gt;- Désolé… répéta la jeune fille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la façon dont celle-ci abordait les choses avait le don d’énerver Serge. Il venait d’être empoisonné et elle trouvait le moyen de se moquer de lui. Décidément, il ne pourrait jamais la supporter et ses excuses n’y changeraient rien.&lt;br /&gt;- Bon, qu’est-ce qu’on peut faire ? questionna-t-il, impatient.&lt;br /&gt;- Il faut trouver quelque chose pour soigner ça.&lt;br /&gt;- Et qu’est-ce qu’on doit trouver ?&lt;br /&gt;- Je ne sais pas, je t’ai dit que je ne connaissais pas suffisamment les poisons.&lt;br /&gt;- Ok, et combien de temps on a, qu’est-ce qu’il va m’arriver si on ne soigne pas ça ?&lt;br /&gt;- Désolé, je ne sais vraiment pas. Il y a beaucoup de poisons différents et je n’ai aucune idée duquel il s’agit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils se regardèrent tandis que la colère commençait à monter en Serge. Une substance étrangère était en lui et personne ne savait comment l’aider. Il aurait tout aussi bien pu être seul, cela n’aurait rien changé. Il avait beau apprécier Elian, il s’était mis en tête qu’elle était capable de tout lui expliquer et que ce genre de chose n’avait aucun secret pour elle. Il se rendait maintenant compte que ce n’était pas le cas. A cet instant précis, il ne put réprimer de la rancœur envers elle.&lt;br /&gt;- D’accord, d’accord, j’ai compris, fit-il en se levant. Allez, on y va, pas la peine de rester ici plus longtemps.&lt;br /&gt;- Mais Serge, il faut que… commença Elian.&lt;br /&gt;- Que quoi ? lança-t-il violemment. S’il n’y a rien à faire pour ça, on ne va pas rester là à se lamenter sur mon sort. Mon frère est toujours entre les mains de ce sale type, par ma faute qui plus est, alors je ne m’arrêterai pas tant que je ne l’aurai pas retrouvé. Vous me suivez si vous voulez, mais moi j’y vais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ces mots, il leur tourna les talons et s’éloigna d’elles. Elles s’échangèrent des regards inquiets, surprises par ce brusque changement de comportement. Ne sachant comment le calmer, elles le suivirent en silence, attendant un moment plus propice pour remettre le sujet sur la table. Elian reprit la tête du cortège, indiquant la route car elle était la seule à être véritablement capable de s’orienter dans cette forêt, ses sens de Viera lui indiquant le sud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils progressaient dans le silence. La mi-flux était passée et le rouge pur caractéristique de la mi-Prima commençait à décliner, arborant un ton de plus en plus pastel. Dans une huitaine de luxances, le ciel prendrait une teinte orangée et Orana, la deuxième fluance du cycle, pourrait débuter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mauvaise humeur de Serge n’avait pas disparu, mais la marche et le calme qui avait saisi le groupe depuis leur départ l’avait tout de même calmé. A vrai dire, il était plutôt préoccupé par sa blessure et ne cessait de l’effleurer. Il avait la désagréable impression qu’elle avait gagné du terrain, mais il se persuadait qu’il était paranoïaque et qu’il ne fallait pas qu’il s’inquiète pour ça. Cependant, comment ne pas s’inquiéter ? Elian lui avait dit qu’il avait été empoisonné et même si elle n’en savait pas plus, cela ne présageait rien de bon. Mais pour le moment, il ne souffrait pas, ce qu’il considérait comme un bon point. Peut-être qu’il ne s’agissait en fin de compte que d’une infection minime. Pour le moment, il ne pouvait qu’attendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils avançaient en file indienne, laissant un minimum d’espace entre eux, ne voulant pas se retrouver une nouvelle fois pris par surprise et séparés par une autre bestiole surgissant de nulle part. Autour d’eux, la végétation se faisait moins dense et leur progression en était facilitée. Observant la Viera devant lui, Serge remarqua l’étrangeté de sa robe car elle semblait virevolter d’elle-même afin d’éviter les obstacles qui risquaient de s’y accrocher. Quand il y avait peu de place pour avancer, le tissu blanc se plaquait contre sa peau, tandis qu’il devenait plus ample lorsqu’il y avait plus d’espace autour d’elle. Mais à vrai dire, cela ne le surprenait pas tellement lorsqu’il considéra l’étrangeté de ses propres habits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que le garçon passait distraitement sa main sur sa joue qui se contractait au rythme des battements de son cœur, Elian s’arrêta. S’en apercevant, Serge lui demanda.&lt;br /&gt;- Qui y a t-il ?&lt;br /&gt;- Chut…&lt;br /&gt;- Hein ?!&lt;br /&gt;- Tais-toi, écoute.&lt;br /&gt;Il la rejoignit et tendit l’oreille. Christy arriva à leur hauteur.&lt;br /&gt;- Pourquoi vous vous êtes…&lt;br /&gt;- Chut !&lt;br /&gt;Tous les trois se turent, mais aucun son ne parvint aux oreilles des deux jeunes étudiants. Serge murmura.&lt;br /&gt;- Tu entends quelque chose ? Que se passe-t-il ?&lt;br /&gt;- Vous n’entendez rien ? Des voix. Des voix d’hommes. Suivez-moi, sans bruit. On va essayer de s’approcher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus prudents que jamais, ils avancèrent à petit pas, soucieux de ne pas faire craquer la moindre brindille sous leurs pieds. Au fur et à mesure qu’ils suivaient la Viera, des voix se laissaient deviner. De plus en plus distinctes, Serge distingua des mots, puis des phrases entières.&lt;br /&gt;- Allez, arrêtez de râler et magnez-vous le train !&lt;br /&gt;- Oui, on arrive. Mais c’est pas la peine d’aller trop vite. Ca ne sert à rien de traverser la forêt sans chercher un minimum !&lt;br /&gt;- Ecoute, nous, on nous a demandé de parcourir les sentiers pour les rattraper. S’ils ont pris ce chemin, il n’y a pas de temps à perdre. Il faut les retrouver le plus vite possible. Chercher dans les bois, c’est pas notre job. Alors bougez-vous !&lt;br /&gt;- Oui, c’est bon, on a compris. Mais ça m’étonnerait fort qu’ils ne se soient pas cachés dans la forêt. Surtout s’ils ont cette créature avec eux. On nous a bien dit que la forêt, c’est son élément, non ?&lt;br /&gt;- Oui, je sais, mais on exécute les ordres et puis basta. Compris ? Les autres s’occupent de fouiller la forêt.&lt;br /&gt;- Ok, ok, c’est toi le chef après tout.&lt;br /&gt;- Bon, maintenant, la ferme, avec le boucan que tu fais, même si on les rattrape, on va avoir du mal à mettre la main dessus. Ils vont nous entendre à des kilomètres !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque les voix avaient été suffisamment intelligibles, les trois compagnons s’étaient arrêtés pour ne plus faire de bruit et écouter attentivement. Maintenant, ils n’entendaient plus que les pas d’un groupe qui marchait sur un chemin de terre. Lorsque les hommes furent partis à une distance raisonnable, Christy osa poser une question.&lt;br /&gt;- Vous croyez que c’est nous qu’ils cherchent ?&lt;br /&gt;- Sans aucun doute, répondit Serge.&lt;br /&gt;- Et la créature…&lt;br /&gt;- C’est moi, affirma Elian. Les Vieras sont connues pour être une race très liée au myste et à la nature. C’est dans les bois que nous nous sentons le plus en harmonie. C’est pour ça qu’il a dit que j’étais dans mon élément ici.&lt;br /&gt;- Mais comment peuvent-ils déjà être à notre recherche ? ajouta le garçon. Je veux dire, cela ne fait que 4 lux que nous sommes partis. Ils ne peuvent pas avoir déjà lancé des battues ! Il faudrait d’abord que quelqu’un signale notre disparition. Il est encore trop tôt pour ça !&lt;br /&gt;- Je ne crois pas que cette battue soit organisée suite à l’annonce de votre disparition.&lt;br /&gt;- Comment ça ? Pourquoi nous chercheraient-ils ? demanda Serge à la Viera.&lt;br /&gt;- Tu as entendu ce qu’ils ont dit, non ? Ils ont plutôt l’air d’être à notre poursuite qu’à notre recherche. Et comme tu l’as dit, il serait encore trop tôt pour que vous soyez signalés disparus.&lt;br /&gt;- Peut-être que quelqu’un nous a vu partir dans la forêt, proposa Christy. Faut dire qu’on n’a pas été vraiment discret en courant après ce type !&lt;br /&gt;- Oui, c’est possible, approuva Elian. D’autant que dans ce monde, votre attirail et ma simple présence ne semble pas passer inaperçu. Mais je me demande tout de même comment cet homme savait tant de chose sur les Vieras.&lt;br /&gt;- Toujours est-il que nous sommes sûrs qu’il ne faut pas nous promener sur ce sentier maintenant, rappela Serge.&lt;br /&gt;- Oui, mais d’autres personnes fouillent la forêt. Il va falloir être sur nos gardes, plus que jamais, insista Elian.&lt;br /&gt;- Ok. Mais il ne faut pas perdre de temps pour autant. Lucrécia a dit qu’il fallait être à Rosaria dans 5 fluances, ce qui fait qu’il faudrait être là-bas avant la fin d’Azura.&lt;br /&gt;- Oui, si votre ville et mon Rabanastre sont bel et bien les mêmes cités, c’est faisable, mais il ne faut pas traîner.&lt;br /&gt;- Tu as raison, et j’espère aussi que Rosaria est bien la même ville qu’Ozarie. Bien, allons-y.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serge allait se remettre en route quand Elian l’arrêta.&lt;br /&gt;- Juste un instant s’il te plait. Tu es parti si vite l’autre nuance que je n’ai pas eu le temps de te soigner.&lt;br /&gt;- Comment ça me soigner, tu m’as dit que tu ne savais pas soigner ce poison.&lt;br /&gt;- Oui, peut-être, mais tu as pris des coups et ton visage est griffé de partout. Laisse-moi arranger ça.&lt;br /&gt;- D’accord. Au fait… pardon pour mon comportement. Je suis sur les nerfs en ce moment.&lt;br /&gt;- Ne t’en fais pas, nous comprenons. Et à ce propos, je voulais aussi te dire, ne te rend pas responsable de ce qui est arrivé à ton frère, ce n’est pas de ta faute.&lt;br /&gt;- Facile à dire… C’est moi qui l’ai laissé monter alors que tu m’avais prévenu. Je n’ai pas su le protéger !&lt;br /&gt;- Arrête. Tu sais bien que d’une façon ou d’une autre, il aurait trouvé un moyen d’arriver à ses fins. Ne culpabilise pas. C’est une faiblesse que tu dois combler, ou il risque de l’utiliser contre toi. Tout ce qui compte, c’est l’amour que tu portes pour ton frère et la détermination que tu mets pour le retrouver. Et tu es vraiment épatant pour ça. Je suis fière de toi, alors ne faiblit pas.&lt;br /&gt;- Merci…&lt;br /&gt;La gêne se sentait dans la réponse du garçon, mais il lui était reconnaissant pour ce qu’elle lui avait dit.&lt;br /&gt;- Bien, maintenant, montre-moi ton visage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tandis qu’ils se regardaient avec tendresse et complicité, elle fit apparaître son bâton. La lumière blanche habituelle apparut et le corps de Serge commença à rayonner. Bientôt, les blessures allaient se résorber, comme lorsque la Viera s’était soignée après avoir été martyrisée par un des habitants d’Altéa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le sort n’eut pas l’effet escompté. Au lieu de disparaître, les griffures restèrent tel quel et la balafre sur la joue se mit à rougeoyer. Une brûlure intense saisit le garçon qui ne put s’empêcher de porter sa main à sa blessure tout en grimaçant de douleur. Un long et pénible gémissement sorti de sa gorge qui ne s’arrêta que lorsque le corps cessa de briller sous l’action du sortilège. Serge, qui avait clos ses paupières lorsque la chaleur avait envahi sa plaie envenimée, les rouvrit pour découvrir Christy sous le choc et Elian interloquée. Les yeux du garçon réclamant une réponse, la Viera se ressaisit et parvint à expliquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je sais maintenant de quel poison il s’agit. C’est ce que l’on appelle un fléau.&lt;br /&gt;- Un fléau ? Mais qu’est-ce que c’est que ça encore ?&lt;br /&gt;- Cela signifie que tant qu’on ne t’aura pas purifié de ce venin, ton corps sera incapable de se régénérer.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/356049447857407134-758994119088684876?l=cladmaster.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cladmaster.blogspot.com/feeds/758994119088684876/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/11/chapitre-4-partie-3.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/758994119088684876'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/758994119088684876'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/11/chapitre-4-partie-3.html' title='Chapitre 4 - Partie 3'/><author><name>Cladmaster</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16944006302305433119</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_PkoilNmk5OE/SXCFPJpfohI/AAAAAAAAACc/IP0M3NjzWTI/S220/DSC08767.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-356049447857407134.post-185505164102310658</id><published>2008-11-16T14:07:00.010+01:00</published><updated>2009-02-28T11:36:33.779+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 4 - Partie 2</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;---------------&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Chapitre 4&lt;/strong&gt; : En entrant dans Mirkwood&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Partie 2&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Elian !&lt;br /&gt;Tout en s’écriant, Serge s’élança dans la direction où la Viera avait disparu. Ignorant les doigts griffus qui se dressaient sur son passage, extrémités acérées ornant les branches et les tiges enchevêtrées, il traversait les obstacles d’un pas agile, évitant les racines noueuses et les pièges de ronces. Ses joues se fendaient d’écorchures sanguinolentes, mais il n’en avait que faire. Derrière lui, il entendait Christy qui le suivait, elle aussi plus habile que jamais pour progresser vers ce qu’ils avaient reconnus comme un appel au secours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamais une distance si courte ne lui avait semblé si interminable à parcourir. Ses pas le portaient tout seul, mais il ne cessait de se demander à quelle épreuve il devrait encore faire face. "Vite ! Plus vite !". Il n’avait aucune idée de ce qui l’attendait, mais il savait qu’Elian était en danger et c’était la seule chose qui comptait. D’où lui venait cette empathie, lui qui était toujours resté seul toute sa vie, lui qui n’avait jamais cherché à lier contact avec qui que ce soit ? La question survola à peine son esprit, seule la survie de sa nouvelle amie importait désormais. Encore quelques enjambée et il aurait rejoint l’endroit où elle s’était tenue quelques fractances plus tôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le son qu’il avait entendu peu de temps auparavant avait ressurgi, d’abord très lointain, puis de plus en plus distinct. En réalité, il s’en rapprochait, à mesure qu’il rejoignait sa destination. Un bourdonnement. Oui, c’était bien cela, un bourdonnement. Le bruit que pourrait faire un insecte en agitant ses ailes si vite qu’elles en devenaient invisibles. Mais jamais ce phénomène n’avait atteint une telle amplitude, un tel volume sonore. Quelle monstruosité allait-il découvrir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet arbre. Oui, c’était bien là qu’il l’avait vu pour la dernière fois. Le son. Un peu plus loin, sur la gauche. Reprise de la course effrénée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne fallut que quelques pas. A quelques mètres de lui, à moitié cachée par un arbre, il distingua le tissu blanc, contrastant étrangement avec l’écorce et le feuillage environnant. Ne stoppant à aucun instant, redoublant même d’effort maintenant que son objectif était à portée de vue, Serge fusait à travers la végétation qui ne trouvait plus aucun moyen pour gêner sa progression. Il n’était plus qu’à dix mètres de la guérisseuse, allongée au sol, le haut du corps toujours dissimulé par un tronc ancestral. En un regard, il aperçut ce qui menaçait son amie. A plus d’un mètre au dessus du sol, une abeille monstrueuse était en vol stationnaire. Son corps avait la taille d’un mouton et le dard qui menaçait la Viera aurait pu servir de pointe à un javelot.&lt;br /&gt;Cinq mètres. Sur la distance qui lui restait à parcourir, peu d’obstacles risquaient de s’interposer. Dans sa main droite, un jeu de lumière éblouissant laissa la place à la même épée qui lui avait déjà servi plusieurs fois à présent.&lt;br /&gt;Trois mètres. La monstruosité s’élançait vers la robe blanche. Le bois torsadé du bâton d’Elian, surgissant de derrière le vieil arbre, se dressa vers l’insecte.&lt;br /&gt;Deux mètres. Un éclat surgit du bâton tandis que la créature continuait de fondre sur sa proie.&lt;br /&gt;Un mètre. Serge se jeta en avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le buste du garçon s’interposa entre l’éperon et le bâton. La lame argentée de l’épée ricocha sur l’aiguillon qui fut dévié et termina sa course dans le vide. Mais l’abdomen chitineux heurta de plein fouet le jeune combattant et tout deux roulèrent au sol. Dans le même instant, deux sphères cristallines apparurent. L’une autour de la Viera, toujours étalée, un coude sur la terre aride, l’autre bras tenant encore son bâton en l’air. La seconde entoura Serge et l’abeille tueuse alors que leurs deux corps venaient de s’entrechoquer. La fractance suivante, les multiples facettes qui constituaient la bulle de lumière explosèrent et s’évanouirent aussi précipitamment qu’elles étaient apparues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bourdonnement n’avait jamais été si puissant, le garçon sentait les ailes s’exciter et lui heurter le visage à une vitesse hallucinante, comme une succession de gifles ininterrompues. La douleur était intense mais bien plus supportable que la désagréable impression de l’insecte se débattant pour s’échapper, ses pattes grouillantes s’articulant contre lui. Sans s’en rendre compte, il avait ceinturé la monstruosité, l’empêchant de s’envoler. Il relâcha son étreinte et sentit immédiatement le poids qui l’écrasait disparaître. L’abeille s’éloignait de lui, mais il était certain qu’elle n’abandonnait pas la partie. Il se redressa, frotta du revers de la main ses joues meurtries par les innombrables claques qu’il avait reçues et se prépara à couper en deux l’horreur qu’il allait devoir affronter. Devant lui, le monstre fit demi-tour et s’immobilisa dans les airs, les ailes transparentes et nervurées battant l’air frénétiquement, émettant toujours leur son assourdissant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Surgissant de nulle part, une flèche atteignit le thorax de l’insecte volant. Mais l’armure naturelle de la créature était très résistante et le trait ne l’effleura que très superficiellement avant de tomber sur le sol, éjecté par le battement invisible mais bien réel des ailes du monstre. Serge jeta un coup d’œil sur la gauche, là d’où semblait provenir la flèche et reconnu Christy à travers le feuillage. Entre les deux combattants, la forme blanche parsemé de lignes rouges de la Viera se redressait.&lt;br /&gt;- Merci, fit-elle, vous êtes arrivés juste à temps !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ils n’eurent pas le temps de répondre car l’abeille démesurée avait déjà repris l’affrontement. Ne semblant même pas avoir remarqué l’archère, sa cible était claire et nette. Ce serait Serge qu’elle tuerait en priorité. Sans doute parce qu’il était l’adversaire qui l’avait vraiment mise en difficulté, si tant est qu’une telle créature était capable d’agir avec discernement. Mais peu importait, le garçon était prêt à se défendre et à en découdre avec cette erreur de la nature. L’abdomen strié de jaune et de noir en avant, le dard prêt à frapper, l’insecte chargea dans un vrombissement étourdissant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Refusant de subir l’assaut sans bouger, Serge se propulsa en avant, la pointe de son épée en arrière, le plat de la lame contre son flan. A peine ses pieds eurent-ils décollé du sol, il allongea le bras devant lui et balaya l’espace dans lequel l’abeille venait de pénétrer. La pointe de son arme entra en contact avec l’aiguillon meurtrier, mais aucun des deux ne céda. L’élan précipita encore une fois les adversaires l’un contre l’autre tandis que le frottement du métal contre la carapace produisit un craquement repoussant. Une douleur élança le garçon dans le bas ventre et il se figea, le souffle coupé par le choc. Il tomba à genou, laissant son assaillant reprendre son envol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une boule s’était formée dans sa gorge et l’air ne trouvait plus d’accès pour emplir ses poumons. Pris de panique, il porta ses mains à sa gorge dans l’espoir que cela l’aiderait à retrouver son souffle, mais en vain. Le temps semblait ne plus avancer alors que d’infimes bouffées d’oxygène se frayaient un chemin jusqu’à ses poumons en émettant un râle rauque. Il n’avait plus aucune conscience de ce qui l’entourait, toutes les ressources de son être étant réquisitionnées pour rétablir cette fonction simple mais pourtant indispensable à sa survie. Peu à peu, il sentit l’air circuler de mieux en mieux dans son organisme, sensation qu’il n’avait jamais ressentie à ce point, ne s’en étant jamais réellement préoccupé. Son ventre se soulevait à nouveau à un rythme qui n’était toujours pas régulier bien que rassurant. Alors qu’il revenait lentement à la réalité, il entendit un cri probablement poussé par Christy.&lt;br /&gt;- Attention !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il releva la tête juste à temps pour voir le dard couleur ivoire fondre sur son visage. Réagissant instantanément, il se coucha sur le côté pour esquiver l’attaque mais sentit une griffure violente sur sa joue. Ignorant la douleur, il se redressa et chercha l’insecte des yeux. Il ne fut pas difficile à repérer. En l’observant, il s’aperçut d’une chose qu’il n’avait pas encore repérée. Tout comme on remarque un bruit de fond au moment ou il disparaît, il vit le monstre perdre de sa luminosité, comme si une source de lumière venait de s’éteindre en lui. A cet instant précis, Elian s’écria.&lt;br /&gt;- Ca y est, c’est le moment, Carapace s’est dissipé !&lt;br /&gt;Comme en réponse à cette annonce incompréhensible, la voix de Christy se détacha.&lt;br /&gt;- J’y vais !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serge eut tout juste le temps de voir la jeune fille décocher une flèche, mais celle-ci était différente des autres. De la pointe à l’empennage, elle émanait un halo obscur qui laissait comme une trainée derrière la trajectoire du projectile. Comme toujours, l’archère fit mouche et la cible fut atteinte en pleine tête, entre les deux antennes. Le voile sombre se propagea alors et recouvrit les grands yeux noirs de la créature. Affolée, elle commença à se tordre dans tous les sens en donnant des coups d’éperon dans le vide, incapable de voir quoi que ce soit. Elle était atteinte de cécité. Il lui était désormais impossible de garder une position stable, oscillant entre le sol et les premières branches, heurtant la terre en soulevant un nuage de poussière ou frottant ses ailes contre les branchages, lui faisant perdre son équilibre aérien. Bientôt, elle se retrouva sur le sol, cessant ses mouvements désespérés pour se repérer dans cet espace devenu invisible à ses yeux. Elle se mit à marcher sur le sol, déplaçant ses antennes avec minutie, tantôt sur la flèche qui ornait toujours son front, tantôt sur les racines qui recouvraient le sol. Serge restait immobile, observant le comportement de l’abeille gigantesque, abasourdi par ce nouveau retournement de situation.&lt;br /&gt;- Qu’est-ce que tu fais Serge, magne-toi ! C’est à toi maintenant, achève-la !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était Christy qui venait de lui crier dessus. Reprenant conscience des évènements, il leva les yeux vers la jeune fille en guise de réponse et courut pour rejoindre le monstre. Entendant les pas précipités de son adversaire, la créature se tourna vers lui et tenta de reprendre son vol pour lui faire face. Mais Serge fut trop rapide. En un saut, il se retrouva sur le côté de l’insecte et abattit sa lame à l’endroit le plus fin de l’exosquelette, entre le thorax et l’abdomen. Le corps fut écrasé par le poids du métal, le tranchant de l’arme passant entre l’armure naturelle de l’insecte pour finalement le couper en deux. Les deux parties tombèrent lourdement sur le sol avant de disparaître, les particules élémentaires retournant à leur état primaire, invisible dans l’atmosphère de la planète. C’est du moins ce que leur avait expliqué Elian. A la place du monstre, un flux coloré apparut et s’éleva à quelques mètres au dessus du champ de bataille. Il tournoya un instant avant de se diviser en trois filaments multicolores qui rejoignirent les trois survivants de l’affrontement. Serge fit un pas en arrière, effrayé car il savait ce que cela signifiait pour lui. Mais il savait aussi qu’il ne pourrait pas y échapper et attendit que le myste s’insinuât en lui. Comme toujours, le premier contact fut rafraîchissant et envoûtant. Mais très vite, la douleur se réveilla et il ne put réprimer un grognement de douleur. L’intrus était plus que jamais présent au fond de ses entrailles et luttait contre cet influx de myste qui tentait de pénétrer à l’intérieur de son hôte. Mais Serge refusait de s’évanouir à nouveau, il savait désormais qu’il lui fallait affronter cette souffrance et tout faire pour ne pas y céder. Ses jambes flageolèrent sous lui et il ne put s’empêcher de poser un genou à terre. Mais il tenait bon et l’influx avait presque entièrement disparu sous son armure. La douleur s’apaisa et se tut complètement. Son corps crispé se détendit, son dos se courba et il posa les mains sur le sol, son cou ne supportant plus le poids de sa tête qui ballottait entre ses épaules. La respiration profonde, il entendit ses deux amies le rejoindre en courant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Serge, tu vas bien ?&lt;br /&gt;- Répond-nous, allez ! Répond-nous !&lt;br /&gt;Il ne répondit pas tout de suite, reprenant ses esprits. Des mains les secouèrent.&lt;br /&gt;- S’il te plaît, répond-moi !&lt;br /&gt;D’un mouvement d’épaule, il se dégagea des secousses incessantes et montra du même coup qu’il était encore lucide.&lt;br /&gt;- Ouf ! Tu vas pas nous faire le coup à chaque fois pyja-gars !&lt;br /&gt;Serge voulut répliquer mais il se retint, comprenant l’ironie dans la voix de Christy. Il préféra alors se prêter au jeu. Redressant la tête, il lui adressa un sourire narquois.&lt;br /&gt;- Je m’améliore quand même, tu ne trouves pas ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais sa réponse n’eut pas l’effet escompté. L’expression de la jeune fille s’était transformée en grimace d’horreur. Ne comprenant pas ce qu’il se passait, il se tourna vers Elian qui, même si sont visage se voulait plus rassurant, ne pouvait cacher son angoisse.&lt;br /&gt;- Qu’est-ce qu’il y a, qu’est-ce qu’il vous arrive à toutes les deux ?&lt;br /&gt;- Ta… ta joue, fit Christy, désignant du doigt l’endroit qui semblait l’effrayer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les yeux interrogateurs, il posa sa main sous sa tempe gauche et sentit une plaie qui lui barrait la joue. Tout autour d’elle, les veines avaient gonflé et serpentaient à la surface de sa peau. Mais cette blessure n’aurait pas été si inquiétante si le sang qui circulait dans cette zone n’avait pas pris une étrange couleur verte.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/356049447857407134-185505164102310658?l=cladmaster.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cladmaster.blogspot.com/feeds/185505164102310658/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/11/chapitre-4-partie-2_16.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/185505164102310658'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/185505164102310658'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/11/chapitre-4-partie-2_16.html' title='Chapitre 4 - Partie 2'/><author><name>Cladmaster</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16944006302305433119</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_PkoilNmk5OE/SXCFPJpfohI/AAAAAAAAACc/IP0M3NjzWTI/S220/DSC08767.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-356049447857407134.post-3296335776077470286</id><published>2008-11-01T17:11:00.005+01:00</published><updated>2009-01-14T18:54:42.778+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 4 - Partie 1</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;---------------&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Chapitre 4&lt;/strong&gt; : En entrant dans Mirkwood&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Partie 1&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Cela faisait déjà plusieurs luxances que le petit groupe avançait péniblement dans l’environnement hostile de la forêt. Ecartant les branchages avec de grands gestes prudents, il n’était pas rare qu’ils se griffent le visage avec les épines des ronces qui se mêlaient aux branches basses. Elian, malgré sa taille – elle dépassait d’au moins une tête ses compagnons – était de loin la plus agile des trois. La seule égratignure qu’elle avait à déplorer sur sa joue était due à un brusque retournement lorsqu’elle avait entendu Christy crier. Celle-ci s’était maladroitement prise les pieds dans une broussaille et avait trébuché, entraînant dans sa chute les plantes épineuses auxquelles elle avait désespérément essayé de se rattraper. Elle s’était affalée de tout son long sur la mousse qui, recouvrant les racines sortant ça et là de la terre sèche, avait accueilli sa chute sans réellement l’amortir. Heureusement pour elle, elle avait revêtu son habit d’archère car le short et le t-shirt qu’elle portait n’étaient guère adaptés à leur randonnée forestière. Serge aussi avait conservé son équipement magique qui remplaçait fort agréablement sa chemisette dans un tel endroit. Jusqu’à présent, ils n’avaient jamais décidé volontairement de faire apparaître leur arme et leur armure et le phénomène s’était produit sous l’effet de la colère. Mais lorsque la jeune fille tenta de se changer sur les conseils de la Viera, elle n’eut aucune difficulté à obtenir ce qu’elle souhaitait. Quant à Serge, il n’avait pas retrouvé son état normal depuis qu’il avait poursuivi M. Diguel et à aucun moment il n’eut à se préoccuper de garder cette apparence. Il réussit même à faire disparaître son épée après que son amie ait fait de même avec son arc et son carquois, toujours sur les recommandations d’Elian. Il n’avait eut qu’à le vouloir pour qu’elle se volatilise dans un léger voile lumineux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serge dut expliquer aux deux filles qu’ils avaient pénétré dans la forêt bien loin des sentiers aménagés par les chasseurs mais qu’ils devraient en croiser un à moment ou à un autre. Cependant, cela faisait plus de deux luxances qu’ils étaient partis et qu’ils n’avaient toujours rien vu. De toute façon, ils avaient déjà eu une discussion sur le fait de ne pas voyager à vue. En effet, Christy n’ayant de cesse de se lamenter sur l’inconfort de la situation et clamant haut et fort qu’ils auraient mieux fait de réfléchir avant de s’enfoncer dans cette forêt, Serge se creusa la cervelle pour trouver un argument assez convaincant pour la faire taire. Finalement, il en trouva un qui le convainquit au point de l’inquiéter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ecoute Christy, de toute façon, mieux vaut ne pas trop se faire voir.&lt;br /&gt;- Ah oui, et pourquoi ça, hein ? Dis-moi !&lt;br /&gt;- Tu ne crois pas qu’on va nous rechercher quand on va découvrir que nous avons disparu ?&lt;br /&gt;- Heu… oui, peut-être, fit-elle, sans rien trouver d’autre à redire à cette vérité.&lt;br /&gt;- Bon, pour le moment, je pense qu’on a un peu de temps, continua-t-il pour se rassurer lui-même, mes parents rentrent très peu souvent en ce moment et même quand c’est le cas, c’est tout juste s’ils s’inquiètent de ma présence. Et les tiens, ils habitent de l’autre côté de l’Océan, ça leur est donc difficile de savoir ce que tu fais. Toujours est-il qu’il vaut mieux utiliser un minimum les sentiers fréquentés si on veut être sûr que personne ne nous voit !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il avait réussi à la faire taire, mais à quel prix ! Maintenant qu’il avait exposé les choses clairement, il prit conscience de la réalité des faits. Ils étaient partis sans laisser le moindre mot ni la moindre explication et leur départ serait sans aucun doute assimilé à une fugue. Et si ses parents ne remarquaient pas son absence immédiatement, ils verraient forcément le lit vide de son frère. Dès que leur disparition serait signalée, des recherches seraient lancées et des battues effectuées. Ils ne devaient pas perdre de temps et prendre un maximum d’avance pour ne pas être retrouvés. Il fallait qu’ils restent cachés jusqu’à ce qu’ils retrouvent Xavier. "Xav, où es-tu ? Où est-ce que ce salaud t’as emmené ?" En y réfléchissant, il n’avait aucune idée de l’endroit où il avait pu être emmené. "Le Sud. Précis comme info !" pensa-t-il, ironique. Sans plus d’indication, il était évident qu’ils ne pourraient jamais le retrouver. Octares était un vaste continent et ils se trouvaient à l’extrême nord de celui-ci. Mais il était inconcevable qu’il laisse son frère entre les mains de cet homme ignoble qui l’avait si facilement trompé. Et il devait comprendre ce qui lui arrivait, ce qui arrivait à son monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et il y a la fac, lança Christy, sortant Serge de ses réflexions solitaires.&lt;br /&gt;- Quoi la fac ?&lt;br /&gt;- Ben si nos parents ne s’aperçoivent pas de notre absence, la fac s’en rendra bien compte elle !&lt;br /&gt;- Je sais pas. Un élève de plus ou de moins…&lt;br /&gt;Mais elle avait raison. Il avait beau se dire que l’administration ne se préoccupait pas d’eux, les absences étaient surveillées et dans une fluance ou deux, à mi-cycle s’ils avaient de la chance, le bureau de l’enseignement contacterait leurs parents par transvoc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serge n’avait jamais vraiment compris comment un tel engin fonctionnait. Tout ce qu’il savait, c’était que des scientifiques avaient réussi à mettre au point un appareil qui utilisait le flux pour reproduire un signal vocal. Il suffisait de mettre en liaison deux de ces machines en indiquant des coordonnées pour entrer en communication audio. Le message délivré devant l’un de ces appareils était presque immédiatement retranscrit là où se trouvait le second, la voix surgissant du néant, ou plutôt du flux qui emplissait l’air ambiant et qui entrait en vibration. Heureusement, des améliorations avaient été apportées au fil du temps comme la possibilité de refuser ou de différer la transmission, beaucoup de gens s’étant plaint d’être dérangé inopinément pendant leurs activités. Le transvoc existait depuis bien avant la naissance du garçon, mais cela restait l’une des inventions les plus utiles et les plus incroyables qui existaient à ce jour. MétaFlux, le laboratoire Altéan qui avait développé ce système et vendu le principe à de nombreuses sociétés, était maintenant l’un des instituts les plus réputés et les plus riches d’Ivalice. C’était là que travaillaient ses parents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tandis qu’ils continuaient à avancer au milieu de la nature sauvage, Serge pestant contre les technologies qui pourraient faciliter les actions menées pour les retrouver, Christy le questionna à nouveau.&lt;br /&gt;- Après tout, c’est pas bien grave si on nous r’trouve, non ?&lt;br /&gt;- Comment ça pas bien grave ?&lt;br /&gt;- Ben oui, on aura qu’à leur expliquer ce qui s’passe, c’est tout !&lt;br /&gt;- Oui, c’est ça, bien sûr ! On leur explique qu’on court après un type qui se balade dans une boule de lumière et qui peut faire sortir une lame de ses doigts. Tout ça pour retrouver mon frère qui est victime d’une maladie inconnue. Oui, ils nous laisseront sûrement repartir.&lt;br /&gt;- Mais ils ont bien vu ce qui s’est passé à Altéa. Les loups et tout ça. Si on leur montre nos pouvoirs, ils comprendront.&lt;br /&gt;- Comme ils ont compris qu’Elian était totalement inoffensive en la voyant.&lt;br /&gt;Serge s’était arrêté pour faire face à Christy&lt;br /&gt;- Si on leur montre quoi que ce soit des trucs bizarres qui nous arrivent, reprit-il, ils réagiront ni plus ni moins comme ils ont réagi avec Elian. Avec les coups en moins, j’espère. En tout cas, je ne crois pas qu’ils nous laisseront tranquilles.&lt;br /&gt;- Mais c’est pas à eux de décider, nos parents…&lt;br /&gt;- Parlons-en des parents. Tu crois franchement qu’ils ne s’inquiéteraient pas de voir leur enfant comme ça, déclara-t-il en faisant défiler ses mains de haut en bas le long de son armure de cuir. Même si les miens ne se préoccupent pas trop de moi en ce moment, tu crois vraiment qu’ils nous laisseraient partir sans comprendre ce qui nous arrive ? On leur dira quoi, hein ? Qu’on va sauver mon frère et retrouver une femme qui prétend être notre mère ?&lt;br /&gt;- Non, j’sais pas, mais il ne peuvent pas nous empêcher de…&lt;br /&gt;- Si, ils peuvent ! Rappelle-moi, t’as quel âge ?&lt;br /&gt;- 17 cent’, rumina-t-elle.&lt;br /&gt;- C’est ça, et moi 18. Et à quel âge est-on majeur ?&lt;br /&gt;- Oh, ça va M. "Je-sais-tout", explosa-t-elle, c’est bon, je sais. Mais si tu es si malin, t’avais qu’à réfléchir un peu plus avant de partir !&lt;br /&gt;- Quoi ! répliqua Serge. J’te signale que c’est toi qui as voulu me suivre ! Et on n’avait pas le temps de… mon frère…&lt;br /&gt;- Oui, je sais, mais ça fait plus de 2 lux qu’on se balade dans cette forêt sans même savoir où l’on va, alors excuse-moi de ne pas sauter de joie !&lt;br /&gt;- Eh bien si tu as une meilleure solution, te prive pas, je t’écoute.&lt;br /&gt;- Oh, j’en sais rien ! Tu m’énerves ! Allez, vas-y, avance ! Elian nous attend là-bas.&lt;br /&gt;Le garçon abandonna l’affrontement et se retourna. Effectivement, la Viera avait pris de l’avance et sa longue silhouette élancée les attendait un peu plus loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enervé, il reprit sa marche, ne prenant plus aucune précaution pour repousser les branches qui lui barraient le passage. Comment pouvait-elle lui reprocher ce qui leur arrivait ? Ce n’était pas de sa faute s’ils avaient dû partir précipitamment ! Et c’était son frère qui avait été enlevé ! Comment osait-elle se plaindre alors que lui avait tout perdu avec la capture de Xavier ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les deux progressaient péniblement, lançant régulièrement des insultes contre les ronces qui s’accrochaient à leurs vêtements, sachant pertinemment que leur mauvaise humeur était plutôt due à leur comportement respectif qu’aux buissons épineux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le chemin pour rejoindre Elian, le regard de Serge se posa sur une mûre. Il la cueillit et l’observa un instant. Cela faisait près d’une fluance entière qu’il n’avait rien avalé et la faim ne se faisait toujours pas ressentir. La profusion des évènements récents avaient sûrement pris le dessus sur son estomac. Haussant les épaules, il jeta le fruit dans sa bouche. Un vrombissement fit vibrer ses tympans. Il tourna la tête vers l’endroit d’où semblait provenir le bruit, sur sa gauche. Le son s’évanouit aussi vite qu’il était apparu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se demandant ce que cela pouvait bien être, il voulut reprendre la route pour rejoindre la Viera, mais elle avait disparu de son champ de vision. Il y avait quelques instants, elle était encore à quelques mètres devant lui, dans sa robe blanche, à les attendre. Où était-elle passée ? Comme pour répondre à sa question, un cri aigu retentit au milieu des arbres centenaires.&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/356049447857407134-3296335776077470286?l=cladmaster.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cladmaster.blogspot.com/feeds/3296335776077470286/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/11/chapitre-4-partie-1.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/3296335776077470286'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/3296335776077470286'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/11/chapitre-4-partie-1.html' title='Chapitre 4 - Partie 1'/><author><name>Cladmaster</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16944006302305433119</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_PkoilNmk5OE/SXCFPJpfohI/AAAAAAAAACc/IP0M3NjzWTI/S220/DSC08767.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-356049447857407134.post-241474384342461199</id><published>2008-10-27T23:04:00.011+01:00</published><updated>2008-11-02T12:06:54.472+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 3 - Partie 6</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;---------------&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Chapitre 3&lt;/strong&gt; : Le départ&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Partie 6&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Debout sur les pavés, sa sacoche noire à la main, le professeur attendait dans l’embrasure de la porte. Son sourire qui aurait normalement mis Serge en confiance donnait à l’homme un air jovial et inquiétant à la fois. Etait-ce vraiment lui qu’Elian avait senti à travers cette odeur maléfique qui se rapprochait ? Il aurait voulu qu’elle soit là à ses côtés pour le lui confirmer car il ne voulait pas le croire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors Serge, je ne t’ai pas vu ce matin. Je me suis inquiété alors j’ai décidé de venir te voir. Je suis rassuré de te trouver en pleine forme.&lt;br /&gt;- Ce matin ? Il y avait cours ? Quelle luxance est-il ?&lt;br /&gt;- 8 lux et demi. Oui il y avait cours, mais ce n’est pas grave, vu ton état d’hier, je préfère que tu te sois bien reposé.&lt;br /&gt;- Oui, ca va mieux, merci Monsieur.&lt;br /&gt;- C’est normal. Dis-moi, en venant ici, j’ai trouvé que la population était dans une sacrée effervescence. Tu sais ce qu’il y a ?&lt;br /&gt;Serge fut surpris par la question de son professeur et réfléchit à toute vitesse. Soit l’homme ne savait vraiment rien et il était inoffensif, soit il feignait l’ignorance et dans ce cas, le garçon devait choisir ses mots avec prudence. Dans tous les cas, il pouvait parler de l’attaque des monstres car cela ne révélait rien sur toutes les choses étranges qui lui étaient arrivées personnellement.&lt;br /&gt;- Des bêtes ont attaqué les habitants, je crois que c’était des loups.&lt;br /&gt;- Des loups ! Ce n’est pas possible, il n’y a rien de tel dans la région ! Tu es sûr de ce que tu dis ?&lt;br /&gt;- Je ne sais pas si c’était vraiment des loups, mais ça y ressemblait en tout cas.&lt;br /&gt;- Bizarre... Tu n’as pas été blessé ?&lt;br /&gt;- Non, ca va.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur Diguel était resté dehors tout ce temps, Serge ne sachant pas s’il devait le faire entrer ou non. Mais l’homme se pencha légèrement pour observer à l’intérieur de la maison et aperçut Christy qui était restée en retrait.&lt;br /&gt;- Tiens, tu as une amie chez toi ? Bonjour Mademoiselle.&lt;br /&gt;Se faisant, il adressa un signe de la main à la jeune fille qui lui rendit un sourire.&lt;br /&gt;- Tu ne me présentes pas ton amie ? insista le professeur.&lt;br /&gt;- Euh, si, entrez.&lt;br /&gt;Le garçon s’effaça à contrecœur pour laisser passer son professeur qui s’avança dans le salon et s’adressa à Christy.&lt;br /&gt;- Bonjour. Je suis M. Diguel, le professeur de flux de Serge.&lt;br /&gt;- Bonjour, je m’appelle Iris, mentit-elle.&lt;br /&gt;- Enchanté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serge avait faiblement tiqué à la réponse de sa nouvelle amie, mais cela était passé inaperçu. Il se demandait si cela était bien utile de cacher son prénom, mais dans le doute, mieux valait être prudent. Il saluait l’aplomb avec lequel elle avait menti et dût bien reconnaître qu’elle avait très bien joué sur ce coup là. Désormais, il devait faire attention de ne pas la trahir en dévoilant le mensonge. Elle s’appelait Iris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après ces brèves présentations, l’enseignant s’attarda sur l’intérieur de la maison. Il détaillait la décoration des différents coins de la pièce lorsque son regard se posa sur les bris de verre qui jonchaient le sol, là où Serge avait fait tomber le plateau au contact du bras d’Elian.&lt;br /&gt;- Tiens, vous vous êtes disputés, plaisanta-t-il.&lt;br /&gt;En comprenant qu’il faisait allusion aux débris sur le carrelage, Serge s’en voulut terriblement de ne pas avoir nettoyé plus tôt les dégâts qu’il avait causés. Heureusement, les verres étaient cassés en morceaux minuscules et il était impossible de distinguer leur nombre. Si l’homme avait demandé qui était le troisième invité, ils auraient encore dû inventer une explication plausible et il n’était pas bon de s’enfoncer dans un trop grand nombre de mensonges. Pour le moment, il n’était pas prêt à lui révéler la présence d’Elian ni quoi que ce soit d’autre. L’avertissement de la Viera méritait qu’il prenne ses précautions.&lt;br /&gt;- Oh non, ce n’est rien, j’ai fait tomber ça juste avant que vous n’arriviez, expliqua Serge. Je n’ai pas eu le temps de m’en occuper.&lt;br /&gt;- Je vais le faire, intervint Christy. Occupe-toi de ton invité, je vais ramasser tes bêtises.&lt;br /&gt;- Tu es sûre ? Merci Iris, c’est gentil. Tu trouveras ce qu’il faut dans la cuisine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jeune fille s’éclipsa et revint quelques fractances plus tard avec une petite pelle et une balayette. Tandis qu’elle s’affairait à ramasser les éclats tranchants, M. Diguel aborda un sujet délicat.&lt;br /&gt;- Alors, rien de neuf au sujet de ton frère ?&lt;br /&gt;- Non…&lt;br /&gt;L’étudiant avait répondu spontanément et dans les instants qui suivirent, son expression se fana. Son professeur l’avait ramené à la réalité en une seule phrase et le coup fut dur à encaisser. Comment avait-il pu délaisser Xavier si longtemps ? Un homme qui n’avait même jamais rencontré son frère s’en préoccupait plus que lui. Lui qui avait toujours été à son chevet depuis que son étrange maladie était apparue. Lui qui passait son temps à ses côtés, espérant une guérison miraculeuse, bien qu’il n’y croyait plus vraiment. Il l’avait laissé tomber. Comment avait-il pu placer ses propres problèmes devant ceux de son petit frère ? Un sentiment de honte s’empara de Serge et il n’osait plus regarder son interlocuteur en face. Voyant le mal être du garçon, l’homme tint à s’excuser.&lt;br /&gt;- Désolé de t’avoir parlé de ça, tu n’avais surement pas besoin que je te rappelle tes soucis.&lt;br /&gt;- Non, ce n’est pas de votre faute. C’est gentil de votre part de vous inquiéter pour lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Christy avait fini de ramasser les morceaux de verre et écoutait avec attention la conversation, la pelle à la main.&lt;br /&gt;- Il n’y a toujours aucun remède ? reprit l’enseignant.&lt;br /&gt;- Non, nous n’avons rien trouvé…&lt;br /&gt;- Et tes parents ?&lt;br /&gt;- Ils passent presque tout leur temps au labo. Je ne les vois pratiquement plus. Je crois qu’ils n’arrivent pas à accepter la vérité. Ils cherchent un remède fluance après fluance, mais je pense surtout qu’ils fuient la réalité et se réfugient dans leur travail.&lt;br /&gt;- Je comprends ce que tu ressens, mais tu ne peux pas dire ça. Je suis persuadé qu’ils font tout leur possible pour trouver une solution.&lt;br /&gt;- Peut-être bien et de toute façon, je ne peux rien leur reprocher. Ce n’est pas en restant à ses côtés à ne rien faire que je vais l’aider.&lt;br /&gt;- Ne dis pas ça non plus. Ta présence n’est pas inutile, j’en suis sûr. On ne sait pas quel niveau de conscience il a, peut-être même qu’il t’entend !&lt;br /&gt;- Peut-être… Mais de toute façon, il faudrait un miracle maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un miracle oui. C’était bien le seul espoir qu’il avait désormais. Et soudain, une idée lui traversa l’esprit. Et si ce miracle qu’il attendait n’était rien d’autre que la magie dont parlait Elian et dont il avait vu l’efficacité à plusieurs reprises ? Si cette femme d’une autre espèce était celle qui pouvait l’aider ? Il se trouva bien bête de ne pas y avoir pensé plus tôt. Encore une preuve qu’il avait délaissé son petit frère. Mais pour le moment, il ne pouvait rien tenter. Rien tant que M. Diguel était chez lui. Même s’il semblait inoffensif, il ne pouvait pas prendre le risque de lui présenter la Viera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Où est-il en ce moment ? demanda le professeur.&lt;br /&gt;- Dans sa chambre, répondit-il distraitement.&lt;br /&gt;Au moment précis où il lui fit cette réponse, Serge comprit qu’il n’allait pas se débarrasser de l’homme si facilement. Il aurait voulu qu’il s’en aille le plus vite possible pour qu’il puisse parler de Xavier à Elian et qu’elle examine son cas.&lt;br /&gt;- Tu crois que je peux aller le voir ?&lt;br /&gt;- Je ne sais pas, ce n’est peut-être pas une bonne idée. Mieux vaut qu’il reste au calme.&lt;br /&gt;- Ne t’en fais pas, je veux juste le voir, je ne vais pas le déranger. Peut-être que je pourrais trouver quelque chose et en parler à des collègues. Il est possible qu’ils puissent l’aider tu sais, je connais des gens vraiment très calés sur le flux et ses mystères.&lt;br /&gt;- Non mais vous savez, des médecins sont déjà venus le voir et ils n’ont rien trouvé.&lt;br /&gt;- Raison de plus ! La médecine s’attarde uniquement sur les problèmes organiques, elle ne se préoccupe que très peu des effets du flux. Je crois vraiment que je devrais le voir, on ne sait jamais, ce serait idiot de ne pas tenter le coup.&lt;br /&gt;- Je ne sais pas…&lt;br /&gt;- De toute façon, ça ne coûte rien. Je rentre, je l’examine un peu et puis c’est tout. Soit j’ai une piste que je pourrais ensuite explorer avec mes collègues, soit je lui aurais juste rendu une petite visite. Tu as l’air très méfiant, j’ai raison ?&lt;br /&gt;- Non pas du tout. C’est juste que personne ne lui a rendu visite depuis tout ce temps, je veux dire, à part les docteurs et quelques uns de ses amis au début. Ca me fait bizarre que quelqu’un veuille le voir.&lt;br /&gt;- Je vois. Eh bien dans ce cas, considère-moi comme un ami qui lui rend visite !&lt;br /&gt;L’homme avait dit ça avec un grand sourire et Serge comprit qu’il ne partirait pas tant qu’il n’aurait pas vu Xavier. Il se résigna alors à l’accompagner dans sa chambre, non sans rester sur ses gardes. Il n’était toujours pas certain des véritables raisons de sa présence ici.&lt;br /&gt;- D’accord, suivez-moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il lui désigna les escaliers et le fit passer devant lui. Tout en montant les marches, il vit Christy poser la pelle sur la table basse et se diriger vers le bureau, la pièce où s’était cachée Elian. Une fois à l’étage, le garçon le guida jusqu’à la chambre de son frère qui était toujours tétanisé au fond de son lit. M. Diguel s’approcha de lui, posa sa mallette contre le chevet et s’agenouilla à côté du malade. Sous la surveillance de Serge, il posa ses mains sur le torse froid de l’enfant et murmura quelques mots que l’étudiant parvint à saisir.&lt;br /&gt;- C’est donc ça, je m’étais bien trompé.&lt;br /&gt;- Que dites-vous ?&lt;br /&gt;- Oh rien ! Juste que je m’étais trompé, je ne crois pas pouvoir faire grand-chose pour ton frère, désolé.&lt;br /&gt;Alors que l’homme se relevait et saisissait sa sacoche, des pas précipités se firent entendre sur les marches en bois de l’escalier. Christy débarqua en trombe devant la chambre suivie de près par Elian.&lt;br /&gt;- C’est lui ! hurla la jeune fille.&lt;br /&gt;- Que se passe-t-il ? leur demanda-t-il.&lt;br /&gt;- C’est lui la chose qu’Elian a sentie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En entendant ces mots, il se tourna précipitamment vers le professeur qui semblait surpris par cette agitation soudaine.&lt;br /&gt;- Que se passe-t-il Serge ?&lt;br /&gt;- Eloignez-vous de lui ! avertit l’étudiant avec une assurance qui l’étonna lui-même.&lt;br /&gt;- Qu’y a-t-il, je ne comprends pas. Pourquoi tu…&lt;br /&gt;En apercevant la femme aux allures de lapin, M. Diguel s’arrêta net avant de changer d’attitude.&lt;br /&gt;- Une Viera, commenta-t-il. Dans ce cas, ce n’est pas la peine que je me cache. Tant pis. De toute façon, ma tache est accomplie.&lt;br /&gt;- Qui êtes-vous ? questionna Elian avec vigueur.&lt;br /&gt;- Peu importe qui je suis, laissez-moi partir et tout ira bien.&lt;br /&gt;- Certainement pas ! s’énerva Serge. Vous allez me dire ce que vous faites chez moi et ce que vous voulez à mon frère !&lt;br /&gt;- Ton frère ? Oh, rien, je ne vois pas ce que je pourrais bien vouloir à quelqu’un d’aussi commun que lui. Franchement, je m’étonne encore de m’être trompé à son sujet. Enfin, pas la peine de s’attarder là-dessus. Allez, laissez-moi sortir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homme gardait un calme étrangement perturbant. Il était coincé à l’intérieur d’une chambre dont la seule issue était bloquée par leur trio et il semblait totalement serein. Christy s’emporta à son tour.&lt;br /&gt;- On n’vous laissera pas partir tant que vous ne nous aurez pas expliqué ce que vous faîtes là !&lt;br /&gt;- Ah oui ? Et sinon ? Vous pensez pouvoir faire quelque chose contre moi ?&lt;br /&gt;- Je ne suis pas celle que vous croyez !&lt;br /&gt;Sur ces mots, une lumière éblouissante émana d’elle et la fractance suivante, elle se retrouva dans sa tenue d’archère, un arc et une flèche à la main. L’instant d’après, la corde était tendue et la pointe acérée pointée sur l’intrus. Pour la première fois, M. Diguel fut véritablement déstabilisé.&lt;br /&gt;- Quoi ! Qui es-tu ? Tu es l’une d’entre eux ! Lucrécia a donc déjà…&lt;br /&gt;- Que sais-tu sur Lucrécia ? le coupa Serge.&lt;br /&gt;- Oh, trois fois rien, mais vous permettez ?&lt;br /&gt;En un mouvement rapide et agile, l’homme saisit Xavier et l’utilisa pour se protéger d’une attaque impromptue. Au bout de son index, son ongle s’allongea pour former une lame aiguisée qu’il posa sur la gorge du corps inanimé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Lâchez-le ! hurla Serge dans un accès de colère.&lt;br /&gt;Accompagnant ses mots, un nouvel éclat blanc emplit la pièce et le garçon se retrouva équipé de l’épée et de l’armure qu’il avait déjà portées. Cette fois-ci, l’agresseur parut encore plus stupéfait.&lt;br /&gt;- Comment est-ce possible ! Je t’ai pourtant neutralisé ! Ce n’est pas vrai, était-ce trop tard ?&lt;br /&gt;- Lâchez-le, répéta le jeune homme à présent armé.&lt;br /&gt;- Je ne crois pas, non. C’est ma meilleure assurance vie pour le moment. Baissez-vos armes immédiatement, ou sinon, je ne donne pas cher de sa peau.&lt;br /&gt;La main crispée sur la poignée de sa lame, Serge prit conscience de la situation. Il n’avait plus du tout l’avantage et la vie de son frère était en danger. A contre cœur, il abaissa son arme et regarda Christy. Elle lut le message dans son regard et l’imita.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Très bien, je préfère ça. Bon, je vois que l’on s’est tout dit, alors excusez-moi, mais je vais prendre congé de vous. J’ai du travail qui m’attend.&lt;br /&gt;- On ne vous laissera pas faire !&lt;br /&gt;- Oui probablement, c’est pour ça que je ne vais pas vous demander votre permission.&lt;br /&gt;C’est alors qu’une sphère lumineuse pénétra dans la pièce en traversant la vitre de la fenêtre et s’arrêta juste devant M. Diguel.&lt;br /&gt;- A la prochaine ! lança-t-il alors que la boule blanche grandit d’un coup pour l’envelopper entièrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serge eut à peine le temps d’esquisser un mouvement que la sphère avait repris sa taille initiale et traversait la vitre en sens inverse. L’homme avait disparu en entrainant Xavier avec lui. Serge s’élança pour ouvrir la fenêtre et voir le point de lumière disparaître vers le sud, en direction de la forêt. Sans réfléchir une fractance de plus, il s’élança à travers l’ouverture et se laissa tomber du premier étage. Se réceptionnant au sol comme s’il avait sauté d’un simple muret, il reprit sa course et traversa les quartiers de plus en plus pauvres de la ville. Sur son passage, les habitants se retournèrent, n’en croyant pas leurs yeux. Mais le garçon les ignora. La seule chose qui comptait était de rattraper cet homme et de retrouver son frère. Il courut ainsi pendant une vingtaine de nuances à travers les rues dont les pavés se transformaient peu à peu en terre battue. Son parcours le mena à la frontière de la ville, là où les dernières maisons bordaient la lisière de la forêt. Devant ce mur de végétation, Serge s’arrêta enfin. L’endroit était désert. A peine essoufflé, il s’effondra à genou sur le sol, désespéré par la disparition de son frère. Ses mains se posèrent sur les touffes d’herbes qui poussaient ça et là sur la terre asséchée. Serrant les poings, il arracha les pousses de verdure et des larmes de détresse vinrent arroser la poussière. Toute sa colère fut relâchée dans un cri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je te retrouverai salopard ! Tu verras, je te ferai payer !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses bras cédèrent et ses coudes vinrent heurter le sol aride. Le dos voûté, il prit sa tête dans ses mains et pleura sans retenue, le visage plaqué contre ses avant-bras. Lorsqu’Elian et Christy le rejoignirent, il était toujours dans cette position mais ses larmes avaient cessé de couler. Les joues encore humides, il releva la tête lorsque la Viera posa sa main sur son épaule. Voyant que les deux filles l’avaient suivi, il se releva et les regarda tour à tour. Avant même qu’il ne puisse dire un mot, Christy lui parla d’une voix douce et rassurante.&lt;br /&gt;- On va les retrouver, assura-t-elle. Je te le promets.&lt;br /&gt;- Merci, mais ce n’est pas ton problème. Tu n’as pas besoin de te mêler à ça.&lt;br /&gt;- Si, au contraire. Je veux comprendre ce qui nous arrive et tu es le seul que je connaisse qui subisse les mêmes effets que moi.&lt;br /&gt;- C’est trop dangereux, tu as vu ce qu’il a fait avec sa main ?&lt;br /&gt;- Oui, j’ai vu. Mais j’ai aussi vu ce dont on est capable tous les deux. Et au passage, je n’crois pas que je sois plus faible que toi, pyja-gars, fit-elle en lui adressant un clin d’œil complice.&lt;br /&gt;Serge eut un bref sourire. Il n’insista pas plus longtemps pour la dissuader. Après tout, elle avait raison et il comprenait qu’elle veuille l’accompagner. Et de toute façon, elle était bien trop bornée pour qu’il puisse la faire changer d’avis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je viens aussi.&lt;br /&gt;C’était Elian qui venait de s’exprimer.&lt;br /&gt;- Vous êtes ma seule attache à ce monde et moi aussi je veux découvrir ce qu’il m’arrive. Ce qu’il nous arrive.&lt;br /&gt;Les deux jeunes amis s’étaient tournés vers elle et lui sourirent sincèrement.&lt;br /&gt;- D’accord, allons-y ensemble, conclut le jeune homme, touché par la détermination dont faisant preuve ces deux femmes.&lt;br /&gt;- La sphère de téléportation est partie vers le sud, de l’autre côté de la forêt, nota Elian.&lt;br /&gt;- Oui, et c’est dans la même direction qu’Ozarie, autrement dit Rosaria, ajouta Christy. C’est là que nous a donné rendez-vous Lucrécia.&lt;br /&gt;- Dans ce cas, il n’y a pas à hésiter, fit Serge, ragaillardit par la motivation de ses compagnes de route. Les deux seules pistes que nous ayons nous guident vers le même chemin.&lt;br /&gt;- Ouaip ! Allons-y ! lança la jeune fille dont les cheveux blonds brillaient sous la lumière éclatante du flux rouge de prima.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trois silhouettes prêtes à partir vers leur destin tournèrent le dos à la cité et firent face à l’épaisse forêt luxuriante. D’un même pas, ils quittèrent Altéa pour disparaître sous les branchages des grands arbres de Mirkwood.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/356049447857407134-241474384342461199?l=cladmaster.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cladmaster.blogspot.com/feeds/241474384342461199/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/10/chapitre-3-partie-6.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/241474384342461199'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/241474384342461199'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/10/chapitre-3-partie-6.html' title='Chapitre 3 - Partie 6'/><author><name>Cladmaster</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16944006302305433119</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_PkoilNmk5OE/SXCFPJpfohI/AAAAAAAAACc/IP0M3NjzWTI/S220/DSC08767.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-356049447857407134.post-6045154510119476746</id><published>2008-10-19T11:39:00.005+02:00</published><updated>2009-01-25T13:12:02.627+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 3 - Partie 5</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;---------------&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Chapitre 3&lt;/strong&gt; : Le départ&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Partie 5&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Que voulez-vous dire par là ? demanda Serge avec intérêt. Je n’en ai jamais entendu parler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré les nouvelles interrogations que suscitait cette révélation, le garçon n’était pas vraiment étonné par ce qu’Elian venait de lui révéler. Après tout ce qu’elle leur avait déjà dit, il était prêt à tout entendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et bien dans mon monde, Lucrécia fait partie du Grand Conseil. Tout le monde la connaît.&lt;br /&gt;En voyant l’air sceptique des deux jeunes gens, Elian comprit qu’elle n’était pas au bout de ses peines pour leur apprendre tout ce qu’elle savait.&lt;br /&gt;- C’est vrai que s’il n’existe que des Humes dans ce monde, il ne peut pas y avoir de Grand Conseil. En réalité, c’est une assemblée constituée d’un membre de chaque race existante. Ils se réunissent régulièrement pour discuter de différents problèmes afin de les résoudre.&lt;br /&gt;- D’accord, fit Serge, c’est un peu comme notre gouvernement alors. Enfin, ils y font la même chose apparemment.&lt;br /&gt;- Oui, ajouta Christy d’une voix amusée. Enfin le tien Serge, il se tourne pas mal les pouces ! Vous avez vachement moins de soucis que par chez moi, en Oriares. Y’a qu’à voir Altéa, c’est un paradis comparé à Arates. En même temps, comme il ne se passe jamais rien de grave ici, ton gouvernement est vachement moins réactif. J’sais pas ce qu’il ferait si…&lt;br /&gt;- Si tu le dis… coupa Serge. On peut se concentrer sur le vrai problème ? Merci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Interloquée, la jeune fille ne sut comment réagir et ne trouva aucun mot pour rétorquer. Le jeune homme devenait de plus en plus désagréable avec elle. Il s’en voulait un peu et regrettait d’avoir réagi ainsi, mais il ne supportait plus ses dérives verbales qui l’empêchaient de réfléchir. Il avait tout de même conscience de ne pas avoir été très correct avec elle et il se promit de faire des efforts par la suite. Cependant, il s’excuserait plus tard car il ne voulait pas remettre en cause son comportement vis-à-vis d’elle pour le moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Donc, fit-il en s’adressant exclusivement à Elian, si j’ai bien compris, Lucrécia représente les Humes dans ce Grand Conseil.&lt;br /&gt;Elian hocha de la tête pour approuver. Elle esquissa un regard vers Christy qui semblait toujours très déstabilisée par la réaction du garçon. L’atmosphère était devenue pesante et la Viera aurait voulu rassurer la jeune fille qui ne savait plus où se mettre. Après quelques instants de réflexions, Serge reprit la parole.&lt;br /&gt;- Il y a un truc qui me gêne dans tout ça. Nos deux mondes, s’il s’agit bien de deux mondes, sont si proches et si différents à la fois. Et puis je ne comprends toujours pas pourquoi cette femme prétend être notre mère. Et cette histoire de mille centycles. Qui pourrait bien vivre si longtemps ?&lt;br /&gt;- Oui, cela n’a aucun sens. La même personne vivant dans deux mondes différents et à des moments différents. Je n’ai jamais entendu parler de ça. Remarque, peut-être que nous nous trompons complètement et qu’il ne s’agit pas du tout de la même personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette remarque provoqua un nouveau silence tant elle était pertinente. Ils avaient commencé à s’imaginer des tas de scénarios sur des bases totalement incertaines. Mieux valait laisser ces questions pour plus tard et se concentrer sur ce qu’ils savaient réellement. C’était tout du moins l’approche que souhaitait désormais adopter Serge. En essayant de rassembler tout ce qui avait été dit jusqu’à présent dans son esprit, il remarqua une coïncidence à laquelle il n’avait pas prêté attention jusqu’à présent. Il s’était tellement focalisé sur toutes les informations surprenantes qu’il avait apprises que ce point commun était passé inaperçu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Dans ce cas, ce n’est pas la peine de débattre plus longtemps là-dessus, conclut Serge. Par contre, j’ai noté quelque chose d’intéressant. Ton monde, tu l’as bien appelé Ivalice, n’est-ce pas Elian ?&lt;br /&gt;- Oui, c’est bien ça.&lt;br /&gt;- Et bien c’est également le nom que nous donnons à notre planète. J’ai du mal à croire que ce soit une simple coïncidence.&lt;br /&gt;- C’est vrai ? Pourtant, je n’ai jamais entendu parler d’Altéa, ni des autres noms que vous avez cités.&lt;br /&gt;Christy s’était renfermée sur elle-même depuis que Serge l’avait remise à sa place, mais elle n’avait pas cessé de suivre la conversation pour autant. Hésitante et sur un ton d’excuse, elle osa faire une proposition.&lt;br /&gt;- Euh… Serge ?&lt;br /&gt;- Oui ?&lt;br /&gt;- Est-ce que tu aurais une carte du monde chez toi ?&lt;br /&gt;- Oui, bien sûr. Pourqu… mais oui, t’as raison, c’est une super idée ! Je reviens !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serge s’éclipsa en courant dans une pièce située derrière l’escalier. Elian se tourna vers la jeune fille.&lt;br /&gt;- Ca va ?&lt;br /&gt;- Heu, oui, pourquoi ?&lt;br /&gt;- Serge a été un peu sec avec toi.&lt;br /&gt;- Ah, oui… c’est pas grave. Il a raison, fit-elle avec un sourire forcé.&lt;br /&gt;- Comment ça ?&lt;br /&gt;- Je l’ai !&lt;br /&gt;Serge était de retour dans le salon avec un gros livre qu’il portait à bout de bras, tendu au dessus de sa tête. Sur l’épaisse couverture bleue était inscrit "Encyclopédie Universelle" et une image représentait la planète sous la forme d’une gigantesque sphère. Il déposa le manuel sur la table basse et l’ouvrit directement à la fin. Sur la double page était dessiné un planisphère d’Ivalice. On y reconnaissait aisément les quatre continents principaux. A l’ouest on trouvait le plus imposant de tous, Octares, qui parcourait la carte du nord au sud. C’est sur ce continent que l’on trouvait Altéa. Les trois autres terres émergées portaient les noms d’Ontares, d’Oriares et de Faltares. Au milieu de ces quatre continents reposait l’océan Midares.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Voilà à quoi ressemble notre planète, Elian, annonça le jeune homme.&lt;br /&gt;- Tu as raison, c’est exactement les mêmes terres que dans mon Ivalice.&lt;br /&gt;Les yeux de la Viera parcouraient la carte dans tous les sens. Elle découvrait enfin quelque chose qui lui était familier. Mais les noms des régions du monde qui y étaient inscrits ne ressemblaient en rien à ceux qu’elle connaissait. De plus, l’échelle était bien trop petite pour que les villes y soient représentées.&lt;br /&gt;- Où est-ce qu’on se trouve, là ? demanda-t-elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enchantée de voir que son idée faisait l'unanimité, Christy reprit un peu confiance en elle et désigna Altéa sur la carte.&lt;br /&gt;- C’est ici, juste en dessous des montagnes.&lt;br /&gt;- Quoi ! Mais ce n’est pas possible ! C’est chez moi ! Rabanastre ! C’est pile à l’endroit que tu me montres.&lt;br /&gt;- Tu veux dire qu’Altéa et Rabanastre sont une seule et même ville ?&lt;br /&gt;- Je ne sais pas. Je n’ai vraiment rien reconnu quand j’étais dans les rues de votre ville l’autre nuance. Je n’ai pas eu l’occasion de m’y attarder longtemps, mais j’aurais quand même dû reconnaître quelque chose !&lt;br /&gt;- C’est bizarre, commenta Serge. Mais on n’est plus à une bizarrerie près. Dis-moi, tu peux nous donner d’autres noms de villes qui existent dans ton monde ?&lt;br /&gt;- Oui, bien sûr ! Il y a les capitales des trois autres continents, Esthar, Archadès et Lindblum.&lt;br /&gt;- Ca ne me dit rien. Et toi Christy ?&lt;br /&gt;- Non, rien du tout. Il y a d’autres villes importantes ?&lt;br /&gt;- Oui, Alexandrie, Tréno, et au sud d’ici, il y a Rosaria.&lt;br /&gt;- Rosaria ? répéta Serge. Ca me dit quelque chose.&lt;br /&gt;- Oui, continua l’étudiante en géographie, j’ai déjà entendu ce nom. Mais où ça ?&lt;br /&gt;- Il faut absolument s’en rappeler ! C’est peut-être important !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux jeunes gens se turent un instant pour réfléchir. Pendant ce temps, Elian continuait de dévorer le planisphère.&lt;br /&gt;- Ca y est, s’écria Christy, je sais !&lt;br /&gt;- C’est vrai ? firent les deux autres en cœur.&lt;br /&gt;- Oui, c’est Lucrécia qui nous a parlé de Rosaria. C’est juste après que ce cri ait retenti dans la caverne. Je n’avais rien compris à ce qu’elle racontait et je n’avais pas fait très attention, mais je me souviens maintenant de sa dernière phrase ! Elle nous demandait de nous rendre à Rosaria dans cinq fluances. Elle a aussi dit qu’on la reverrait là-bas.&lt;br /&gt;- Oui, je me souviens maintenant ! Je ne m’en rappelais pas, mais maintenant que tu le dis. Bien joué Christy !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se tourna vers elle et lui fit un sourire comme il ne lui en avait encore jamais fait. La jeune fille était ravie et se sentait un peu mieux. Dans son élan de gaîté, elle voulut lui répondre à sa façon.&lt;br /&gt;- Ah, tu vois, tu ne peux vraiment… commença-t-elle avant de ravaler ses mots.&lt;br /&gt;- Quoi ? lui demanda le garçon.&lt;br /&gt;- Euh non, rien, c’est pas important.&lt;br /&gt;Serge comprit qu’elle s’était retenue pour ne pas le vexer et n’insista pas. Il était content qu’elle ait retrouvé son entrain et ne voulait pas la mettre à nouveau mal à l’aise. Il s’adressa alors à Elian.&lt;br /&gt;- Et alors, où ça se trouve Rosaria ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Viera semblait elle aussi heureuse qu’ils se soient réconciliés si rapidement et se laissa gagner par la bonne humeur ambiante.&lt;br /&gt;- C’est juste ici, de l’autre côté de la forêt, au bord du lac de Macalania.&lt;br /&gt;- Je vois, comprit Christy, ça à l’air de correspondre à l’emplacement d’Ozarie. Et ben dis donc, ça fait du bien de comprendre un peu ce qui se passe ! Pas vrai Serge ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Serge ne l’écoutait plus. Il observait Elian qui venait de se figer, les yeux fermés et le visage sans expression. Ses narines se retroussaient et s’agitaient comme si elle était en train de renifler l’air. Une grimace se dessina sur ses lèvres et elle rouvrit les paupières.&lt;br /&gt;- Quelque chose approche ! Quelque chose de mauvais. Son odeur est nauséabonde. Elle se rapproche fortement de celle qui émane de toi Serge, mais en beaucoup plus fort.&lt;br /&gt;A peine eut-elle le temps de finir sa phrase que quelqu’un frappa à la porte.&lt;br /&gt;- Vite, va te cacher dans le bureau Elian, juste derrière l’escalier. Si quelqu’un te voit ici, on ne sait pas comment ça va finir ! Il y a une armoire, tu devrais pouvoir te glisser dedans.&lt;br /&gt;- Et toi ?&lt;br /&gt;- Je vais aller voir qui c’est. Christy, tu peux rester là si tu veux.&lt;br /&gt;- Ok, fit la jeune fille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Viera courut rejoindre la cachette que lui avait indiquée le jeune homme tandis que celui-ci s’approcha de la porte d’entrée. Il regarda par l’œilleton et fut surpris par ce qu’il y vit. Après un court moment d’hésitation, il ouvrit la porte pour accueillir le nouveau venu.&lt;br /&gt;- Bonjour M. Diguel.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/356049447857407134-6045154510119476746?l=cladmaster.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cladmaster.blogspot.com/feeds/6045154510119476746/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/10/chapitre-3-partie-5.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/6045154510119476746'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/6045154510119476746'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/10/chapitre-3-partie-5.html' title='Chapitre 3 - Partie 5'/><author><name>Cladmaster</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16944006302305433119</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_PkoilNmk5OE/SXCFPJpfohI/AAAAAAAAACc/IP0M3NjzWTI/S220/DSC08767.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-356049447857407134.post-4392048713751910028</id><published>2008-10-11T23:55:00.019+02:00</published><updated>2009-01-17T16:10:40.576+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 3 - Partie 4</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;---------------&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Chapitre 3 :&lt;/strong&gt; Le départ&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Partie 4&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;Serge et Elian se dévisagèrent longuement. La Viera commença peu à peu à relâcher son attitude défensive en constatant que le garçon n’était pas dangereux pour elle, tout du moins tant qu’ils n’entraient pas en contact direct. En le regardant attentivement, elle fut persuadée qu’il était sincère lorsqu’il affirmait ne pas comprendre ce qu’il lui arrivait. Elle-même n’était pas bien sûr de savoir ce qu’il se passait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Comment ça Jénova ? lui demanda-t-il. Qu’est-ce qu’il m’arrive ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les yeux du jeune homme semblaient supplier pour obtenir une réponse satisfaisante. Il cherchait désespérément une explication à tous les mystères qui lui étaient tombés dessus depuis le début de ce nouveau cycle. Ses questionnements étaient compréhensibles et sa peur légitime. Elle aurait bien voulu le rassurer, mais mieux valait être honnête. Elle lui dirait tout ce dont elle était capable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je ne sais pas comment cela est possible, mais j’ai l’impression qu’il y a quelque chose de Jénova en toi. Plus j’y pense, plus je suis persuadée que c’est la même odeur.&lt;br /&gt;- Mais qu’est-ce que cette chose fait en moi ?&lt;br /&gt;- Je n’en ai aucune idée. Mais elle semble repousser tout contact avec le myste. J’ai senti une grande force répulsive quand nos bras se sont touchés. Quelque chose de vraiment très puissant.&lt;br /&gt;- Mais pourtant, ce n’est pas la première fois que je vous touche !&lt;br /&gt;- Oui, c’est vrai. Mais tu portais ton armure et tes gantelets à ce moment là, ils ont dû faire barrière. Je pense qu’il faut que le myste rentre directement en contact avec toi pour que ce qui est dans ton corps réagisse.&lt;br /&gt;- C’était donc ça ? Du myste. Ce flux multicolore qui est entré en moi.&lt;br /&gt;- Cela t’est déjà arrivé ?&lt;br /&gt;- Oui, deux fois.&lt;br /&gt;- C’est vrai, je l’ai vu tombé à terre en hurlant lorsque le flux, le myste est entré en nous après le combat contre les loups.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était Christy qui venait de prendre la parole. Elle était restée muette depuis tout ce temps, observant attentivement la scène et ne perdant aucune miette de ce qu'ils se disaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et quand on était dans la grotte, il y a eu un cri. Je voyais pas bien ce qui se passait, mais je l’ai entendu juste après que le flux commence à entrer en moi. C’était bizarre. Mais maintenant, je comprends mieux ce qui s’est passé. Il y avait ce cri horrible mais je me sentais tellement bien que je ne m’en suis pas vraiment inquiétée. Et puis la femme a dit quelque chose que je n’ai pas compris juste avant de disparaître. Le flot d’énergie a cessé de pénétrer mon corps et je me suis retrouvée dans ce champ blanc qui m’a ramenée dans ma chambre. Enfin, tout ça pour dire que je comprends maintenant que ce cri venait de toi. Ou plutôt de ton corps, parce que ce n’était pas ta voix. Comme si c’était cette chose qui hurlait.&lt;br /&gt;- Mais pourquoi je suis le seul à ressentir cette douleur ? Pourquoi est-ce que ce truc est en moi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le désespoir avait envahi Serge. La peur de l’inconnu prenait le dessus et il commençait à ne plus tenir en place. Des larmes cherchaient à couler mais la confusion dans son esprit les retenait au bord des yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Calme-toi, reprit Elian. Je comprends ton mal-être mais ça ne sert à rien de s’exciter comme ça. Racontez-moi plutôt ce qu’il vous est arrivé. Je pourrai peut-être vous aider à trouver une explication à tout ceci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux jeunes gens commencèrent alors leur récit. C’était la première fois qu’ils entendaient ce qu'il était arrivé à chacun d’eux avant leur rencontre sur la place. Les évènements qu’ils avaient vécus étaient très semblables à quelques points près. Serge fut très surpris quand Christy raconta sa transformation en archère. Contrairement à lui, elle avait immédiatement su se défendre. N’en rajoutait-elle pas un peu ? Après tout, cela n’avait pas grande importance et il ne voulait pas entamer une nouvelle discussion avec elle. Il commençait à la connaître suffisamment pour savoir que s’il lui faisait une quelconque remarque là-dessus, il y avait de grandes chances pour qu’elle lui fasse subir ses railleries.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elian écoutait attentivement leur histoire et resta silencieuse tout ce temps. Elle ne voulait pas les interrompre et répondrait à leurs interrogations, du moins celles dont elle avait la réponse, lorsqu’ils auraient fini. Pour ce qui était des explications qu’elle espérait obtenir sur son arrivée soudaine dans cette ville, elle n’en eut aucune. Lorsqu’ils eurent terminé, de nombreuses questions restèrent en suspend pour elle. Mais avant d’essayer d’en apprendre plus, elle s’attacha à leur expliquer d’où leur venait leur pouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Eh bien, il y a encore pas mal de mystères autour de tout ceci et j’avoue ne pas y voir beaucoup plus clair. Mais je peux au moins vous aider à comprendre ce qu’il vous arrive. Apparemment, vous n’aviez aucune conscience de l’existence du myste et des possibilités qui en résultent. Je vais essayer de vous expliquer comment fonctionnent les facultés qui se sont réveillées en vous. Par contre, j’ai encore du mal à comprendre leurs origines, mais on y reviendra plus tard. En fait, en tant qu’Humes, vous ne dépendez pas du myste, mais vous êtes capables de le manipuler. Nous, les Mystiliens, pouvons utiliser le myste, mais pas dans les mêmes proportions. L’une des principales caractéristiques du myste est de pouvoir être matérialisé sous différentes formes. C’est grâce à lui que l’on peut créer des sorts, comme le Soin que j’ai lancé tout à l’heure. De la même façon, il est possible de faire apparaître des flammes, des cristaux de glace et bien d’autres choses encore. Mais le myste peut aussi renforcer nos conditions physiques et nous rendre plus endurant ou plus rapide. Les possibilités sont innombrables et dans l’absolu, seule l’imagination limite son emploi. Cependant, les faits sont tout autre et la maîtrise de nouvelles techniques n’est pas si évidente. La théorie là-dessus est assez compliquée. En gros, chacun développe ses pouvoirs en fonction de son vécu et des situations auxquelles il fait face. Mais sans influx de myste, il est impossible d’apprendre quoi que ce soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Un influx de myste ? questionna Serge qui buvait ses paroles à l’instar de Christy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui, c’est ce qu’il vous est arrivé lorsque vous avez vaincu les loups. Il s’agissait de monstres créés par un myste chargé d’émotions malveillantes. En les tuant, vous avez brisé le lien entre leur corps et le myste qui les avait créés. Le corps est revenu à l’état de particules élémentaires et le myste a été purifié et libéré. A nouveau totalement sain, il a rejoint vos corps. C’est cela que l’on appelle un influx. Lorsque le myste nouvellement acquis est dans l’organisme en quantité suffisante, il est possible de l’utiliser comme support pour y inscrire une nouvelle connaissance, comme un sort ou une technique particulière. Après, le fonctionnement précis m’échappe. D’ailleurs, les Humes et les Mystiliens ne l’utilisent pas vraiment de la même façon. Chez nous, le myste est toujours actif. Au contraire, comme c’est le mako qui maintient les Humes en vie, vous pouvez utiliser le myste comme une ressource secondaire, plus facilement manipulable. Il vous est donc possible de mettre le myste en sommeil. C’est cela qui s’est passé quand ton armure a disparu et que tu t’es retrouvé en pyjama. Voilà, je crois vous avoir à peu près tout dit. J’espère que j’ai été assez claire.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- Euh… ben oui, enfin c’est pas évident tout ça, mais je crois que je comprends mieux maintenant. C’est fou, j’ai du mal à y croire ! Alors c’est le myste qui nous donne toute cette force ! C’est dingue ! Mais je comprends toujours pas ce qui se passe. Tout ça n’existait pas il y a encore quelques lux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme à son habitude, Christy montrait une excitation non contenue mais pour une fois, Serge la comprenait. Ils devaient assimiler tant de nouvelles informations toutes plus incroyables les unes que les autres qu’ils ne pouvaient pas rester de marbre. Mais Elian ne leur laissa pas le temps de réfléchir plus longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pour ma part, c’est cette faible concentration de myste qui m’inquiète. Et mon arrivée dans cette ville m’est toujours aussi mystérieuse. Vous pourriez m’en dire plus sur cette femme que vous avez rencontrée dans cette grotte, après la téléportation ?&lt;br /&gt;- Comme on vous l’a dit, on était quatre dont Serge et moi autour d’elle et elle a posé un cristal par terre. Et puis on a vu du myste entrer dans ce cristal et le flux s’est dirigé vers nous et a pénétré dans nos corps. C’était vraiment très agréable, je ne m’étais jamais sentie aussi bien.&lt;br /&gt;- Et elle vous a parlé ?&lt;br /&gt;- Oui, mais je ne me rappelle pas bien de ce qu’elle a dit. Elle nous appelait ses enfants. Ca m’a marqué parce qu’elle n’avait rien à voir avec ma mère. A part qu’elle était aussi belle, c’est de famille ça !&lt;br /&gt;- Elle a dit autre chose, ajouta Serge, les traits tirés par la concentration. Si je me souviens bien, elle a dit qu’il y a plus de mille centycles, elle nous avait pris nos pouvoirs et qu’elle devait nous les rendre maintenant. C’est là que le flux est sorti du sol. Après ce que vous nous avez raconté, je comprends mieux maintenant. Ce devait être un influx de myste.&lt;br /&gt;- Peut-être, mais je ne vois pas d’où pouvait bien sortir ce myste. Je n’ai jamais entendu parler d’un influx qui sorte du sol. Y’a-t-il encore d’autres choses que vous ne m’avez pas dites ?&lt;br /&gt;- Non, je ne crois pas.&lt;br /&gt;- Et vous n’avez vraiment aucune idée de son identité ?&lt;br /&gt;- La seule info qu’elle nous a donnée, c’est qu’elle prétendait être notre mère. Et qu’elle s’appelait Lucrécia.&lt;br /&gt;- Lucrécia ?&lt;br /&gt;Elian eut un sursaut en entendant ce nom.&lt;br /&gt;- Vous êtes bien sûrs qu’elle s’est fait appeler Lucrécia ?&lt;br /&gt;- Oui, pourquoi ?&lt;br /&gt;- Juste parce que, à moins que ce ne soit une coïncidence, votre soi-disant mère est l’Hume la plus puissante et la plus respectée d’Ivalice.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/356049447857407134-4392048713751910028?l=cladmaster.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cladmaster.blogspot.com/feeds/4392048713751910028/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/10/chapitre-3-partie-4.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/4392048713751910028'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/4392048713751910028'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/10/chapitre-3-partie-4.html' title='Chapitre 3 - Partie 4'/><author><name>Cladmaster</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16944006302305433119</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_PkoilNmk5OE/SXCFPJpfohI/AAAAAAAAACc/IP0M3NjzWTI/S220/DSC08767.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-356049447857407134.post-8345614616762812161</id><published>2008-10-07T23:58:00.007+02:00</published><updated>2008-10-29T13:52:44.700+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 3 - Partie 3</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;---------------&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Chapitre 3&lt;/strong&gt; : Le départ&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Partie 3&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laissant Christy en compagnie de leur nouvelle connaissance, Serge se précipita dans les escaliers pour rejoindre sa chambre. Au passage, il s’arrêta devant celle de son frère dont il avait laissé la porte ouverte. Xavier était toujours là, allongé dans la même posture, le teint livide. Il ne pouvait toujours rien faire pour lui et cela le désolait. Mais tous les derniers évènements qui venaient chambouler sa vie avaient pris le dessus sur la tristesse qu’il avait accumulée depuis tout ce temps. Une excitation inhabituelle s’était emparée de lui et il ne resta pas plus de trois fractances à observer le corps immobile. Il était trop pressé de rejoindre Elian pour en apprendre plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois dans sa chambre, il se changea rapidement tout en prenant soin d’enfiler des vêtements qu’il considérait comme étant suffisamment présentables. Il n’avait aucune envie de subir encore une fois les sarcasmes de Christy. Avant de redescendre, il fit d’ailleurs un détour jusqu’à la glace de la salle de bain, chose qu’il ne faisait jamais en temps normal. Un jeans foncé, une chemisette marron et des chaussettes sombres. Sa pierrelle, suspendue au bout d’une petite chainette dorée, pendait autour de son cou en émettant une douce lueur rouge-matinale. Il ne voyait rien à redire à son look et passa furtivement les mains dans ses cheveux pour les remettre en place. Après avoir plaqué un dernier épi, il rejoignit ses invités qui l’attendaient en bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jeune fille et la femme aux longues oreilles étaient en pleine conversation. En entendant ses pas dans l’escalier, elles se tournèrent vers lui pour le voir arriver.&lt;br /&gt;- Viens écouter ça Serge, c’est fou tout ce que me raconte Elian. Dis donc, t’en as mis du temps à te changer, t’es passé chez l’esthéticienne ou quoi ? Enfin bon, t’as l’air moins endormi maintenant. En tout cas, j’ai appris plein de trucs bizarres. Il parait qu’il existe plein de races différentes, enfin, je veux dire, pas comme les chiens ou les chats, mais des êtres proches des humains mais qui n’en sont pas vraiment. Il parait que les gens comme nous sont des Humes et qu’Elian fait partie des Vieras. Et puis il y a les Vangas qui ressemblent à de grands lézards à taille humaine et qui marchent debout ! Et il y en a plein d’autres comme ça ! Mais je ne comprends pas, j’ai jamais vu de trucs pareils ! Enfin, de gens je veux dire… s’excusa Christy en se tournant vers l’autre femme.&lt;br /&gt;- Tu veux bien la laisser parler ? put finalement placer Serge alors que Christy semblait terriblement gênée d’avoir traitée Elian de "truc".&lt;br /&gt;Le jeune homme s’était arrêté sur les dernières marches de l’escalier pour écouter son acolyte débiter son nouveau flot de paroles. Celle-ci s’étant enfin tue, il se rapprocha des deux femmes.&lt;br /&gt;- Vous voulez boire quelque chose ? demanda Serge en se tournant vers la Viera.&lt;br /&gt;- Oui, avec plaisir, lui répondit-elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se dirigea vers la cuisine, prit trois verres dans le placard et sortit une grande bouteille de jus d’orange du décondenseur. Cet appareil pouvait réduire la concentration du flux circulant à l’intérieur des compartiments pour conserver les aliments froids. Il plaça tout ceci sur un plateau qu’il transporta jusque dans le salon. Après avoir invité ses hôtes à s’asseoir dans le canapé, il posa les verres sur la table basse et les remplit abondamment du liquide rafraîchissant. Une fois que chacun eut son verre à la main, il s’assit face à elles dans un petit fauteuil de velours. Il fut alors le premier à reprendre la parole.&lt;br /&gt;- J’avoue que je ne comprends toujours pas trop ce qu’il se passe. Comment êtes-vous arrivée ici ?&lt;br /&gt;- Je n’en sais rien… la dernière chose dont je me rappelle avant de me retrouver dans cette rue, c’est d’être chez moi, à Rabanastre. J’ai entendu une grande déflagration et j’ai senti le myste se condenser comme jamais. Et puis d’un coup, je me suis retrouvée ici et très vite, tous ces Humes m’ont encerclée sans que j’ai le temps de comprendre ce qui venait de m’arriver.&lt;br /&gt;- Le myste ? Qu’est-ce que c’est ? questionna Serge.&lt;br /&gt;- C’est un flot d’énergie qui circule dans la terre, dans l’air et dans nos corps. C’est lui qui nous donne la vie. Et c’est aussi lui qui est à l’origine de la magie, comme le sort de soin que j’ai lancé il y a quelques nuances pour me soigner. Ton Premier soin aussi utilise la force du myste.&lt;br /&gt;- J’ai l’impression que cela ressemble beaucoup à notre flux. C’est peut-être ça. Sauf que je n’avais encore jamais vu de magie avant.&lt;br /&gt;- J’ai cru comprendre en voyant vos têtes quand j’ai lancé le sort. Normalement, cette magie blanche n’a rien d’extraordinaire. Mais quelque chose m’inquiète. Je ne sens que très peu de myste par ici. Et j’ai aussi l’impression qu’une énergie maligne rôde dans les parages. Nous, les Vieras, ressentons très précisément les mouvements du myste et les sentiments dont il est chargé. Et il se fait très rare dans cette ville. Je me demande d’ailleurs si ce n’est pas pour ça qu’il n’y a pas plus de Mystiliens.&lt;br /&gt;- Des Mystiliens ?&lt;br /&gt;- Des êtres du myste. Ce sont tous ceux qui sont créés par le myste et qui vivent grâce à lui. J’en fais partie. Pour ce qui est des Humes comme vous, ce sont des êtres intelligents qui ne dépendent pas du myste mais du mako.&lt;br /&gt;- Le mako… ce doit être lui, notre flux, conclut Serge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un court silence s’instaura puis Elian reprit la parole.&lt;br /&gt;- Dites-moi, avez-vous déjà entendu parler de Jénova ?&lt;br /&gt;- Jénova ? fit Christy, non jamais, pourquoi ? Qu’est-ce que c’est ?&lt;br /&gt;- Serge ? Qu’y a-t-il ? demanda la Viera.&lt;br /&gt;En effet, le garçon était plongé dans ses pensées, comme cela lui arrivait souvent. Jénova. Il avait déjà entendu ce nom. Lorsque la voix l’avait prononcé pour la première fois, il pensait encore qu’il était en plein rêve. Mais maintenant, il savait qu’il n’en était rien. Ce mot était bien réel.&lt;br /&gt;- Oui, j’en déjà entendu ce nom. Mais je n’ai aucune idée de qui c’est.&lt;br /&gt;- Si vous ne savez pas ce qu’est Jénova, c’est qu’il se passe vraiment quelque chose que je ne comprends pas. J’ai l’impression que tout ce qui existait dans mon monde a disparu. Comment est-ce possible, comme ça, en une fractance ?&lt;br /&gt;- Elian, dites-nous qui est Jénova. Peut-être est-ce comme pour le flux, nous n’utilisons juste pas les mêmes mots.&lt;br /&gt;- D’accord. Jénova est une entité qui est apparue il y a un demi centycle et qui dévaste tout sur son passage. En réalité, personne ne sait vraiment ce qu’elle est. Tout ce que je sais, c’est qu’elle peut prendre toutes les formes qu’elle souhaite et que sa taille est inimaginable. J’ai déjà eu l’occasion de la voir de mes propres yeux, mais je serai incapable de la décrire. Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’elle dégage une odeur de myste phénoménale et qu’elle sent le mal sous toutes ses formes. Depuis son arrivée, Ivalice est plongé dans le chaos et personne ne sait comment l’arrêter.&lt;br /&gt;- Je n’ai jamais rien entendu de tel, affirma Serge. Et toi Christy ?&lt;br /&gt;- Non, moi non plus, fit-elle dubitative.&lt;br /&gt;- Si une telle chose existait dans votre monde, vous le sauriez.&lt;br /&gt;- Dans notre monde ? s’étonna Serge. Vous pensez que nous sommes de deux mondes différents ?&lt;br /&gt;- Je ne sais pas, c’est la seule explication que j’ai pour le moment. Mais je n’ai aucune idée de la façon dont je me suis retrouvée ici. Ce qui est sûr, c’est qu’il y a énormément de différences entre l’endroit d’où je viens et ici. Que ce soit en ce qui concerne l’absence de Jénova, mais aussi la faible quantité de myste que je ressens dans l’air.&lt;br /&gt;Elian prit quelques instants pour réfléchir et finit d’une seule traite le jus d’orange qui restait au fond de son verre. Les deux autres avaient déjà fini le leur et Serge commença à rassembler la vaisselle sur le plateau. C’est à ce moment qu’il frôla le bras de la Viera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une douleur atroce et maintenant familière lui traversa la poitrine. Un cri. Mais cette fois-ci, il ne retentit pas dans sa tête. Ce fut la voix d’Elian qui résonna dans la pièce. Le garçon vacilla. Le plateau glissa de ses mains et les verres vinrent se briser sur le carrelage. Titubant en arrière, il se laissa tomber et se retrouva assis au milieu du salon. La douleur se calma.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se relevant brutalement du canapé, la femme recula pour s’éloigner de Serge tout en lui faisant face. Entre les deux, Christy était restée assise et cachait sa bouche derrière ses mains pour réprimer un cri de frayeur. La Viera était en pleine crise de panique.&lt;br /&gt;- Ce n’est pas possible ! Qu’est-ce que tu es ? Sur le myste, je n’ai jamais ressenti une sensation aussi violente !&lt;br /&gt;Au sol, Serge n’avait déjà plus mal. S’habituait-il à cette horrible sensation qui le parcourait ? Qu’est-ce qui pouvait bien l’avoir déclenchée cette fois-ci ? Le contact avec le bras de cette étrange femme venue de nulle part ? Pourquoi ? Tant de questions se chamboulaient dans sa tête qu’il lui était impossible de s’arrêter sur l’une d’elles pour y réfléchir correctement. Et Elian semblait tout aussi déstabilisée que lui, peut-être même plus.&lt;br /&gt;- Qu’y a-t-il ? osa demander Serge. Que s’est-il passé ?&lt;br /&gt;- Cette sensation, cette haine… je n’ai jamais ressenti ça avant. Si ce n’est… non, ce n’est pas possible !&lt;br /&gt;- Quoi ?&lt;br /&gt;- J’ai déjà senti quelque chose d’approchant, bien que la source était plus éloignée de moi.&lt;br /&gt;- Et qu’est-ce que c’était ?&lt;br /&gt;- Jénova…&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/356049447857407134-8345614616762812161?l=cladmaster.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cladmaster.blogspot.com/feeds/8345614616762812161/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/10/chapitre-3-partie-3.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/8345614616762812161'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/8345614616762812161'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/10/chapitre-3-partie-3.html' title='Chapitre 3 - Partie 3'/><author><name>Cladmaster</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16944006302305433119</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_PkoilNmk5OE/SXCFPJpfohI/AAAAAAAAACc/IP0M3NjzWTI/S220/DSC08767.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-356049447857407134.post-6482585105470430000</id><published>2008-09-29T23:59:00.000+02:00</published><updated>2008-09-30T23:18:19.247+02:00</updated><title type='text'>Chapitre 3 - Partie 2</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;---------------&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Chapitre 3&lt;/strong&gt; : Le départ&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Partie 2&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;S’échappant d’une épaisse chevelure blanche, deux grandes oreilles se dressaient de chaque côté de son visage. Très longues et grandes ouvertes, elles ressemblaient fortement à celles que pouvaient arborer les lapins géants, espèce rare que Serge avait pu découvrir dans l’une de ses lectures. Chacune d’elles étaient couvertes d’une fine fourrure ivoire tachetée d’ébène à leur extrémité. Son visage fin et légèrement bronzé avait tout de l’être humain si ce n’était un petit nez retroussé qui se remarquait à peine tant il s’intégrait parfaitement à son profil épuré. Le reste de son corps était caché par une longue robe blanche faite dans un tissu très épais qui semblait mal approprié à la température qui régnait à Altéa en cette première fluance du cycle. Des coutures rouges cerclaient son cou, descendaient le long des bras et des jambes et marquaient le contour des manches. Une fois l’étrange demoiselle debout, le bas de la robe devait lui recouvrir les pieds mais dans sa position actuelle, complètement recroquevillée contre le mur, on pouvait deviner ses longues jambes élancées et les chaussures blanches qu’elle portait. Tout cet accoutrement ne ressemblait en rien à la mode actuelle d’Ivalice et Serge n’avait jamais vu de tels vêtements, bien que l’armure qu’il avait eu sur le dos peu de temps auparavant ne fût pas non plus tout à fait d’actualité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cherchant à se faire la plus petite possible, la femme – si l’on peut l’appeler ainsi – serrait ses genoux contre son corps tout en les entourant de ses bras. Ses mains posées sur ses mollets dévoilaient des doigts très allongés qui se terminaient par de longs ongles acérés, comme des griffes. Cherchant de l’aide parmi tout ce monde qui l’effrayait, ses yeux défilaient sur la foule mais n’accrochaient aucun regard. En l’observant plus attentivement, on pouvait la voir trembler légèrement, comme un animal acculé dans une impasse, cerné par une horde de chasseurs. Les cris continuaient de s’élever tout autour d’eux, condamnant la "créature", la comparant aux monstres qui avaient attaqué la ville et semé la terreur dans l’esprit des habitants. Jusqu’à présent, personne n’avait osé l’approcher à plus de cinq mètres, mais les gens s’agitaient de plus en plus et certains d’entre eux devenaient véritablement agressifs. Les quelques personnes qui avaient essayé de défendre l’étrangère n’avaient pas réussi à se faire entendre et étaient maintenant dépassées par la violence qui s’opposait à eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non, je ne resterai pas ici plus longtemps sans rien faire ! Si personne ne veut s’en charger, je le ferai !&lt;br /&gt;Une voix d’homme, puissante et emplie de rage, venait de se détacher du brouhaha ambiant. Accompagnant ces mots, une silhouette se détacha de la foule et s’avança vers la victime affolée. Ce corps n’était pas particulièrement athlétique, mais sa détermination était bien plus effrayante que des muscles bien placés. Une haine sordide défigurait l’homme qui venait de s’avancer.&lt;br /&gt;- Tu fais parti de ces saloperies qui ont dévoré ma femme, hein ! C’est même toi qui les a amenées ici, n’est-ce pas ! Tu vas payer pour ce que tu as fait, pourriture !&lt;br /&gt;Joignant les gestes à la parole, il s’élança vers elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le court instant qui suivit, un éclat blanc fit apparaître un bâton de bois sculpté dans la main de la femme. Enfouissant sa tête dans ses genoux, elle le leva au dessus d’elle et une sphère cristalline aux facettes innombrables l’entoura. Presque instantanément, la bulle étincelante explosa dans une multitude de petits cristaux qui disparurent aussitôt. Stoppé net dans sa course, l’homme se figea, son expression reflétant la plus profonde incompréhension. Puis, la première surprise passée, la colère reprit le dessus, renforcée par ce nouveau phénomène qui avait rendu sa victime encore plus monstrueuse à ses yeux. Il se jeta sur elle et lui saisit un bras qu’il tira violemment. Sans présenter la moindre résistance, elle se retrouva étalée au sol, à la merci des attaques de son assaillant. Il commença alors à lui assener des coups de pieds acharnés dans les côtes et dans la tête qui s’écorcha sous les chocs. Un sang épais dégoulina de sa bouche et forma une flaque écarlate sur le sol de pierre. Les joues égratignées commencèrent elles aussi à saigner abondamment et des cris de douleurs retentirent dans les rues d’Altéa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Arrêtez !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était la voix de Serge qui venait de s’imposer au milieu de cette horrible scène. Les coups cessèrent et l’homme se tourna vers celui qui venait de l’interrompre. Lorsqu’il le vit, il se crispa à nouveau.&lt;br /&gt;- Mais qu’est-ce que… ?&lt;br /&gt;Le garçon ne comprit pas tout de suite la réaction que l’homme eut en le voyant. Puis, en baissant le regard, il vit qu’il était à nouveau couvert de la même armure et que l’épée était de retour dans son poing serré. Laissant ses interrogations pour un moment plus opportun, il rangea son arme dans son fourreau, se précipita vers l’étrangère ensanglantée, la porta sur son épaule sans la moindre difficulté et reprit sa course. Face à la foule regroupée, il s’arrêta une fractance et s’aperçut que les gens s’écartaient pour lui laisser un passage, visiblement apeurés par les évènements qui se déroulaient sous leurs yeux. Il se tourna alors vers Christy qui n’avait pas bougé, toujours vêtue de ses habits de sport.&lt;br /&gt;- Allez, on y va !&lt;br /&gt;L’étudiante se ressaisit et courut aux côtés de Serge. Ils s’échappèrent du cercle qui s’ouvrait devant leur passage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils ne s’arrêtèrent de courir que lorsqu’ils arrivèrent devant la maison du garçon. Il ouvrit la porte, fit entrer Christy et referma derrière elle. Il déposa ensuite la blessée sur le canapé du salon et se pencha sur elle.&lt;br /&gt;- Vous allez bien ?&lt;br /&gt;En entendant les mots de son sauveur, elle entrouvrit les yeux.&lt;br /&gt;- M… Merci.&lt;br /&gt;- Laissez-moi faire, je vais vous soigner.&lt;br /&gt;Il se tourna vers Christy qui hocha la tête d’un air approbateur. Il posa alors ses mains sur les plaies du visage meurtri et ferma les yeux. Une lumière émana de ses paumes et vint recouvrir les joues profondément écorchées. Lorsqu’elle se dissipa, les entailles s’étaient légèrement refermées mais la guérison n’était pas aussi spectaculaire que pour le poignet de la jeune fille. Ouvrant plus grand les paupières, la femme reprit la parole.&lt;br /&gt;- Un premier soin ne suffira pas à me guérir suffisamment, laisse-moi faire.&lt;br /&gt;Brandissant son bâton entre elle et les deux jeunes gens, un grand flash blanc s’en échappa et son corps tout entier rayonna. Sous le regard ébahi des deux spectateurs, les plaies se refermèrent les unes après les autres. Même les tâches de sang séché disparurent. La lumière s’apaisa et la femme aux longues oreilles se redressa.&lt;br /&gt;- Waow, c’est super ça ! laissa échapper Christy. Ton petit tour n’a plus aucune classe maintenant !&lt;br /&gt;- Oui, mais c’est peut-être pas ce qu’il y a de plus important ! Qui êtes-vous ?&lt;br /&gt;- Je m’appelle Elian, merci de m’avoir aidé. Et vous, comment vous appelez-vous ?&lt;br /&gt;- Je m’appelle Serge.&lt;br /&gt;- Moi, c’est Christy.&lt;br /&gt;- Merci Serge. Merci Christy. Mais que se passe-t-il ? Qu’est-ce que je fais là ? Et pourquoi n’y a-t-il que des Humes ici ?&lt;br /&gt;- Des quoi ? reprit l’étudiante.&lt;br /&gt;- Des Humes ! Enfin, votre race quoi !&lt;br /&gt;- Une race ? Vous voulez dire que vous êtes d’une autre race ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Je n’ai jamais entendu une telle chose !&lt;br /&gt;- Bien sûr, je suis une Viera, ça se voit, non ?&lt;br /&gt;- Une Viera ?&lt;br /&gt;- Oui, mais vous n’avez jamais vu d’autres personnes de ma race ?&lt;br /&gt;- Christy, intervint Serge, je crois qu’il y a encore pas mal de chose qui nous échappe pour l’instant, laisse-la nous expliquer tout ça s’il te plaît.&lt;br /&gt;A peine eut-il fini sa phrase que son armure disparut et il se retrouva à nouveau en pyjama.&lt;br /&gt;- Oui, et toi je crois que tu ferais mieux de te changer, gloussa la jeune fille, ca ne se fait pas de recevoir des jolies femmes comme nous dans des fringues pareils !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/356049447857407134-6482585105470430000?l=cladmaster.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cladmaster.blogspot.com/feeds/6482585105470430000/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/09/chapitre-3-partie-2.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/6482585105470430000'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/6482585105470430000'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/09/chapitre-3-partie-2.html' title='Chapitre 3 - Partie 2'/><author><name>Cladmaster</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16944006302305433119</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_PkoilNmk5OE/SXCFPJpfohI/AAAAAAAAACc/IP0M3NjzWTI/S220/DSC08767.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-356049447857407134.post-2987339219752387333</id><published>2008-08-28T22:03:00.001+02:00</published><updated>2009-01-11T19:21:03.110+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 3 - Partie 1</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;---------------&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Chapitre 3&lt;/strong&gt; : Le départ&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Partie 1&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore sous le choc de la guérison miraculeuse, les deux jeunes gens se regardèrent encore quelques fractances avant de reprendre leurs esprits.&lt;br /&gt;- Qu’est-ce que c’est que ça encore ! T’as d’autres surprises comme ça à me faire ?&lt;br /&gt;- Je ne comprends pas plus que toi, je t’assure.&lt;br /&gt;- Ouais, tu m’as l’air bien paumé toi aussi. C’est bizarre tout ça. J’avais jamais vu un truc pareil.&lt;br /&gt;- Hum…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serge était replongé dans ses pensées. Quel était encore ce nouveau phénomène qui venait de se produire ? S’il n’avait pas déjà eu plusieurs fois la preuve du contraire, il parierait sur la théorie du rêve. Mais tout était trop réel, malgré toutes ces choses impossibles qui s’étaient déroulées. Même lorsque ses songes le mettaient face à la dure réalité de son frère mourant, la profondeur des sentiments qu’il ressentait n’était pas si intense. La douleur qui l’avait cloué au sol, la peur lorsque ces monstres l’avaient poursuivi, le regain de confiance qui lui avait permis de se relever pour aller aider la jeune fille qui se tenait maintenant debout à ses côtés. Il n’avait pas pu inventer tout cela. Et même s’il avait pu imaginer les faits, jamais il n’aurait pu reproduire ces sensations aussi fidèlement. Cependant, quelque chose d’autre le perturbait. Malgré toutes les questions qu’il se posait, il n’était pas totalement dérouté par ce qu’il lui arrivait. Une impression de déjà vu, comme si une situation semblable s'était déjà produite. Et en fin de compte, l’incompréhension était mêlée à cette étrange certitude que tout ceci n’était pas si anormal. C’est cela qui l’empêchait de paniquer et de perdre son sang froid, ce qui ne retirait pas de sa tête toutes ces interrogations qui n’avaient de cesse de le hanter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hey, regarde, les gens sortent !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, un peu partout autour de la place, les portes s’ouvraient et laissaient apparaître les habitants d’Altéa. Sur le visage des personnes les plus proches, ils pouvaient lire la surprise ou le soulagement. Pourquoi tout le monde était resté enfermé tout ce temps ? Etaient-ils restés chez eux pour se protéger des loups ? En y songeant à nouveau, Serge se rappela des cris qu’il avait entendus avant de sortir dehors. Ceux-ci s’étaient peu à peu atténués. Tout le monde avait dû fuir pour se mettre à l’abri. Mais il était tout de même surprenant que la milice, même si elle n’était probablement pas équipée pour répondre à ce genre d’attaque, ne soit pas intervenue. Altéa était une cité prospère et même si le vol n’était pas enraillé, il était rare qu’un crime plus grave qu’un chapardage soit commis. Les armes que les miliciens portaient à leur ceinture se résumaient à un bâton paralysant ainsi qu’un propulseur chargé de fléchettes sédatives. Les seuls outils meurtriers étaient détenus par les chasseurs et ne servaient qu’aux battues régulières dans la forêt de Mirkwood. Mais aucun d’entre eux ne s’était montré pour défendre la ville. Peut-être avaient-ils protégé le quartier sud-est, là où leur matériel était entreposé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant que les habitants se retrouvaient dehors, les discussions commençaient à s’élever et à remplir les lieux d’une inhabituelle agitation qui contrastait fortement avec le silence de mort qui régnait peu de temps auparavant. Les uns sortaient en courant, se précipitant chez leurs voisins pour prendre des nouvelles, les autres se rassemblaient pour débuter un débat animé dont il était impossible d’en saisir la moindre bribe tellement les mots se mélangeaient les uns aux autres. Non loin des deux jeunes gens, un homme faisait pivoter la porte de sa maison sur ses gondsavant de s’attarder sur l’observation de ceux-ci. Ce fut Christy qui reprit la parole en premier.&lt;br /&gt;- Heu… je crois qu’il est temps que tu m’invites chez toi. C’est pas pour dire, mais j’en ai vu quelques uns qui te regardaient bizarrement. Je crois que ce ne serait pas une mauvaise idée que tu ailles te changer. Sans compter que j’ai pas trop l’habitude de traîner avec des gars en pyjama. Alors, on y va ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lui répondant d’un signe de la tête, Serge prit la direction du quartier résidentiel d’un pas assuré. Essayant de prêter un minimum d'attention aux regards qui le dévisageaient, il prit la direction de sa maison. Il n’en avait pas pris conscience jusqu’à présent, mais il était maintenant très gêné de se trouver dehors dans un tel accoutrement, d’autant que les rues étaient désormais remplies de monde. Les quelques mots réussissant à parvenir jusqu’à ses oreilles le renseignèrent sur la raison pour laquelle il n’avait croisé personne dans Altéa durant l’attaque des loups. Apparemment, il leur était tout simplement impossible d’ouvrir leur porte de l’intérieur, comme si une force mystérieuse les en empêchait. Tout ceci n’avait aucun sens mais cela ne préoccupait pas le jeune homme outre mesure. Il avait bien d’autres préoccupations pour le moment, sans oublier Christy qui n’arrêtait pas de le questionner.&lt;br /&gt;- Bon, allez, dis-moi, je ne t’ai jamais vu à la fac, tu es étudiant ?&lt;br /&gt;- Oui.&lt;br /&gt;- En quoi ?&lt;br /&gt;- Science.&lt;br /&gt;- D’accord, c’est pour ça. Moi je suis en géo. C’est vrai que les deux bâtiments ne sont pas à côté. Et ça te plaît ? C’est quoi ton option ?&lt;br /&gt;- Spécialité flux, second centycle.&lt;br /&gt;- Ah oui ? Moi c’est mon premier centycle. Je viens d’arriver ici, c’est vraiment génial comme ville ! Franchement, le campus est extra, c’est dommage que tu n’y sois pas. En même temps, t’as de la chance, tu peux rester avec tes parents. Moi, je ne vais plus les voir très souvent, c’est pas évident de retourner à Arates. Et surtout, c’est pas donné !&lt;br /&gt;- Mouais, si tu le dis.&lt;br /&gt;- Ok, ok, je vois que je te saoule, j’ai compris. Tu me diras quand tu seras de meilleure humeur.&lt;br /&gt;- Désolé, c’est juste que… je pense à d’autres trucs.&lt;br /&gt;- Oui, oui, c’est ça. Enfin, ça change rien, on peut pas discuter avec toi. Mais c’est bon, t’inquiète, je me tais, pyja-gars.&lt;br /&gt;Ne sachant que répondre et n’ayant pas trop envie d’envenimer la conversation, Serge se tut et fut imité par la jeune fille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors qu’ils avançaient sans perdre de temps, ils remarquèrent un rassemblement très important dans l’une des ruelles. Les voix s’élevaient et la masse de badauds s’agrandissait sans cesse. Intrigué, le garçon s’approcha mais Christy le retint par la manche.&lt;br /&gt;- Pas la peine d’aller voir, je sais ce que c’est. Je suis passée par là ce matin et, comment dire… je suis arrivée trop tard. Une femme, la gorge ouverte par une de ces bestioles…&lt;br /&gt;- Tu veux dire qu’elle est morte ?&lt;br /&gt;- Oui…&lt;br /&gt;Le sourire narquois de la jeune fille avait fait place à un visage triste, affecté par les mots qu’elle venait de prononcer. Serge ne voulait pas la gêner et détourna son regard de peur de voir des larmes couler sur ses joues. Peut-être n’avait elle pas subi un choc suffisamment important pour la faire pleurer, mais il ne la connaissait pas et son brusque changement d’attitude prouvait que la scène à laquelle elle avait assistée l’avait troublée. Il décida de prendre une autre route afin d’éviter l’attroupement qui de toute façon bouchait complètement le passage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A peine eut-il fait un pas dans la direction opposée que des voix se détachant du tumulte de la foule retint son attention.&lt;br /&gt;- C’est encore une de ces horreurs, il ne faut pas la laisser partir !&lt;br /&gt;- Comment osez-vous dire ça ? Elle n’a rien de terrifiant ! Ne lui faites pas de mal !&lt;br /&gt;Le garçon s’arrêta net et se tourna vers Christy.&lt;br /&gt;- On dirait que tu t’es trompé, ils n’ont pas l’air de s’intéresser à… enfin je veux dire, on ferait mieux d’aller voir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serge lui prit la main et l’entraîna avec lui vers le groupe d’Altéans. Il ne savait pas vraiment ce qui l’avait poussé à se précipiter comme il venait de le faire, à part la curiosité attisée par les paroles qu’il avait captées. Et puis il était persuadé que ce qui se cachait derrière la foule avait un lien avec tout ce qui se passait et pourrait peut-être lui apporter les réponses qu’il cherchait.&lt;br /&gt;- Eh, qu’est-ce que tu fais ? lança Christy, surprise par la soudaine vitalité de son acolyte.&lt;br /&gt;- Tu n’as pas entendu ? Il y a quelque chose ou quelqu’un derrière tous ces gens. Il faut aller voir, ça a certainement un lien avec ce qu’il nous arrive. Allez, dépêche-toi, suis-moi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bousculant tous ceux qui se trouvaient sur son passage, le garçon se fraya un chemin au milieu de cette masse grouillante. Ignorant les remontrances, il guida la jeune fille qui se confondait en excuses auprès de tous ceux qu’elle percutait un peu violemment. L’avancée lui parut interminable tellement son impatience le dévorait. Puis soudain, il perça le rempart de corps et se retrouva à l’air libre, au premier rang de la foule agitée. Devant lui, assise contre le mur d’une maison, se tenait une dame affolée. Mais rapidement, Serge comprit ce qui avait ameuté tous ces gens. La personne qu’il avait d’abord prise pour une femme n’était visiblement pas humaine.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/356049447857407134-2987339219752387333?l=cladmaster.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cladmaster.blogspot.com/feeds/2987339219752387333/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/08/chapitre-3-partie-1.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/2987339219752387333'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/2987339219752387333'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/08/chapitre-3-partie-1.html' title='Chapitre 3 - Partie 1'/><author><name>Cladmaster</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16944006302305433119</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_PkoilNmk5OE/SXCFPJpfohI/AAAAAAAAACc/IP0M3NjzWTI/S220/DSC08767.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-356049447857407134.post-8800401271964933684</id><published>2008-08-24T00:44:00.002+02:00</published><updated>2008-10-08T21:58:26.713+02:00</updated><title type='text'>Chapitre 2 - Partie 5</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;---------------&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Chapitre 2&lt;/strong&gt; : Christy&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Partie 5&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un combat acharné dans le fond de ses entrailles. Une brûlure intense luttant contre l’intrusion d’une substance étrangère et glacée dans son être. L’impression de perdre tous ses organes, calcinés par un feu dévastateur, puis de les retrouver, comme revivifiés par l’eau d’une source bénie. Un claquement sur son visage. Une caresse à côté de la torture qu’il endurait dans les profondeurs de sa pauvre carcasse humaine. Le sang bouillonnant, se dilatant jusqu’à faire gonfler ses artères. Les muscles crispés, tendus, figeant son corps meurtri qu’il aurait de toute façon été incapable de contrôler. Aucune pensée ne traversait son esprit, seule la douleur existait en cet instant. Une douleur sadique qui s’amusait au plus profond de lui, lui étreignant les boyaux, puis les délaissant afin de s’en prendre à ses poumons ou à son cœur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais peu à peu, sans même qu’il ne s’en rende vraiment compte, la souffrance s’atténuait et tout semblait reprendre sa place. Et puis vint la désagréable impression d’avoir subi une greffe que son organisme avait d’abord voulu rejeter à tout prix avant de se décider à l’accepter. Ou peut-être serait-il plus exact de penser qu’il s’y était résigné. Un autre coup sur la joue, plus net cette fois-ci, plus distinct. Le feu faiblissait, de plus en plus docile. Le sang reprit sa circulation, les muscles se relâchèrent. Les idées pouvaient à nouveaux résonner dans son crâne. Cela en devenait presque plaisant. Quelque chose de nouveau coulait en lui, de différent. Impossible de dire ce que c’était, mais lorsque la dernière flamme fut éteinte, tout son corps était apaisé. Un bien-être salvateur le parcourait, comme une gorgée de boisson fraîche qui s’engouffrait dans son gosier en récompense d'un effort colossal. Serge se complaisait dans cette agréable sensation lorsqu’un violent coup au dessus de la mâchoire lui projeta la tête sur le côté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu vas te réveiller bon sang, allez, c’est fini la sieste, tu ne vas pas t’évanouir après avoir affronté trois petites bestioles de rien du tout. Non mais c’est pas vrai ça, tu vas te bouger oui !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une voix hystérique lui parvenait jusqu’aux oreilles, de plus en plus forte, de plus en plus précise.&lt;br /&gt;- Ah, bah quand même, il était temps !&lt;br /&gt;Le garçon venait d’ouvrir un œil et reconnut sans mal la fille qui l’avait aidé à terrasser les trois loups. Décollant sa joue des pavés, il ouvrit son deuxième œil pour la regarder en face.&lt;br /&gt;- Aïe !&lt;br /&gt;Il venait de se prendre une autre gifle, le renvoyant saluer les dalles de la place.&lt;br /&gt;- Pourquoi avez-vous fait ça ?&lt;br /&gt;- Oh, désolé, je voulais juste m’assurer que tu étais bien réveillé. En même temps, tu es bien habillé pour dormir ! Un peu ridicule par contre, il faudra songer à changer de fournisseur. Les rayures c’est classique, mais pas super sexy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Interpelé par ces propos, le garçon releva la tête pour s’apercevoir qu’il était de nouveau vêtu de son pyjama et qu’il ne restait aucune trace de son surprenant équipement. Plus d’armure, de gantelets, pas même une trace de la longue épée dont il venait de se servir. Avait-il encore rêvé ? Il fronça les sourcils, cherchant une quelconque explication à tout ceci. Il détailla alors les vêtements de la jeune fille. Assise par terre à ses côtés, les jambes repliées sous son corps, elle portait un short de sport qui lui arrivait à peine au dessus des genoux. Il s’amusa à remarquer que de chaque côté de ses cuisses étaient tracées deux rayures rouges sur le tissu blanc. "Ouais, pas très sexy !" rit-il intérieurement sans oser faire la moindre réflexion à haute voix. Elle était penchée sur lui et un T-shirt beaucoup trop grand pour elle lui recouvrait le torse. Elle l’avait cependant noué à l’avant afin de laisser apparaître son nombril. Ses longs cheveux étaient attachés en un chignon rapide mais une petite mèche blonde lui tombait devant les yeux. Celle-ci n’était probablement pas voulue mais elle ajoutait un charme certain au visage de la jeune fille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bon, allez, tu ne vas pas rester allongé éternellement !&lt;br /&gt;Elle se redressa et lui tendit sa main droite pour l’aider à se relever. Se faisant, elle arbora un large sourire qui semblait déplacé comparé au peu de compassion qu’elle exprimait dans ses propos. Cependant, Serge accepta son aide et se remis sur pieds.&lt;br /&gt;- Eh bien dis moi, quelle histoire ! Tu sais ce que c’était que ces bestioles enragées ?&lt;br /&gt;- Euh… Non.&lt;br /&gt;- D’accord, c’est bien ce que je pensais, tu ne sers vraiment à rien. Enfin, on va faire avec. Je me demandais… Je pensais être folle, mais avec tout ce qui se passe… c’est bien toi que j’ai vu dans la grotte ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’avait donc pas rêvé. Rien de tout ceci n’était un rêve. A moins qu’il ne soit toujours pas réveillé. Mais tout semblait trop réel. Il l’avait reconnu et elle aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui, je crois... Je vous ai vu en tout cas.&lt;br /&gt;- Tu me diras, avec des fringues comme ça, je ne pouvais pas me tromper ! N’empêche, c’est bizarre tout ça. Je me demande d’où elles sortent ces horreurs. T’avais déjà vu un truc pareil ? Et puis cet arc qui m’est apparu entre les mains. Le plus étrange c’est que je n’en ai jamais touché de ma vie et là, il m’en surgit un de nulle part et je m’en sers comme une pro. Non mais c’est vrai ! J’ai tué je ne sais pas combien de ces machins sans même m’en rendre compte. C’est dingue, je t’assure ! Oh, tu m’écoutes ?&lt;br /&gt;- Hum… oui, oui, pardon. Je me disais juste que c’était pareil pour moi.&lt;br /&gt;- Tu te moques de moi, t’étais en train de fuir comme un lapin quand je t’ai vu ! Franchement, tu n’avais pas l’air de faire le fier dans ton costume !&lt;br /&gt;- Heu… ouais, c’est vrai… je ne comprends rien à ce qu’il m’arrive. Je n’ai jamais tenu une épée de ma vie. Comment voulez-vous que je sache m’en servir ! Pourtant, quand je vous ai entendu crier, tout m’a semblé naturel, il m’a suffit de saisir cette épée et tout s’est fait tout seul.&lt;br /&gt;- Ah bah finalement t’as une langue ! Ok, d’accord, je vois. Je ne comprends rien à tout ça et toi encore moins. Bon, on est mal barré on dirait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jeune fille scruta les alentours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et il n’y a toujours personne ici, c’est dingue ! Bon, je sais bien que c’est encore tôt pour une prima, mais quand même ! Tu me diras, c’est peut-être mieux pour toi, tu ferais mieux de te changer avant que tout Altéa se moque de toi. Tu habites loin ?&lt;br /&gt;- Euh, non, pas trop, à une quinzaine de nuances d’ici, mais vous…&lt;br /&gt;- Oh, tu vas arrêter avec ce "vous", je ne vais pas le supporter longtemps. J’ai l’impression d’être une vieille dame décrépie quand tu me dis ça ! Je m’appelle Christy et c’est "tu" ou rien d’autre ! Attends, on doit avoir à peu près le même âge ! Franchement, tu m’as l’air bien coincé comme mec. Et toi, c’est quoi ton nom ? Hein ! Qu’est ce que tu regardes comme ça ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, Serge n’écoutait plus grand-chose de ce qu’elle disait et son regard était tourné vers la main gauche de son interlocuteur. La jeune fille, très expansive avec son bras droit, gardait le second près du corps. Une vilaine blessure saignait au niveau de son poignet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qu’est-ce que vous…&lt;br /&gt;- "TU" !&lt;br /&gt;- Pardon. Qu’est-ce que tu as à ton poignet ?&lt;br /&gt;- Oh, ça, ce n’est rien, t’occupe, juste une petite blessure.&lt;br /&gt;- Ça ne vous, euh, te fait pas mal ?&lt;br /&gt;- Non, c’est bon, t’inquiète. Je te signale que je me suis présentée, la moindre des choses serait que tu en fasses autant !&lt;br /&gt;- Oh, euh, pardon, Christy, c’est ça ? Moi c’est Serge. Laisse-moi voir ça s’il te plait.&lt;br /&gt;- Non mais ce n’est rien je te dis, c’est pas vrai, tu écoutes quand on te parle ? Et qu’est-ce que tu peux y faire toi, de toute façon ?&lt;br /&gt;- Je ne sais pas, mais j’ai comme un pressentiment, quelque chose qui me pousse à regarder.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le garçon tendit la main faisant signe à la blessée de lui donner la sienne. La mine soupçonneuse, elle accepta tout de même. Voyant la plaie de plus près, il fut surpris que cela ne lui fasse pas plus mal que ça. La chair était à vif sur plusieurs centimètres et les crocs avaient atteint les os du poignet qui se laissaient apercevoir derrière le sang qui avait commencé à sécher. Avec son autre paume, Serge recouvrit la plaie et ferma les yeux. Presqu’aussitôt, une lumière blanche rayonna à l’endroit précis où se trouvait la blessure et s’échappait entre les doigts du garçon. Quelques instants plus tard, les rayons disparurent et il retira sa main. Les deux jeunes gens fixaient le même endroit avec une surprise non dissimulée. La blessure s'était refermée. Aucune cicatrice n’était visible. Christy releva les yeux vers son guérisseur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il va vraiment falloir qu’on discute tous les deux…&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/356049447857407134-8800401271964933684?l=cladmaster.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cladmaster.blogspot.com/feeds/8800401271964933684/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/08/chapitre-2-partie-5.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/8800401271964933684'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/8800401271964933684'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/08/chapitre-2-partie-5.html' title='Chapitre 2 - Partie 5'/><author><name>Cladmaster</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16944006302305433119</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_PkoilNmk5OE/SXCFPJpfohI/AAAAAAAAACc/IP0M3NjzWTI/S220/DSC08767.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-356049447857407134.post-2933672465464084684</id><published>2008-08-20T20:06:00.001+02:00</published><updated>2008-10-30T16:32:13.402+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 2 - Partie 4</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;---------------&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Chapitre 2&lt;/strong&gt; : Christy&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Partie 4&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré la cinquantaine de mètres qui la séparait de sa cible, la jeune fille décocha une flèche d’une telle précision qu’elle vint transpercer le flan de l’un des trois loups alors que celui-ci venait de se ruer sur sa victime. L’animal retomba lourdement sur le corps immobile qu’il venait d’attaquer en vain. Mais cela n’avait pas arrêté les deux autres créatures qui avaient bondi en même temps que la première et qui s’évertuaient à griffer et lacérer l’armure légère qui se trouvait sous leurs pattes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que Christy se rapprochait de la scène, un nouveau trait encochée sur la corde tendue, elle vit celui qu’elle venait de toucher se relever. La distance qui les séparait avait rendu son coup bien moins précis et son attaque n’avait probablement pas atteint un point vital. La bête se dressait désormais face à elle. C’était bien la première fois qu’une de ces créatures résistait à l’un de ses assauts. Déstabilisée, elle pointa à nouveau son arc vers le loup et lâcha la corde. La pointe acérée fusa vers l’animal mais la précipitation de la jeune fille lui fit rater sa cible et la flèche vint se briser sur le pavé de la grande place. Profitant de ce moment pour riposter, le monstre se rua sur l’archère et parcouru les quelques mètres qui les séparaient en un instant. Dans un puissant grognement, la gueule se précipita en avant, les crocs découverts, prêts à se refermer sur le premier obstacle qui viendrait rencontrer sa trajectoire. Ce fut le poignet gauche de Christy, celui qui tenait la branche de l’arc,  qui remplit cet office.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un cri de douleur retentit et Serge ouvrit les yeux. A quelques centimètres de son visage brillait une flamme rouge au fond d’une orbite sombre et profonde. Une haleine chaude et humide atteignait ses pommettes protégées par le casque de bronze. Ses narines étaient quant à elles irritées par une odeur nauséabonde, une odeur de mort. Une grimace de dégoût déforma ses lèvres. La gueule fumante essayait de croquer le torse du garçon, mais le cuir qui le tapissait semblait résister et le protéger des dents ciselées et coupantes comme des couteaux. Un poids sur ses jambes révélait la présence d’un second prédateur derrière le premier, mais le troisième avait disparu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel était donc ce cri ? Une voix de femme. Etait-elle en danger ? Détournant les yeux des créatures qui l’assaillaient, son regard se posa sur la lame qui reposait au sol, le long de sa jambe gauche, bien rangée au fond de son fourreau. A sa vue, une bouffée de confiance le parcourut et il se sentit prêt à agir. D’un revers du bras, il repoussa violemment la bête la plus proche qui laissa échapper un couinement en allant s’abattre sur le sol un ou deux mètres plus loin. Ramenant sa main à hauteur de sa hanche, il trouva la poignée de l’épée qui s’y trouvait. Il tira le pommeau vers lui, laissant glisser la lame sur la chappe provoquant ainsi un bruit métallique. Ce son fit redresser la tête du second loup qui s’acharnait sur sa jambière. Toujours à terre, Serge déplia son bras et abattit de toutes ses forces son arme sur la joue de l’animal qui s’effondra sous son poids. Le garçon se releva alors pour donner un second coup qui trancha en deux le corps du monstre. Sans un bruit, il se volatilisa pour disparaître totalement et laisser place à un nuage coloré qui s’éleva dans le ciel. Serge le suivit des yeux et le vit s’arrêter à quelques mètres du sol, restant en suspension dans l’air. Abandonnant cet étrange spectacle, il rabaissa la tête pour chercher la personne qui avait pu pousser le cri qui l’avait sorti de sa torpeur. Il ne mit pas bien longtemps pour la découvrir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à lui, une jeune fille se débattait, essayant de repousser une de ces horreurs. A ses pieds reposait un long arc argenté qu’elle avait dû laisser tomber dans la bataille. A l’extrémité de sa main gantée, son poignet saignait abondamment et elle tentait désespérément de se protéger avec son deuxième bras valide. Sans même réfléchir plus longtemps, Serge se précipita vers elle pour lui venir en aide. Les semelles de ses chaussures claquant sur les pavés, il fila comme le vent, son corps penché en avant, la lame de son épée rabattue en arrière et la garde reposant contre son ventre. Profitant de toute l’allonge dont il disposait, il balaya l’espace devant lui du tranchant de son arme qui traversa le corps de la bête. Celle-ci disparut subitement pour laisser place au même phénomène qui s’était produit précédemment. Le flot coloré s’envola et rejoignit le premier qui surplombait toujours les lieux et les deux se mélangèrent dans un tourbillon. Mais ceci n’attira pas l’attention du garçon qui stoppa net sa course et s’arrêta à côté de la fille qu’il venait de secourir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ca va, vous allez bien ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors qu’il prononçait ses mots, Serge eut un mouvement de recul. Ça ne pouvait pas être elle ? Devant lui se trouvait la fille qu’il avait aperçu peu de temps avant dans la grotte. Elle était vêtue bien différemment, mais il n’y avait aucun doute, c’était bien son visage qu’il avait face à lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bien sûr que je vais bien, je n’avais pas besoin de toi, franchement, pour qui tu te prends, pour le sauveur de ces dames ! Sans moi, tu n’aurais pas fait long feu, crois-moi ! Oh, et puis qu’est-ce qu’il t’arrive, on dirait que tu as vu un fantôme. Allez, reprend-toi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Complètement déstabilisé, Serge ne savait que répondre. L’avait-elle reconnu ? Avec son nouvel uniforme et les mots qui sortaient de sa bouche comme un fleuve sans fin, elle ne donnait plus du tout la même impression de douceur qui lui avait sauté aux yeux lorsqu’elle lui était apparu dans la caverne. Il cherchait encore une réponse lorsqu’elle se précipita au sol pour récupérer son arc. En une fractance, elle glissa une flèche entre ses doigts, tendit la corde et décocha un trait qui passa à quelques centimètres du garçon. Il ne vit pas directement sa destination finale, mais un jappement dans son dos lui fit comprendre qu’elle venait d’achever le dernier loup qui restait. Il se retourna juste à temps pour voir une troisième volute identique aux précédentes rejoindre les premières et se mêler à elles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu vois, je viens encore de te sauver la vie, à qui faut-il dire merci ? lâcha la jeune fille d’un ton narquois.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Mais Serge ne l’écoutait pas et son regard était tourné vers le ciel. La masse colorée qui s’était formée au dessus de leur tête s’agitait et se rapprochait d’eux. Puis, deux filaments s’extirpèrent du nuage pour se diriger, l’un vers l’archère, l’autre vers le garçon. Ces serpents de lumières ressemblaient en tout point à ce qu’il avait pu voir dans la grotte. Serge se tourna vers la fille qui semblait calme et sereine, comme si elle attendait sans aucune crainte que ce flux la rejoigne. Reportant son attention sur le flot qui descendait vers lui, il suivit l’exemple qui lui était donné et laissa cette étrange substance pénétrer en lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier contact fut agréable, toujours aussi revigorant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le second effet ne se fit pas attendre. En un instant, une douleur atroce lui déchira l’abdomen et un cri strident résonna dans sa tête. Poussant un hurlement à s’en arracher les tympans, Serge se laissa tomber à genoux avant de perdre connaissance.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/356049447857407134-2933672465464084684?l=cladmaster.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cladmaster.blogspot.com/feeds/2933672465464084684/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/08/chapitre-2-partie-4.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/2933672465464084684'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/2933672465464084684'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/08/chapitre-2-partie-4.html' title='Chapitre 2 - Partie 4'/><author><name>Cladmaster</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16944006302305433119</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_PkoilNmk5OE/SXCFPJpfohI/AAAAAAAAACc/IP0M3NjzWTI/S220/DSC08767.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-356049447857407134.post-8332188016677902357</id><published>2008-08-13T21:53:00.001+02:00</published><updated>2008-12-24T14:10:41.044+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 2 - Partie 3</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;---------------&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Chapitre 2&lt;/strong&gt; : Christy&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Partie 3&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Une voix mystérieuse, une caverne, des cristaux étincelants et une femme flottant dans les airs… Que lui était-il arrivé ? Et cette lumière qui avait serpenté devant elle jusqu’à pénétrer dans son corps. Que cela pouvait-il bien être ? De retour dans sa chambre d’étudiante, Christy était envahie par toutes ces questions, mais aucune d’entre elles ne trouvait de réponse. Et cette incomparable fraîcheur qui l’avait emplit à l’instant précis où ce filament multicolore avait touché sa poitrine. Cette force qui l’avait imprégnée toute entière et lui avait fait découvrir des sensations inconnues. Elle s’était sentie revivre, comme si un nouveau sang parcourait ses veines, purifié de toutes les impuretés qu’il avait pu accumuler. Son esprit aussi avait été bouleversé, toutes ses peurs avaient été exorcisées et elle se sentait prête à affronter tous les obstacles qui pourraient se dresser sur son chemin. Maintenant encore, de retour sur son lit, elle avait la nette impression de ne jamais avoir été si forte. Elle se leva et s’étira. Elle était dans une forme extraordinaire, la fatigue s’était totalement envolée et elle se surprit à penser qu’elle n’aurait aucun mal à faire le tour du campus en courant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu’elle récupéra sa pierrelle, elle s’aperçut que prima avait commencé et qu’il était encore tôt. Son premier cours du cycle était à dix lux et la sixième luxance venait à peine de débuter. Cependant, elle n’avait aucune envie de se recoucher et elle voulait profiter de la grande vitalité qui la parcourait. Elle glissa l’anneau sur lequel était serti sa pierrelle à son index et retira sa chemise de paluance pour aller prendre une douche. L’eau fraiche qui perlait sur sa peau n’avait jamais été si bienfaisante alors que d’habitude, elle ne la supportait pas et se douchait à l’eau chaude. Une fois sortie, elle enfila un short et un large T-shirt. Elle voulu avaler quelque chose pour son petit déjeuner, mais elle se rendit compte qu’elle n’avait pas faim. Elle fit donc une croix sur le café et les tartines pour descendre les marches de la résidence à petite foulée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au pied du bâtiment, elle ne regretta pas de s’être habillée si léger. Le flux circulant dans les environs était condensé ce qui réchauffait agréablement l’atmosphère. C’était bien la première fois qu’elle courait dans l’herbe verte du quartier universitaire. Habituellement, elle n’était pas très sportive et se levait rarement aussi tôt si rien ne l’y obligeait. Comme elle s’y attendait, elle se dépensa durant toute une luxance sans avoir la moindre envie de s’arrêter. Au contraire, elle appréciait tout particulièrement la sensation de ses muscles qui se contractaient et la propulsaient vers l’avant. La sueur qui lui coulait sur tout le corps lui donnait une certaine satisfaction. Peu importe d’où lui venait cette énergie, Christy ne pouvait que l’apprécier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa course l’avait amenée à proximité du quartier résidentiel et au fur et à mesure qu’elle s’en approchait, une rumeur grandissait. Quelle était donc cette agitation ? Elle s’approcha des premières maisons et les bruits qu’elle entendait ressemblaient de plus en plus à des cris de terreur. Au loin, une silhouette traversa la rue, suivie de près par un animal à quatre pattes. Etait-ce un chien ? En tout cas, il ne semblait pas vouloir du bien à cette personne qu’il poursuivait. Sans aucune hésitation, la jeune fille reprit sa course dans leur direction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivée à l’intersection où la bête avait disparu, Christy tourna à gauche et découvrit une scène atroce. A quelques mètres d’elle se trouvait un grand loup brun aux poils longs et hérissés. Sous ses pattes, une grande ombre immobile se faisait dévorer. La gueule du monstre s’abattait sans discernement sur ce qu’il restait du visage d’une femme d’une quarantaine de centycles. Les crocs arrachaient des bouts de chair qui retombaient au sol, se vidant de leur sang lorsqu’ils n’étaient pas directement avalés par la bête. Dans son appétit débordant, l’animal laissa sa mâchoire déchiqueter le bras que la femme avait dû placer devant ses yeux pour les protéger de la créature. Mais cela ne l’avait pas arrêtée et la gorge béante de la dame témoignait de la façon dont elle avait été achevée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Lâche-la !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La colère avait envahi Christy et elle n’avait pas pu retenir ses mots. Le loup redressa la tête et la tourna vers la jeune fille, la dévisageant de ses deux rubis étincelants. Abandonnant son repas, il lui fit alors face, retroussant ses babines pour faire apparaître ses crocs dégoulinants d’une bave épaisse, qui tombait lourdement sur les pavés de la rue. Et laissant derrière lui le cadavre de sa précédente proie, il se précipita vers la jeune fille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A aucun moment la peur ne prit le dessus dans l’esprit de l’étudiante. Bravant l’attaque de la bête, elle se laissa aller à cette nouvelle sensation qui l’habitait. Des rayons de lumière parcoururent son corps la cachant aux yeux de tous durant une fractance. Lorsqu’elle réapparut ses vêtements avaient laissé place à une chemise de coton verte qui apparaissait sous une longue veste de cuir. Son short était remplacé par un long pantalon marron recouvert par des bottes souples mais résistantes. Autour de sa tête était noué un bandeau vert qui empêchait ses cheveux de glisser devant ses yeux. Des gants de cuir lui protégeaient les mains dans lesquelles elle tenait un arc d’argent. Dans son dos était accroché un grand carquois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’un mouvement élégant et maîtrisé, la jeune fille y plongea sa main et en ressorti une flèche qu’elle déposa sur son arc. La corde claqua et le trait trancha l’air avant de se loger dans la gorge du loup prêt à bondir. Dans un couinement, l’animal roula à terre pour s’arrêter au pied de son bourreau. Dans un souffle, son corps immobile se volatilisa, laissant place à une volute colorée dansant dans l’air. Presque instantanément, elle se précipita dans le corps de Christy qui ressentie à nouveau cette étrange sensation de fraîcheur, nettement moins prononcée cette fois-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans même se poser de question sur ce qu’il lui était arrivé, la jeune fille, dans ses habits d’archère, s’élança à nouveau dans les rues, suivant les hurlements affolés des habitants. Décochant ses flèches avec une précision déconcertante, elle élimina un à un les monstres qui semaient la terreur dans les rues d’Altéa. Aucun de ceux qu’elle rencontra ne lui résista. C’est alors qu’elle vit s’enfuir un étrange individu vêtu d’une armure de cuir, une épée accrochée à la ceinture. Trois de ces horreurs qu’elle avait décimé en grand nombre étaient à ses trousses. Elle les poursuivit, mais ils avaient déjà une grande longueur d’avance. Lorsqu’elle arriva sur la grande place, l’homme était à terre et les bêtes s’apprêtaient à bondir.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/356049447857407134-8332188016677902357?l=cladmaster.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cladmaster.blogspot.com/feeds/8332188016677902357/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/08/chapitre-2-partie-3.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/8332188016677902357'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/8332188016677902357'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/08/chapitre-2-partie-3.html' title='Chapitre 2 - Partie 3'/><author><name>Cladmaster</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16944006302305433119</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_PkoilNmk5OE/SXCFPJpfohI/AAAAAAAAACc/IP0M3NjzWTI/S220/DSC08767.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-356049447857407134.post-4141509368600394799</id><published>2008-08-11T21:00:00.001+02:00</published><updated>2009-01-11T19:19:54.289+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 2 - Partie 2</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;---------------&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Chapitre 2&lt;/strong&gt; : Christy&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Partie 2&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La fraicheur de la pièce témoignait du peu de vie qui circulait dans la chambre. Le jeune frère était allongé sur son grand lit blanc, immobile depuis maintenant trois cycles. Son corps était vidé de toute chaleur humaine et sa peau d’une blancheur presque cadavérique. Tout en lui rappelait l’aspect d’un mort dont le flux l’avait quitté pour retourner à la planète. Mais il ne l’était pas. Ses muscles, toujours contractés, en témoignaient et son visage figé par la douleur montrait qu’il n’avait pas atteint le repos éternel. C’est du moins ce que s’évertuait à penser Serge, toujours à genoux, serrant la main inerte de celui qui l’avait toujours fait rire, le seul être qu’il avait vraiment aimé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, ses parents étaient là pour lui, mais les joies qu’il avait partagées avec Xavier étaient incomparables. Jamais il n’oublierait les longues soirées à discuter avec lui de ses problèmes à l’école, de tous ces idiots qui ne le laissaient jamais tranquille, qui le chahutaient sans arrêt. Toujours, le jeune frère l’écoutait, le rassurait. Il ne pouvait plus compter le nombre de fois où l’un de ces gamins s’était jeté sur lui, lui dérobant son livre et le jetant dans la poussière de la cour du lycée. Arrivé à la fac, tout cela s’était calmé, ses soucis avaient disparu, mais il ne s’était jamais mêlé aux autres, restant toujours seul, préférant sortir son magazine de science que de parler à tous ces gens qui ne l’avaient jamais compris. Son seul ami était son frère, lui bien plus social, bien moins studieux aussi, mais probablement plus heureux. Il ferait tout pour lui, l’aiderait dans toutes les galères. Mais là, que pouvait-il faire ? Rien dans tous ses bouquins ne lui avait donné la moindre piste sur la maladie qui le rongeait. Même les plus grands médecins n’avaient rien trouvé, alors lui, que pouvait-il faire ? Il ne lui restait plus qu’à attendre, attendre que quelque chose change… Soudain, le silence fut rompu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dehors, des cris s’élevèrent. Serge redressa la tête. Avait-il bien entendu ? Qu’est-ce que cela pouvait bien vouloir dire ? Un nouveau cri, puis un autre. La population semblait s’agiter à l’extérieur. Le garçon se releva, fit quelques pas vers la fenêtre et se pencha pour voir ce qui pouvait affoler à ce point les habitants. Scrutant les environs, il vit deux silhouettes disparaître à l’angle de la rue, probablement une femme suivie par son chien. Maintenant, les cris ne cessaient plus et bien plus que de l’agitation, c’était la panique qui avait pris place dans la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je reviens frérot, je vais voir ce qu’il se passe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dévalant les escaliers, Serge traversa le salon pour atteindre la porte d’entrée. Toujours vêtu de son pyjama vert à rayure, il entrouvrit le battant et glissa la tête à l’extérieur. Ici, la rue semblait calme, personne aux alentours, les cris ne résonnaient qu’au lointain. Intrigué, il s’avança un peu plus jusqu’à se trouver entièrement dehors. Un souffle violent lui parcouru l’échine au moment où la porte se referma avec fracas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son dos, un grognement sourd signala la présence d’un intrus. Se retournant précipitamment, le garçon vit à quelques centimètres de lui un grand loup à la fourrure épaisse, les babines retroussées laissant apparaître de longs crocs acérés. Ses poils bruns se dressaient sur son dos dans une posture agressive. Mais était-ce vraiment un loup ? De chaque côté de son museau, à la place des yeux, brillaient deux grandes billes rouges au fond de leurs orbites. L’animal se tenait prêt à bondir sur sa proie. Serge posa la main sur la poignée, espérant pouvoir se mettre hors de portée de son assaillant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pattes arrière se fléchirent, les muscles se contractèrent…&lt;br /&gt;Le corps puissant et allongé s’élança...&lt;br /&gt;D’un geste, le jeune homme se protégea le visage de la gueule béante prête à se refermer sur sa gorge…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une lumière éblouissante…&lt;br /&gt;Les crocs volèrent en éclats…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la place de la chair tendre du poignet du garçon, la mâchoire avait rencontré une surface dure, lisse et froide. L’animal retomba à terre et recula. Sa longue queue menaçante se rabaissa. Remplaçant la faible victime qu’il venait d’attaquer, un individu vêtu d’une armure de cuir matelassée se tenait dans la même position. Des gantelets de fer étincelants lui recouvraient les mains et les avant-bras tandis que des lanières de peau lui protégeaient les mollets. Prolongeant la garde et le pommeau qu’il tenait dans la main, une longue lame parfaitement aiguisée brillait d’une lueur argentée. Lorsque les bras crispés se relâchèrent et retombèrent le long du corps de cet étrange personnage, le visage d’un jeune garçon apparut derrière un casque de bronze. L’air affolé, c’était les traits de Serge qui se dessinaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reprenant ses esprits, il détailla son nouvel accoutrement. "Mais qu’est-ce que c’est que ça ?" pensa-t-il. Le loup avait déjà détalé quand le garçon observa attentivement l’épée qu’il tenait à la main. Combien pouvait-elle peser ? Il lui était impossible de répondre à cette question. Malgré le métal lourd qui la constituait, il ne ressentait pas son poids. Et cette armure ? De même, il ne la sentait même pas sur ses épaules. Tout ceci n’avait aucun sens. Mais il n’eut pas le temps de se poser d’autres questions. De l’endroit où la bête avait disparu venait de surgir trois autres de ses congénères et ils ne semblaient pas impressionnés par les nouveaux habits du garçon. Dévalant la rue à une vitesse incroyable, les six lueurs rouges se rapprochaient dangereusement. Dans un geste presque naturel, il rangea son arme dans son fourreau et prit la fuite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entendant à nouveau les cris des habitants déroutés, il courut dans leur direction. N’osant pas se retourner, il n’avait aucune idée de la distance à laquelle pouvaient se trouver ses poursuivants. Les maisons qu’il croisait étaient de plus en plus luxueuses, ce qui signifiait qu’il se rapprochait à grand pas de la place centrale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A bout de souffle, il débarqua dans le centre de la ville, véritable clairière au milieu de cette forêt urbaine. Le ciel était rouge et la première fluance, prima, avait commencé. Comme au début de chaque cycle, la place était déserte car c’était la fluance de repos pour les commerçants. Il ne s’en était pas rendu compte jusqu’à présent, mais les cris avaient cessé et il ne voyait personne. Derrière lui, il sentit le danger ressurgir en entendant des grognements violents. Il se retourna juste à temps pour voir trois ombres se jeter sur lui. Il bascula et se retrouva à terre, entouré par les bêtes qui le poursuivaient quelques instants auparavant. Lorsqu’elles s’élancèrent à nouveau vers lui, c’est le sourire de son frère qui emplit ses pensées.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/356049447857407134-4141509368600394799?l=cladmaster.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cladmaster.blogspot.com/feeds/4141509368600394799/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/08/chapitre-2-christy-partie-2-la.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/4141509368600394799'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/4141509368600394799'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/08/chapitre-2-christy-partie-2-la.html' title='Chapitre 2 - Partie 2'/><author><name>Cladmaster</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16944006302305433119</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_PkoilNmk5OE/SXCFPJpfohI/AAAAAAAAACc/IP0M3NjzWTI/S220/DSC08767.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-356049447857407134.post-4879950631497651498</id><published>2008-08-08T15:34:00.003+02:00</published><updated>2008-12-24T14:10:15.561+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 2 - Partie 1</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;---------------&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Chapitre 2&lt;/strong&gt; : Christy&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Partie 1&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;Altéa est divisée en divers quartiers, chacun ayant sa propre particularité. Vue du ciel, la ville prend la forme d’un grand pavé zébré par les innombrables rues qui le traverse. Quatre tours émergent au milieu de chacune des faces de ce rectangle citadin. Celles-ci ne sont pas habitées. Peut-être avaient-elles une quelconque utilité par le passé, mais rien n’a jamais été retrouvé à ce sujet. C’est autour d’elles que se sont constitués les quatre principaux quartiers. Deux grandes avenues coupent Altéa, délimitant ainsi les différents secteurs. La première relie la tour nord à celle se trouvant au sud tandis que la seconde part de l’est pour rejoindre la tour ouest. A l’intersection de ces deux routes principales se trouve la place centrale. C’est sur celle-ci qu’à lieu le marché, présent cinq fluances sur six et ouvert de la sixième luxance jusqu’à la seizième.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au nord, la cité est surplombée par les Cintares, une gigantesque chaine montagneuse qui se dresse comme un mur bloquant tout accès à la mer du nord. L’aspect le plus surprenant de cette région est d’ailleurs la présence de ces montagnes qui s’élèvent brutalement à une altitude vertigineuse, naissant en plein milieu de la plaine sur laquelle s’est construite Altéa. Cette roche à l’allure agressive est cependant très tendre et parcourue d’abondant gisement d’ilidium, ce qui est à l’origine de la richesse de la cité. Au pied des premiers pics abrupts, dans l’espace séparant la ville des Cintares, les minéraux extraits sont traités et transformés en gils. Ceux-ci sont alors transportés par aéroporteur dans tout Ivalice, en remplacement des anciennes pièces qui sont alors recyclées et servent alors de matériaux de construction. En effet, l’ilidium acquiert des qualités d’isolant thermique et devient très dur en vieillissant. Il sert alors à la fabrication de nombreux véhicules et matériels soumis à de forte température. Il est également incorporé sous forme de microparticules aux fibres des vêtements de haute qualité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encerclant Altéa d’est en ouest, la forêt de Mirkwood est paisible et prospère. La géographie de la région ne laissant que peu de place à l’élevage et à l’agriculture, c’est dans cette épaisse forêt que les habitants trouvent leur nourriture. Mais en réalité, cela ne suffit pas à nourrir la ville entière et une grande variété d’aliments est importée du monde entier. C’est dans le quartier sud-est que les baies et les animaux chassés sont stockés puis préparés afin d’être vendus sur la place centrale. C’est aussi dans cette zone que se situe l’aéroport de livraison chargé de recevoir la marchandise des autres villes et continents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le quartier résidentiel est principalement concentré dans la partie sud-ouest d’Altéa, même si les habitations s’éparpillent également dans les trois autres quartiers. Les plus riches se rassemblent près de la place centrale et ont ainsi un accès plus rapide aux différents secteurs de la ville. Les plus pauvres sont quand à eux amassés sur la périphérie, aux abords de la forêt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le quartier des affaires et des sciences prend quand à lui place dans la zone nord-est. C’est ici que l’on retrouve tous les centres de recherche et de développement ainsi que les industries technologiques. Grâce à sa forte concentration en étudiants, Altéa fait partie des plus importants pôles scientifiques de tout Ivalice en formant elle-même ses futurs ingénieur-chercheurs. L’innovation est à la base du programme de la cité et si elle ne possède pas elle-même une grande capacité de production, elle propose fréquemment de nouvelles idées qui sont ensuite exploitées dans le monde entier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, le quartier universitaire se trouve au nord-ouest et propose aux étudiants tous les cursus possibles. La faculté des sciences s’étend à l’est de cette zone pour être en étroite relation avec le quartier des affaires. Une grande quantité des élèves de cette fac poursuivent leur carrière à Altéa. Ici est étudié la mécanique, les matériaux, la physique, la chimie et bien d’autres domaines scientifiques. C’est bien entendu ici que les cours de flux sont dispensés. Même si les sciences technologiques sont la grande fierté de la ville, les autres facultés comme celles de psychologie et de médecine sont également réputées pour leur qualité d’enseignement. Un campus gigantesque permet d’accueillir les étudiants dans ce quartier. C’est ici, loin de ses parents et de sa famille, que Christy résidait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sortant de son cours de géographie dédié au grand lac de Faltares et à ses ressources, Christy fut rejoint par un jeune homme brun, un peu plus grand qu’elle. A sa carrure, il semblait être un garçon sportif et qui faisait attention à son allure. Habillé de façon décontracté, il s’approcha d’elle, la prit dans ses bras et lui donna un long baiser. Après quelques fractances, il la lâcha et la fixa dans les yeux.&lt;br /&gt;- Je t’invite au cinéma ce soir, il y a une séance à 17 lux !&lt;br /&gt;- Hum… Non, pas ce soir, je crois que je vais rentrer et me coucher tôt.&lt;br /&gt;Sans plus d’explications, elle le laissa là et quitta le bâtiment. Non, décidément, elle n’avait aucune envie de sortir ce soir. D’ailleurs, elle allait probablement bientôt le quitter. Elle avait été très bien avec lui, mais il lui fallait autre chose. Un peu de nouveauté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parcourant le campus verdoyant, elle se dirigea directement vers sa chambre d’étudiante. Montant deux à deux les marches qui la conduisaient au deuxième étage, elle sortit son trousseau pour ne pas perdre de temps. Arrivée devant la porte, elle fit jouer ses clefs dans la serrure, ouvrit la porte et la referma derrière elle en rabattant le loquet. Elle posa son sac au pied du bureau et commença à se déshabiller. "Pourquoi suis-je si fatiguée" pensa-t-elle tout en enfilant sa chemise de paluance bleutée. Elle ferma les volets de son vingt mètres carrés, s’allongea sur son lit et s’endormit aussitôt. Au beau milieu de son sommeil, une voix s’éleva.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Rejoins-moi Atalette… &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/356049447857407134-4879950631497651498?l=cladmaster.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cladmaster.blogspot.com/feeds/4879950631497651498/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/08/chapitre-2-partie-1.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/4879950631497651498'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/4879950631497651498'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/08/chapitre-2-partie-1.html' title='Chapitre 2 - Partie 1'/><author><name>Cladmaster</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16944006302305433119</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_PkoilNmk5OE/SXCFPJpfohI/AAAAAAAAACc/IP0M3NjzWTI/S220/DSC08767.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-356049447857407134.post-1101401339688142906</id><published>2008-08-05T21:49:00.003+02:00</published><updated>2009-01-17T16:09:53.239+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 1 - Partie 5</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;---------------&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Chapitre 1&lt;/strong&gt; : La femme au Cristal&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Partie 5&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les fibres de lumières se rassemblèrent et s’étirèrent pour s’agencer en une longue forme verticale. Ils commencèrent à se condenser pour donner naissance à une matière volatile plus compacte. Un grand voile blanc flottait désormais au centre de la pièce comme porté par un vent si léger qu’il ne pourrait même pas soulever une plume. Sous ce voile se dessinait peu à peu une silhouette humaine. Le visage calme et apaisant d’une femme se révéla alors aux yeux ébahis qui se tournaient vers elle. Ses longs cheveux d’une pâleur éclatante se laissaient porter par le doux souffle qui l’entourait, souffle qu’aucun des membres présents dans la grotte ne pouvait sentir. En réalité, il était difficile de donner un âge à cette grande dame blanche tant sa peau était parfaite, ne laissant apparaître aucune ride, ne serait-ce aux coins des yeux. Tout son corps rayonnait de la même lumière blanche, flottant à un mètre du sol. Elle pivotait progressivement sur elle-même, faisant tour à tour face à chacun de ses invités. Ses deux bras étaient rassemblés devant elle, et lorsqu’elle se tourna vers Serge, celui-ci pu voir le cristal qu’elle tenait entre ses mains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa surface était taillée de nombreuses facettes, lui donnant un certain éclat, mais il paraissait bien fade à côté de sa porteuse. Bien différent des cristaux de flux, celui-ci était transparent et sans aucune couleur. Sa base avait la forme d’une demi-sphère ce qui lui permettait d’être aisément tenu entre deux mains, comme l’on porterait un bol. Autour de la face supérieure, cinq longs appendices dépassaient, comme s’il s’agissait de plusieurs cristaux encastrés, chacun pointant dans une direction différente. Ils étaient disposés de façon à former un pentagone dont les sommets étaient régulièrement espacés, rappelant ainsi la disposition des cinq cristaux qui dépassaient du sol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qui êtes-vous, que me voulez-vous ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était une voix d’homme qui venait de s’élever dans la pièce. Une voix vive et claire que Serge attribua au premier jeune garçon qui l’avait rejoint. Le ton qu’il avait employé laissait entendre une certaine violence mêlée à de l’agacement qui était totalement compréhensible dans une telle situation. Cependant, Serge fut surpris que le garçon ose élever la voix face à cette étrange inconnue. Lui n’aurait jamais eu le courage de prononcer un mot tellement l’apparition de cette femme l’impressionnait. Pour une raison qu’il ne s’expliquait pas, il se sentait toujours en sécurité mais démuni de tous ses moyens. Quelques fractances plus tard – une nuance étant divisée en cent fractances – la réponse résonna dans le silence de la grotte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Comme je l’ai déjà dit à chacun de vous, mon nom est Lucrécia et vous êtes mes enfants, même s’il vous est impossible de vous en souvenir pour le moment. Il y a plus de mille centycles, afin de préserver ce monde, j’ai dû vous priver de vos pouvoirs. Aujourd’hui, la menace se réveille et je dois au plus vite vous rendre ce qui vous appartient. L’un de vos frères a déjà été pris au piège.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ces mots, elle lâcha le cristal qui resta en lévitation et vint se poser délicatement sur le sol. Dans un geste solennel, Lucrécia leva les bras au ciel et sa robe commença à danser, comme agitée par un souffle de plus en plus intense. Ceux qu’elle appelait ses enfants étaient ébahis par la scène qui se déroulait sous leurs yeux. Le voile formait désormais une tornade blanche autour de la femme et la cachait totalement aux yeux des quatre spectateurs immobiles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que la tempête de lumière se déchainait, une puissante lumière commença à rayonner des cristaux qui reposaient à leurs pieds. Les couleurs qu’ils renfermaient s’agitaient de plus en plus et un filet multicolore s’échappa de chacun d’entre eux. Tels quatre reptiles serpentant dans les airs, les filaments de lumière se dirigèrent vers le cristal qui les attendait sous le tourbillon blanc. Arrivés à son contact, ils y pénétrèrent et la pierre sembla prendre vie, comme si un sang nouveau circulait en son sein. Les couleurs se mélangeant dans leur réceptacle, le flux de lumière suivit son cours et remplit quatre des cristaux qui pointaient chacun sur l’un des membres présents. Le cinquième appendice fut le seul endroit qui resta vide et terne. S’extirpant de leur tour de verre, les filets réapparurent à l’air libre pour reprendre leur route. Cette fois-ci, ils glissaient sans faire de détour. Leur nouvelle destination était les enfants de Lucrécia. Incapable de faire le moindre mouvement, comme retenus par une force invisible, ils ne purent que regarder cette étrange procession se diriger directement vers leur poitrine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une surprenante sensation de fraicheur s’empara de Serge lorsque la lumière toucha son torse. Il se sentit empli d’une nouvelle force, comme si une seconde vie coulait dans ses veines. Mais cela ne dura qu’un bref instant et une douleur atroce lui déchira l’abdomen. Quelque chose en lui luttait, réagissait face à ce nouvel intrus qui cherchait à pénétrer dans son organisme. Ne pouvant toujours pas faire un geste, son visage se déforma en un abominable rictus. Tous ses muscles se contractèrent et ses paupières se fermèrent laissant apparaître de grandes rides aux coins des yeux. Les dents serrées, le jeune homme sentit quelque chose qui sortait de son corps, repoussant tout le flux qui cherchait à pénétrer en lui. Un cri strident retentit dans la caverne. Lorsque celui-ci s’estompa, malgré la souffrance qu’il endurait, le garçon pu entendre la voix de Lucrécia. Cette fois-ci, elle n’était pas calme et posée comme à son habitude mais visiblement affolée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non, comment est-ce possible ! Elle est là ! Non, ce n’est pas… elle a réussi à… ! Hynn, elle est en toi, elle t’a contaminé, tu dois t’en débarrasser. Rendez-vous à Rosaria dans cinq fluances, je vous y rejoindrai. Vite !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serge ne voyait rien à ce qu’il se passait, toujours figé, grimaçant de douleur. Soudain, la torture cessa aussi vite qu’elle était apparue. Il n’avait plus aucune sensation, que ce soit la souffrance qui l’avait pris si subitement ou la fraicheur revigorante qu’il avait ressentie juste avant, au contact du flux coloré. Ouvrant les yeux à nouveau, il ne vit qu’une infinie étendue blanche. Il était de retour dans cet univers immaculé qui l’avait transporté dans cette cave mystérieuse. Que lui était-il arrivé ? Tout ceci était complètement insensé. Et quelles étaient ces deux forces qui s’étaient battues à l’intérieur de son corps ? Ses questions hantaient toujours son esprit lorsqu’il retrouva un lieu familier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sphère de lumière disparaissait tandis que le garçon reconnaissait les murs de sa chambre. Tout était là, les posters d’animaux sauvages collés aux murs, la moquette lui caressant la plante des pieds. Sur son bureau était posée une photo de famille. Son père, une main posée sur l’épaule de Serge, l’autre bras autour de la taille de sa mère. Elle, son merveilleux sourire accroché à son visage, passant son bras autour de Xavier. Xavier… A sa vue, le jeune homme se précipita dans le couloir et ouvrit précipitamment la porte de la chambre de son frère. Sous le drap blanc reposait le jeune garçon. S’agenouillant au bord du lit, Serge lui prit la main et posa la tête sur le matelas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Que nous arrive-t-il frérot ? Est-ce que tu comprends quelque chose à tout ça toi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serrant la petite main de plus en plus fort, une larme coula sur sa joue. Relevant la tête brusquement, la fine goutte s’arracha à son visage pour finir sa course sur le bras de Xavier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Réveille-toi ! cria-t-il dans un excès de détresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les nuances se succédèrent dans le silence le plus total. Dans la pénombre de la chambre, aucun son n’osa venir perturber le recueillement du grand frère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les rues d’Altéa, le mal était prêt à surgir, entrainant avec lui un pouvoir inconnu.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/356049447857407134-1101401339688142906?l=cladmaster.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cladmaster.blogspot.com/feeds/1101401339688142906/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/08/chapitre-1-partie-5.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/1101401339688142906'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/1101401339688142906'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/08/chapitre-1-partie-5.html' title='Chapitre 1 - Partie 5'/><author><name>Cladmaster</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16944006302305433119</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_PkoilNmk5OE/SXCFPJpfohI/AAAAAAAAACc/IP0M3NjzWTI/S220/DSC08767.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-356049447857407134.post-8092325942015624380</id><published>2008-08-03T11:24:00.002+02:00</published><updated>2008-12-24T14:09:34.998+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 1 - Partie 4</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;---------------&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Chapitre 1&lt;/strong&gt; : La femme au Cristal&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Partie 4&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Etait-il devenu aveugle ? Serge se posa la question quelques secondes avant de réaliser que les aveugles ne pouvaient probablement pas voir leur propre corps. Mais il avait beau tourner son regard dans tous les sens, impossible d’apercevoir la moindre silhouette ni le moindre objet aux alentours. Tournant la tête de droite à gauche, le garçon voulu se retourner afin de chercher l’existence de quoi que ce soit qui puisse lui servir de repère dans cet univers immaculé. Mais c’est à cet instant qu’il s’aperçut qu’il ne sentait rien sous ses pieds nus. Aucun contact, aucune chaleur. D’ailleurs, l’intégralité de son corps était plongée dans le même état. Il lui était impossible de dire s’il avait chaud ou froid. Il était bien, tout simplement. Pas la moindre brise ne venait caresser sa peau et aucun son ne parvenait à ses oreilles. Il commença à se demander si ce n’était pas tous ses sens qui lui faisaient défauts. Il leva sa main devant ses yeux, l’observa quelques secondes puis la déposa sur son bras gauche. La chaleur de ses doigts sur sa chair lui laissa échapper un léger soupir de soulagement. C’est alors qu’il prit conscience des battements de son cœur dont les palpitements de plus en plus intenses résonnaient en lui et il se sentit alors étrangement oppressé. Pourtant son calme revint rapidement car il se sentait en sécurité dans cet endroit ou la douleur ne semblait exister. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il chercha à nouveau à se déplacer mais il se rendit vite compte que cela lui était impossible. Comment marcher lorsqu’aucune surface ne se présente devant soi ? Cela n’avait pas de sens. Perdu au milieu de nulle part, ne pouvant pas faire le moindre pas, Serge ne pouvait que laisser son regard se perdre à l’infini.&lt;br /&gt;Il n’avait aucune idée du temps qui s’était écoulé – la notion de temps avait-elle un quelconque sens en ces lieux vides de toute couleur – lorsque face à lui apparut un petit point noir. Celui-ci semblait très éloigné, bien que rien autour de lui ne lui permette d’en estimer la distance. Seulement, ce point grossissait comme s’il se rapprochait. Peu à peu, le point s’étirait et le garçon cru discerner une silhouette humaine. Mais il n’eut pas le temps de l’observer plus longtemps. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;En un instant, le jeune homme se retrouva dans un endroit sombre. La petite sphère de lumière qu’il avait vu dans sa chambre et qui l’avait propulsé dans cet univers insolite flottait devant ses yeux. Celle-ci rétrécissait rapidement et un centième de nuance plus tard, elle avait totalement disparu. Où était-il encore arrivé ? Il mit un petit moment à reprendre ses esprits, puis il entreprit une observation minutieuse de son nouvel environnement.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Serge balaya du regard le nouveau décor qui l’entourait. Des murs de pierre, ou plutôt de la roche brute, taillée grossièrement, formaient une enceinte tout autour de lui. Relevant la tête, il vit que ces murs devaient monter à environ trois mètres de hauteur avant de former une voûte constitué de la même roche. Une lumière vacillante éclairait les murs de la salle dans laquelle il se trouvait. Continuant à détailler la grotte avec attention, il abaissa le regard sur le sol. Celui-ci était plutôt lisse si on le comparait aux autres surfaces de la pièce. D’ailleurs, le garçon commençait à sentir la froideur de la pierre sous ses pieds toujours nus. Il souleva une jambe. Serge ferma les yeux tout en prenant une profonde inspiration suivie d’un grand soupir de soulagement. Il pouvait bouger et son corps ressentait à nouveau la chaleur. L’atmosphère était chargée d’une faible humidité qui venait rafraichir sa peau. Après avoir reposé son pied à terre, il fit quelques pas sur place pour s’assurer d’être vraiment libre de ses mouvements. Se lançant à nouveau dans la contemplation de la salle dans laquelle il se trouvait, son regard s’arrêta sur une petite pierre qui dépassait du sol, juste à ses pieds. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Celle-ci était prise dans la roche, mais ce n’est pas ce qui retint en premier son attention. En effet, cette pierre émettait une lumière semblable au flux à ceci près que plusieurs couleurs se mélangeaient simultanément. Au lieu de briller de la lueur violette caractéristique de la dernière fluance et annonçant l’approche du nouveau cycle, le bleu, le rouge, le jaune se côtoyaient au sein d’un cristal multicolore en perpétuel changement. C’est de celui-ci que s’échappaient les rayons de lumière blanche qui éclairaient les murs de la grotte.&lt;br /&gt;Intrigué, Serge voulu se pencher pour l’observer de plus près, mais c’est à cet instant qu’un grand flash inonda la pièce. La milinuance suivante, un jeune homme d’une vingtaine de centycles lui faisait face.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Vêtu d’un vieux jeans délavé et troué au niveau des genoux, le nouveau venu portait ses longs cheveux blonds attachés dans le dos. Ceux-ci paraissaient très sales, à l’image de son T-shirt gris présentant un symbole étrange sur le torse et couvert de tâches sombres. Son visage fin allait de pair avec son grand corps élancé et peu athlétique. Il devait bien mesurer un mètre quatre vingt dix et dépassait Serge de près d’une tête. Ses yeux fixaient une petite lumière blanche devant lui qui disparut aussitôt, tout comme celle que Serge avait pu voir quelques instants auparavant. Le regard des deux jeunes garçons se croisa alors dans l’incompréhension la plus totale. Qu’est ce que tout cela pouvait bien vouloir dire ? Imitant les gestes que Serge avait faits précédemment, le garçon aux cheveux blonds tourna la tête dans tous les sens pour découvrir les lieux. Lui aussi sembla soulagé lorsqu’il fit son premier pas. Pendant ce temps, Serge remarqua qu’aux pieds de son nouveau compagnon d’infortune reposait la même pierre que celle qui avait précédemment attiré son attention. Les mêmes couleurs se mélangeaient dans ce cristal aux propriétés inconnues. En voyant Serge fixer le sol avec tant d’insistance, l’autre garçon regarda à son tour le cristal et sembla tout aussi surpris par cette découverte. Scrutant les alentours, Serge remarqua la présence de trois autres cristaux identiques aux premiers. En étudiant un peu plus attentivement leur disposition, il put se rendre compte que ces cinq pierres étaient disposés de façon à former un pentagone régulier qui pouvait être inscrit dans un cercle parfait. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Flash ! Dans un éclat qui lui devenait familier, Serge vit apparaître une jeune fille accompagnée de la même petite sphère lumineuse qui disparut comme elle l’avait déjà fait les deux fois précédentes. Celle-ci ne portait sur elle qu’une légère chemise de paluance en soie bleue marine qui lui tombait à mi-cuisse, laissant entrevoir le galbe de ses jambes. Ses cheveux blonds légèrement ondulés lui tombaient sur les épaules et cascadaient jusqu’à sa poitrine. Une douceur incroyable émanait de la jeune fille qui venait de les rejoindre, renforcée par la faible lueur que dégageait le cristal qu’elle avait elle aussi à ses pieds. Serge avait rarement vu une fille d’une telle beauté et les ombres que ses formes dessinaient sur sa peau ne la rendaient que plus radieuse à ses yeux. Au vu de son air hébété, elle semblait tout aussi déconcertée que les deux garçons qui la dévisageaient et entreprit à son tour de comprendre où elle se trouvait. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Flash ! Un troisième individu venait de surgir dans un nouvel éclair blanc. D’un âge plus avancé que les jeunes gens qui l’entouraient, l’homme était mal rasé et de constitution plutôt imposante. Debout devant un quatrième cristal, lui aussi semblait totalement perdu. Lorsque la petite sphère eut disparu, il remarqua qu’il n’était pas seul. Passant sa main dans ses courts cheveux bruns, il les observa les uns après les autres avant de s’intéresser aux murs de pierre de la grotte. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Cinq cristaux. Quatre personnes. Serge se tourna vers le cinquième cristal se trouvant directement à sa gauche, attendant une nouvelle apparition. Il ne comprenait toujours pas ce qu’il se passait ici, mais la logique voulait qu’un autre inconnu fasse très vite surface à côté du dernier cristal. Cependant, son raisonnement fut vite contredit. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Au centre du cercle, quelque chose commençait à bouger, comme si l’air s’agitait. Puis lentement, des petits filets de lumière tourbillonnants se laissèrent deviner. Serpentant à deux mètres au-dessus du sol, s’emmêlant les uns les autres, les filaments gagnèrent en intensité et s’épaissirent, jusqu’à former un gigantesque nœud de lumière blanche dominant les quatre spectateurs complètement fascinés par ce phénomène extraordinaire. Puis, s’échappant de ce méandre surnaturel, une voix s’adressa à eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous voilà enfin réunis, mes enfants…&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/356049447857407134-8092325942015624380?l=cladmaster.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cladmaster.blogspot.com/feeds/8092325942015624380/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/08/chapitre-1-partie-4.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/8092325942015624380'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/8092325942015624380'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/08/chapitre-1-partie-4.html' title='Chapitre 1 - Partie 4'/><author><name>Cladmaster</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16944006302305433119</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_PkoilNmk5OE/SXCFPJpfohI/AAAAAAAAACc/IP0M3NjzWTI/S220/DSC08767.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-356049447857407134.post-8873009684058451566</id><published>2008-07-31T18:26:00.002+02:00</published><updated>2009-01-17T16:09:20.946+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 1 - Partie 3</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;---------------&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Chapitre 1&lt;/strong&gt; : La femme au Cristal &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Partie 3&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le flux. De l’énergie à l’état brut qui dicte les règles de l’univers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ivalice, une sphère porteuse de vie dérivant au milieu de l’espace infini.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans le flux qui circule librement dans les entrailles de la planète, Ivalice ne serait qu’un immense rocher en perdition dans le vide qui l’entoure. S’élevant à quelques dizaines de kilomètres au dessus du sol, le flux forme une atmosphère propice à l’épanouissement de toute forme de vie. Véritable source d’énergie rayonnante, il illumine la surface d’Ivalice des multiples couleurs qui sont à la base du calendrier Ivalien. Les teintes qu’il fait prendre au ciel se succédant de façon régulière, la notion de cycle a été adoptée comme unité temporelle.&lt;br /&gt;L’apparition de lueurs rouges emplissant le ciel signe le début de la première des six fluances constituant un cycle. A chacune de ses fluances est associée une couleur dominante et lorsque chacune d’elle a embrasé Ivalice, le cycle en cours s’achève pour laisser place au suivant. La teinte du flux changeant imperceptiblement mais constamment, les fluances sont divisées en vingt luxances constituées elles-mêmes de cinquante nuances. De plus, afin de simplifier le décompte des cycles, ceux-ci sont regroupés par centaine que l’on appelle des centycles. C’est ainsi que les âges sont comptés sur Ivalice.&lt;br /&gt;Afin que chaque habitant d’Ivalice interprète les nuances de la même façon, la plupart d’entre eux possède une pierre temporelle appelée pierrelle, fabriquée à partir de flux cristallisé. Le simple contact de cette pierre sur la peau permet à son possesseur de connaître exactement la nuance actuelle.&lt;br /&gt;Mais le flux ne régit pas que le temps et semble posséder de grandes propriétés que les savants cherchent encore à découvrir. Malgré les centycles passés à son étude, de nombreux mystères restent encore inexpliqués et couramment, des Ivaliens racontent avoir observé des phénomènes étranges. Pourtant, parmi tous les récits que Serge avait pu entendre, rien ne ressemblait à ce qu’il avait maintenant sous les yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au milieu de la pièce flottait une petite boule qui émettait une lumière d’un blanc éclatant. La sphère ne devait pas faire plus de deux centimètres de diamètre, mais son éclat emplissait désormais toute la pièce. Etrangement, malgré l’intensité lumineuse qu’elle développait, Serge n’avait aucun mal à la regarder en face. Il n’était pas ébloui. Sans s’en rendre compte, il fit un pas en avant.&lt;br /&gt;- Qu’est-ce que c’est que ça ?&lt;br /&gt;Il venait de se poser la question à lui-même, comme pour s’assurer qu’il n’était pas encore en train de rêver. Il ne s’attendait pas à ce qu’on lui réponde.&lt;br /&gt;- Viens Hynn, approche-toi, je vais te rendre ce qui t’appartient.&lt;br /&gt;C’était la même voix que celle qu’il avait entendu à son réveil. Une voix de femme, rassurante. Il ne savait pas du tout à qui pouvait appartenir cette voix et pourtant, elle lui semblait si familière. Imperceptiblement, il se rapprochait de la lumière, comme si ces jambes décidaient à sa place de ce qu’il devait faire. Et plus il s’approchait, plus la sphère grossissait. Elle avait désormais la taille de sa tête. Il se risqua alors à poser la première question qui lui vint à l’esprit.&lt;br /&gt;- Qui êtes-vous ? Que me voulez-vous ?&lt;br /&gt;Il n’eut pas à attendre longtemps avant d’obtenir une réponse.&lt;br /&gt;- Mon nom est Lucrécia. Je suis ici pour te rendre ce que je t’ai pris il y a maintenant plus de mille centycles.&lt;br /&gt;- Quoi ? Mais c’est une erreur ! Je ne vous connais pas ! Et je n’ai que 18 centycles !&lt;br /&gt;- Crois-tu qu’une mère n’est pas capable de reconnaître ses enfants ? C’est bien toi, Hynn. Mais le temps presse, rejoins-moi. N’as-tu pas hâte de revoir tes frères et sœurs ?&lt;br /&gt;- Mais je n’ai qu’un frère ! Et je ne m’appelle pas Hynn ! Qui êtes-vous ? C’est impossible, vous ne pouvez pas être ma mère !&lt;br /&gt;Pourtant, malgré toute la résistance qu’il pouvait opposer à cette voix, quelque chose lui disait qu’il pouvait avoir confiance. Un étrange sentiment qui l’obligeait à croire tout ce qu’il entendait. Sans même s’en rendre compte, il n’était plus qu’à vingt centimètres de la sphère qui était alors aussi grande que lui.&lt;br /&gt;- Ne t’en fais pas, je vais répondre à toutes tes questions. Mais nous n’avons pas le temps de trainer, Jénova se réveille et il sera bientôt trop tard.&lt;br /&gt;A cet instant, Serge était entièrement baigné par la lumière qui venait de se dilater à une vitesse inouïe pour remplir toute la pièce. Il n’était toujours pas ébloui, mais il avait beau écarquiller les yeux autant qu’il le pouvait, il ne voyait plus rien autour de lui. Son lit, son bureau, les murs de sa chambre avaient disparu et il n’était entouré que par le vide, un vide apaisant d’une blancheur éclatante.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/356049447857407134-8873009684058451566?l=cladmaster.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cladmaster.blogspot.com/feeds/8873009684058451566/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/07/chapitre-1-partie-3.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/8873009684058451566'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/8873009684058451566'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/07/chapitre-1-partie-3.html' title='Chapitre 1 - Partie 3'/><author><name>Cladmaster</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16944006302305433119</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_PkoilNmk5OE/SXCFPJpfohI/AAAAAAAAACc/IP0M3NjzWTI/S220/DSC08767.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-356049447857407134.post-7360032727079299750</id><published>2008-07-30T18:40:00.000+02:00</published><updated>2008-07-31T16:44:24.142+02:00</updated><title type='text'>Chapitre 1 - Partie 2</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;---------------&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Chapitre 1&lt;/strong&gt; : La femme au Cristal&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Partie 2&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Altéa est une grande cité au nord du continent d’Octares. Même si elle est entourée par les montagnes et la forêt et n’est donc accessible que par la voie des airs, elle a su se développer et est devenue l’une des plus importantes villes d’Ivalice. En plus de posséder les plus prestigieuses universités de la planète, elle s’est affairée à exploiter les ressources enfouies au cœur des Cintares. Les nombreuses mines qui parcourent le domaine rocheux sont destinées à en extraire l’ilidium qui sert à la fabrication des gils, la monnaie ayant cours en Ivalice. En outre, Altéa jouit d’un excellent climat qui attire les étudiants du monde entier. C’est au milieu de la richesse culturelle et économique de cette ville que vivait Serge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu’il poussa la porte de chez lui, il n’avait toujours pas relevé la tête depuis son départ de l’université. Tout au long du chemin, il s’était répété en boucle les paroles de son professeur. "Repose toi, si tu continues comme ça, tu vas finir par t’écrouler". Malgré cela, il traversa machinalement le salon, grimpa une à une les marches de l’escalier et poussa la porte de la chambre de Xavier. Face à lui, contre le mur du fond, se trouvait le lit de son petit frère. Celui-ci y était allongé, le drap remonté jusqu’aux épaules. Comme il s’y attendait, Xavier n’avait pas bougé depuis qu’il l’avait quitté. Tout son corps était raide, comme tétanisé, et ses bras tendus, complètement figés, reposaient à l’extérieur du linge blanc qui le recouvrait. Ses deux poings serrés tremblaient imperceptiblement, comme si tous les muscles de ses bras étaient contractés et fournissaient un effort considérable. Son visage, pourtant si jovial et rieur habituellement, était crispé dans une attitude de douleur intense.&lt;br /&gt;Cela faisait maintenant 20 fluances que le jeune garçon était dans cet état. Il était parti dans sa chambre pour se reposer et lorsque sa mère l’avait appelé, il n’avait pas répondu. Elle avait alors demandé à Serge d’aller le réveiller, mais quand il était rentré dans la pièce, il l’avait trouvé dans la même position que celle qu’il occupait actuellement. Ses parents et lui avaient alors tout tenté. Mais aucun moyen de le réveiller. Le cycle dernier, les plus grands médecins d’Ivalice étaient venus, mais ce mal leur était totalement inconnu. Après être restés trois fluances entières à son chevet, les docteurs étaient repartis, décrétant qu’ils ne pouvaient rien faire pour lui.&lt;br /&gt;Suivant les conseils qu’il avait reçus une petite luxance plus tôt, Serge rejoignit sa propre chambre et s’allongea sur son lit. Laisser sortir tout ce qu’il avait sur le cœur l’avait soulagé. Il lui semblait qu’il allait enfin pouvoir dormir profondément, comme cela ne lui était plus arrivé depuis longtemps. Il se changea et effectivement, peu de temps après s’être couché, ses yeux se fermèrent et il sombra dans le sommeil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Rejoins-moi Hynn…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serge n’avait aucune idée du temps qu’il avait passé à dormir, mais il lui semblait qu’une voix l’avait réveillé. Il ouvrit les yeux et regarda autour de lui. Il était toujours au fond de son lit, dans l’obscurité de sa chambre dont il avait fermé les volets. Personne. Pourtant, il lui semblait bien avoir entendu une voix. Douce, chaude et étrangement familière. Etait-ce dans son rêve ? Mais quel rêve ? Il se souvenait de cette voix, mais il ne se rappelait pas d’avoir rêvé. Et qui était ce Hynn ? Il n’avait jamais entendu ce nom auparavant. La tête embrumée par toutes ces questions, il décida de se lever. Malgré son étrange réveil, il lui semblait avoir bien récupéré et se sentait plutôt en forme. Encore en pyjama, il se dirigea vers la fenêtre pour laisser entrer la lumière du flux et voir si un nouveau cycle avait commencé. Sa pierrelle aurait très bien pu lui donner cette information mais il aimait s’en rendre compte par lui-même. Il allait pousser le battant pour découvrir la couleur du ciel quand tout à coup, il stoppa net son geste. Il venait d’entendre quelque chose.&lt;br /&gt;- Rejoins-moi Hynn…&lt;br /&gt;A ces mots, Serge se retourna aussitôt. Ce qu’il vit alors, il ne fut pas prêt de l’oublier.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/356049447857407134-7360032727079299750?l=cladmaster.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cladmaster.blogspot.com/feeds/7360032727079299750/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/07/chapitre-1-partie-2.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/7360032727079299750'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/7360032727079299750'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/07/chapitre-1-partie-2.html' title='Chapitre 1 - Partie 2'/><author><name>Cladmaster</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16944006302305433119</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_PkoilNmk5OE/SXCFPJpfohI/AAAAAAAAACc/IP0M3NjzWTI/S220/DSC08767.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-356049447857407134.post-731224357538923787</id><published>2008-07-29T19:27:00.005+02:00</published><updated>2009-01-11T19:16:01.865+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 1 - Partie 1</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;---------------&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;FINAL FANTASY - RENAISSANCE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Chapitre 1&lt;/strong&gt; : La femme au Cristal&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Partie 1&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;La cloche venait de sonner et les élèves sortaient de l’amphithéâtre dans un brouhaha sonore. Le cours de flux était terminé et alors que la salle se vidait à une vitesse prodigieuse - qui n’étonnait plus le professeur depuis longtemps -, un jeune garçon était encore là, avachi, la tête posée contre la table. De l’endroit où se trouvait l’enseignant, on ne voyait de lui que ses cheveux châtains ébouriffés. L’homme le regarda quelques secondes, l’air amusé, avant d’annoncer :&lt;br /&gt;- Le cours est terminé Serge, tu peux te réveiller.&lt;br /&gt;Le garçon eut un léger sursaut et releva la tête lentement. Il semblait ne plus savoir où il se trouvait. Son visage fin était barré d’une longue trace rouge dessinée par la reliure du cahier sur lequel il s’était assoupi. Il cligna des yeux plusieurs fois avant de se rappeler où il était.&lt;br /&gt;- Oh, pardon monsieur Diguel, je suis désolé !&lt;br /&gt;- Mon cours est-il si ennuyeux que ça, l’interrogea le professeur alors qu’un léger sourire se laissait deviner sur son visage.&lt;br /&gt;- Oh non, pas du tout ! C’est juste que… Il y a longtemps que je n’ai pas vraiment dormi.&lt;br /&gt;- Toujours à cause de ton frère ? Il ne se rétablit toujours pas ?&lt;br /&gt;- Non…&lt;br /&gt;En prononçant ces mots, Serge avait penché la tête pour éviter le regard de son interlocuteur. Celui-ci le regardait et respectait le long silence qui s’était installé. Le sourire qu’il arborait quelques instants auparavant avait disparu et la compassion se lisait nettement dans ses yeux noisette. Puis il détourna le regard du jeune homme et rangea ses notes de cours dans sa sacoche noire. Il était en train de serrer la boucle qui servait à fermer son sac quand le garçon reprit la parole.&lt;br /&gt;- Il n’a pas parlé depuis plus de 3 cycles...&lt;br /&gt;M. Diguel le regardait à nouveau, laissant le choix à son élève de continuer à se confier seulement s’il le souhaitait. Visiblement, Serge avait besoin de parler, mais il était inutile de l’y forcer.&lt;br /&gt;- Aucun médecin n’est capable de nous dire ce qu’il a. Ils n’ont jamais vu ça... Il souffre et personne ne peut l’aider.&lt;br /&gt;Le garçon avait redressé la tête et cherchait du soutien dans le regard de son professeur. Une boule avait commencé à se former dans sa gorge et ses yeux brillaient derrière les larmes qui lui brouillaient la vue. Il ferma alors ses paupières et une goutte coula lentement sur sa joue. Quand il rouvrit les yeux, M. Diguel n’avait pas bougé.&lt;br /&gt;- Il faut que tu te reposes Serge, la fatigue s’accumule. Tu ne peux pas continuer comme ça. Je sais bien que ton frère compte beaucoup pour toi et je comprends que tu veuilles rester auprès de lui, mais tu dois dormir.&lt;br /&gt;- MAIS J’EN SUIS INCAPABLE !&lt;br /&gt;Le garçon avait dit ça avec une telle violence que l’homme eu un léger mouvement de recul. Toute la souffrance qu’il avait gardée en lui venait d’exploser.&lt;br /&gt;- A chaque fois que j’essaie de m’endormir, je vois son visage crispé par la douleur. Je n’arrive pas à me séparer de cette image qui me hante. Alors je reste près de lui. Je préfère autant le voir de mes yeux que de laisser mon esprit fabriquer toutes ces images où je le vois mourir. Il n’y a qu’ici, loin de chez moi, loin de lui, que je réussis à le faire sortir de ma tête suffisamment longtemps pour pouvoir m’endormir.&lt;br /&gt;Il avait dit tout cela d’un seul trait, comme si les mots sortaient tous seuls de sa bouche, comme s’il se les était déjà répété des centaines de fois auparavant.&lt;br /&gt;Sans dire un mot, le professeur s’était rapproché du jeune homme et avait passé son bras derrière ses épaules. Plus un seul mot ne fut prononcé. Serge rangea ses affaires dans son sac et suivit l’homme dans les couloirs vides de l’université. Dehors, le ciel était violet, ce qui annonçait la fin du cycle en cours. Au pied du grand bâtiment, les deux hommes se séparèrent. Alors que Serge prenait le chemin qui le ramenait chez lui, son professeur s’arrêta et se retourna pour voir l’étudiant s’éloigner, la tête basse, le regard perdu au milieu des pavés qui recouvraient la route. A l’instant précis où le garçon tourna à l’angle d’une rue, M. Diguel disparut. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/356049447857407134-731224357538923787?l=cladmaster.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cladmaster.blogspot.com/feeds/731224357538923787/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/07/ff-dice-renaissance-1-1.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/731224357538923787'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/731224357538923787'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/07/ff-dice-renaissance-1-1.html' title='Chapitre 1 - Partie 1'/><author><name>Cladmaster</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16944006302305433119</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_PkoilNmk5OE/SXCFPJpfohI/AAAAAAAAACc/IP0M3NjzWTI/S220/DSC08767.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-356049447857407134.post-1777606121556999975</id><published>2008-07-29T14:09:00.000+02:00</published><updated>2008-07-29T18:48:12.328+02:00</updated><title type='text'>Présentation</title><content type='html'>Bonjour à tous !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Voilà un nouveau blog destiné à accueillir un roman que je suis en train de créer. En tant que fan du jeu-vidéo Final Fantasy et rôliste du week-end, j'ai d'abord commencé à créer un jeu de rôle basé sur l'univers de FF que j'ai nommé Final Fantasy Dice. Pour pouvoir le tester avec mes amis rôlistes, je me suis mis à écrire un scénario afin de les immerger au mieux dans ce nouvel univers. Au fur et à mesure des folles soirées à arpenter les terres d'Ivalice en compagnie de mes chers camarades, le scénario s'est peu à peu étoffer et l'envie m'est venue de faire partager toutes ces aventures à un plus large public. Je me suis donc mis en tête d'écrire un petit roman que je vais publier sur ce blog. Je n'en suis encore qu'au début, mais je vais essayer de rédiger une partie chaque semaine, ce qui est un défi pour moi, mais ce blog va peut-être m'aider à y parvenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Pour les puristes de l'univers de Final Fantasy, je tiens à préciser que j'utilise certains termes et noms qui viennent directement des jeux, mais qu'ils n'ont pas forcément de lien avec celui-ci. Par exemple, le monde d'Ivalice, qui s'est bâti autour de certains épisodes de la saga, n'a rien à voir avec le mien. Ne cherchez donc pas à faire un quelconque lien avec celui-ci. Au contraire, d'autres mots gardent leurs sens d'origine, la monnaie sera donc le gil et les chocobos seront biens nos adorables oiseaux jaunes. Par la suite, si le roman devient conséquent, il est possible que je change tous ces noms.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Voilà, je vais donc rapidement publier le début de cette grande aventure qui, je l'espère, vous passionnera. N'hésitez pas à poster des commentaires pour me dire ce que vous pensez de tout ça et pour m'aider à m'améliorer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amicalement,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cladmaster&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/356049447857407134-1777606121556999975?l=cladmaster.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cladmaster.blogspot.com/feeds/1777606121556999975/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/07/prsentation.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/1777606121556999975'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/356049447857407134/posts/default/1777606121556999975'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cladmaster.blogspot.com/2008/07/prsentation.html' title='Présentation'/><author><name>Cladmaster</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16944006302305433119</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_PkoilNmk5OE/SXCFPJpfohI/AAAAAAAAACc/IP0M3NjzWTI/S220/DSC08767.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry></feed>
